<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741</id><updated>2012-01-03T17:01:50.064-08:00</updated><title type='text'>La Palabre du Monde</title><subtitle type='html'>CE DONT JE ME MÊLE, EN TANT QUE MEMBRE DE LA CITÉ-MONDE. 
UN PEU DE TOUT SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS, L'AFRIQUE ET LE MONDE. AVEC OU SANS IMPERTINENCE.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>22</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-8742077236297495946</id><published>2011-12-14T13:24:00.000-08:00</published><updated>2011-12-14T13:45:35.343-08:00</updated><title type='text'>Crise post-électorale congolaise : en finir avec les "Voyous de la République"!</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-b7zSt3K9EVw/TukV6jstGtI/AAAAAAAAAIo/M9pLzBk66bw/s1600/Les-lections-pr-sidentielles-qui-se-d-roulent-en-RDC-sont-jug-es-satisfaisantes-malgr-quelques-incidents-%255B1%255D.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 233px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686100100291304146" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-b7zSt3K9EVw/TukV6jstGtI/AAAAAAAAAIo/M9pLzBk66bw/s320/Les-lections-pr-sidentielles-qui-se-d-roulent-en-RDC-sont-jug-es-satisfaisantes-malgr-quelques-incidents-%255B1%255D.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C’est un pays où tout est immense, à commencer par l’étendue, le deuxième plus vaste pays du continent depuis le démembrement du Soudan ; quatre vingt fois l’ancienne puissance coloniale, la Belgique. Immenses les richesses, notamment minières, qui lui font passer pour un véritable « scandale géologique ; expression qui ferait des envieux si elle ne prêtait pas à sourire, tant sa seule évocation souligne le contraste avec le niveau de vie des habitants. Immense, voire abyssal, le fossé qui s’est creusé en 51 ans d’indépendance entre la petite oligarchie au pouvoir – mobutiste hier, kabiliste aujourd’hui – et l’écrasante majorité d’une population qui affiche en 2011, l’un des indices de développement humain les plus bas de la planète. Last but not least, immense aussi, la déception de ceux qui le jour de cette indépendance politique arrachée à la Belgique avec panache par Patrice Lumumba et ses amis, ont cru en ces paroles du nouvel hymne de la nation naissante : « Ô peuple ardent, par le labeur, nous bâtirons un pays plus beau qu’avant ». Vous avez dit « plus beau qu’avant » ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements de ces deux derniers mois m’ont jeté à la figure une évidence : les raisons de l’échec congolais se trouvent parfaitement cristallisées dans la crise postélectorale née des dernières élections censées doter le pays de ses nouveaux dirigeants choisis par le peuple, soit un Président et 500 députés nationaux. J’en ai retenues trois que je soumets à votre réflexion, libre à chacun d’en ajouter d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1. Un pouvoir corrompu, honni, mais décidé à s’accrocher à tout prix&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dire que Joseph Kabila est un homme honni des Congolais et plus particulièrement des Kinois, c’est enfoncer une porte ouverte. Allez demander le pourquoi aux manifestants de la Place Matongé à Ixelles (Bruxelles), à ceux du Pont Jacques Cartier à Montréal ou – pour rester collé au pays réel – aux jeunes des quartiers populaires de Masina dans l’Est de la capitale congolaise, ceux qui ont caillassé son cortège au dernier jour de la Campagne. Eric Joyce, président du groupe parlementaire britannique chargé de la région africaine des Grands Lacs lève un coin de voile dans un récent rapport rendu public en Grande-Bretagne : &lt;em&gt;« Des membres du gouvernement de la RDC, en particulier le président actuel, Joseph Kabila, ont vendu d'importants biens miniers à des prix dérisoires à diverses sociétés fictives étrangères installées pour la plupart aux Iles vierges britanniques (…). La perte totale pour le peuple de la RDC, au titre des biens perdus ou du manque à gagner, dépasse 5,5 milliards de dollars »,&lt;/em&gt; précise le rapport. Notons qu’il a fallu à Mobutu 32 ans au pouvoir pour amasser une fortune personnelle estimée par ceux qui se sont penchés sur le sujet à 6 milliards de dollars. Joseph Kabila est là depuis « seulement » 10 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’homme a goûté aux délices du pouvoir et avec sa cour, veut s’accrocher à tout prix, y compris en liquidant ceux qui, comme le militant des droits de l’Homme Floribert Chebeya, ont le tort de lui rappeler que le peuple Congolais a des droits. Pendant le dernier scrutin, outre le tripatouillage constitutionnel sur lequel je reviendrai, le camp Kabila aura réussi plus d’un exploit que même Laurent Gbagbo n’avait pas tenté : faire disparaître plus de 3.000 résultats de bureaux de votes dans les régions favorables à son principal rival (dont 2.020 bureaux à Kinshasa) et, sacré coup de génie, s’attribuer 100% de voix dans certaines circonscriptions électorales du Katanga où le taux de participation dépasse étrangement les 100% ! Cette mascarade, menée de main de maître par la CENI, la Commission Électorale Nationale dite « Indépendante » dirigée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda (aka cousin-de-qui-vous-savez), aura même été poussée jusqu’au comble de l’absurdité : le 6 décembre, rendant public les résultats provisoires de l’élection présidentielle, la CENI crédite Tshisekedi de 5.927.728 voix sur 17.329.137 suffrages exprimés. Le 9 décembre, le même Tshisekedi n’a plus que 5.863.745 voix, soit 64.000 voix de moins, alors qu’on venait d’ajouter 34.000 bureaux de vote au décompte final ! Autrement dit, au fur et à mesure que Tshisekedi enregistre des votes, ses chiffres… baissent ! Le Centre Carter qui a observé cette parodie de scrutin lui dénie toute crédibilité (le rapport est ici : http://www.cartercenter.org/news/pr/drc-121011.html). L’Église catholique congolaise ne dit pas autre chose, puisqu’elle considère les résultats de la CEI « contraires à la vérité et à la justice ». Depuis ce matin, l'Union Européenne a enfoncé le clou au cercueil de la vaste blague kabilienne, dénonçant un processus électoral qui restera dans les annales comme un modèle d'opacité organisée, bien aux antipodes des standards internationaux. Pendant ce temps, l’armée et la police quadrillent les villes et font feu sur ceux qui veulent « troubler l’ordre public ». Comment en est-on arrivé là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. Une classe politique globalement médiocre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Vagabonds politiques ». Ainsi qualifie-t-on en RDC, ces politiciens et politiciennes qui n’ont aucun programme digne de ce nom, qui n’ont aucune éthique et qui se distinguent par une constance : retourner leur veste pour aller monnayer leurs « services » chez celui qui détient le pouvoir suprême. Pour comble de l’ironie, ce dernier est souvent le même dirigeant qu’ils ont traité de tous les noms quelques années, quelques mois, voire quelques semaines auparavant. Du temps de la fameuse transition démocratique initiée par le dictateur Mobutu, on disait d’eux : « les pieds dans l’opposition, le ventre chez Mobutu ». Ils sont encore là et n’allez surtout pas chercher loin, puisque ce sont souvent les mêmes. Il n’y a qu’à regarder autour de Joseph Kabila où se bousculent les anciens opposants, puis alliés de Mobutu, devenus ensuite opposants à Kabila père, avant de venir manger dans la main du fils, le même sur qui ils cracheront demain s’il venait à perdre le pouvoir, avant de rejoindre son tombeur. Leur prototype est bien connu des Congolais : le Ministre Lambert Mende, l’homme qui vendrait père et mère pour un portefeuille ministériel. Si seulement il pouvait être un cas isolé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’à trois mois des élections, Kabila décide de changer les règles du jeu en révisant la constitution de manière à imposer un scrutin présidentiel à un seul tour, ces rapaces de la politique répondent présents. Députés de la majorité présidentielle, mais aussi élus de la soi-disant « opposition parlementaire » (à laquelle ne faisait pas partie l’UDPS d’Étienne Tshisekedi), ils se font acheter à coup de dollars américains. Par une majorité qualifiée de deux-tiers dans les deux chambres du Parlement, ces tristes Sires, contre espèces sonnantes et trébuchantes, approuvent une forfaiture qui plantera les germes de la crise postélectorale à venir. Dans la rue, les Kinois ne cachent par leur colère contre ces « traitres qui ont voté pour leur ventre ». Ils n’ont pas les mots assez durs contre ces « politi-chiens qui courent derrière les pots de vin comme le chien derrière l’os » et promettent de les sanctionner à la prochaine élection. La prochaine élection ? La bonne affaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand approche le scrutin, tout Kinshasa sait que Kabila, malgré son bilan aussi lamentable sur tous les registres, risque de remporter la présidentielle si l’opposition y va en ordre dispersé. Il battra campagne avec une manne financière sortie des caisses de l’État ; il renforcera le contrôle sur les médias publics où pas le moindre espace ne sera laissé à ses adversaires ; il tentera d’acheter tout ce que l’argent peut acheter dans ce pays où peu de gens ont le luxe de manger à leur faim et pour le reste, il passera le mot à l’omniprésent Président de la CÉNI, son cousin. Pas un seul leader de l’opposition ne nie l’évidence : seule une candidature unique permettra l’alternance et mettra fin à 10 ans d’une gouvernance scélérate où la cour du chef brade les ressources minières du pays, s’enrichit de façon ostentatoire et maintient le peuple dans la misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les « vagabonds politiques » n’en ont cure. À l’opposant historique Etienne Tshisekedi, le seul dont la stature et la lutte constante contre toutes les dictatures qu’a connues le pays laissent présager un score national respectable, « les voyous de la République » viennent réclamer des strapontins en échange d’un ralliement. De Vital Kamerhe, ex-kabiliste au verbe haut mais à l’ego surdimensionné, à Léon Kengo wa Dondo, ex-mobutiste, piètre orateur mais vrai affameur des fonctionnaires Zaïrois imposé jadis par les institutions de Bretton Woods, tous veulent que Tshisekedi leur promette en cas de victoire qui la Primature, qui le perchoir du Parlement. Nul ne sait ce que valent leurs partis politiques respectifs qui n’ont jamais gagné une seule élection, mais cela ne les empêche pas de tuer dans l’œuf tout accord potentiel : si Tshisekedi ne leur promet pas les plus gros morceaux du gâteau national convoité, ils se lanceront tous dans la course. Tant pis si cela contribue à faciliter la tâche à Kabila, lequel peut savourer d’avance les fruits de son stratagème. La suite, on la connaît désormais : c’est plus facile de voler une élection à un seul tour si vous avez 10 concurrents en face de vous plutôt qu’un seul adversaire qui rallie derrière lui l’ensemble des électeurs qui veulent vous envoyer paître. Sur l’autel des intérêts égoïstes, le peuple a été sacrifié. Les « vagabonds politiques », eux, continueront leur danse du ventre jusqu’à obtenir du « vainqueur » le maroquin qui leur permettra de cacher la misère de leurs âmes sous les ors de la suffisance. Même si le vieil opposant a ses propres torts, on comprendra pourquoi Tshisekedi a, au fil des ans et de sa longue lutte, perdu force compagnons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3. Une communauté internationale qui se moque du sort des Congolais comme de l’an quarante &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, dans le concert des nations, c’est le bal des faux culs. La communauté internationale, formule servant à cacher la petite poignée des puissances occidentales qui tirent les ficelles des affaires du monde, a choisi son camp depuis des lustres. Les mêmes qui ont soutenu Mobutu, bourreau de son peuple, ont ensuite armé Laurent-Désiré Kabila et ses vrais faux amis Rwandais et Ougandais pour continuer à piller un pays dont ils n’ont cessé de convoiter les ressources naturelles stratégiques. Ce sont les mêmes qui préfèrent un Joseph Kabila, incompétent mais néanmoins manipulable à souhait, face à un Tshisekedi jugé « trop imprévisible », traduisez : « trop difficile à contrôler ». Si à titre personnel j’ai toujours gardé de la distance vis-à-vis de Tshisekedi et de son parti, la méfiance qu’il suscite auprès des soutiens occidentaux de nos bourreaux nationaux finit par le rendre sympathique à mes yeux, comme à celui de millions de Congolais qui ont voté pour lui sans jamais être encartés UDPS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au soir d’une élection marquée par les fraudes les plus flagrantes et par des violences caractérisées, les grands de ce monde demandent à l’opposant d’être « bon perdant » et de mener sa contestation par les voies légales. Sauf que la légalité au Congo de Kabila est un piège à cons : moins d’un mois avant le scrutin, le Président décide, sans aucune explication, de tripler le nombre des juges de la Cour Suprême avec la nomination de 18 nouveaux venus. Voilà donc ces nouveaux promus par le seul fait du prince, prêts à dire le droit en toute indépendance, donc le cas échéant, à déclarer que leur généreux bienfaiteur a perdu l’élection. Autre détail : depuis peu, ladite Cour a décidé de mettre fin à ses audiences publiques et de ne plus siéger, quelle que soit la nature de la cause, que sous huis clos. C’est à cet État de droit-là que Washington, Paris et Bruxelles renvoient Tshisekedi. Un tel niveau de cynisme pourrait faire sourire si on y jouait pas le sort d’un peuple. Il faut donc se rendre à l’évidence : depuis Mathusalem, les démocraties du Nord ne se rangent que du côté de la marionnette africaine qui fait leurs quatre volontés. Jusqu’à ce que le peuple opprimé refuse de se laisser faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Seul un « Printemps congolais » viendra à bout des « Voyous de la République »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le scrutin du 28 novembre l’a démontré : le peuple Congolais ne peut attendre son salut ni de ses dirigeants qui l’oppriment, ni de sa classe politique actuelle qui brille par l’absence en son sein d’hommes et de femmes d’État mus par l’intérêt public (à quelques très rares exceptions près), ni des puissances du Nord dont les intérêts économiques au Congo l’ont toujours emporté sur le bien-être des Congolais. Ces derniers doivent tirer les leçons du « Printemps arabe » dont le monde est témoin et chasser eux-mêmes Kabila et sa horde de voyous du pouvoir. Tant que les peuples Tunisiens, Égyptiens et Libyens se laissaient dominer par la peur, Washington, Paris, Bruxelles et Londres trinquaient à coup de contrats avec Ben Ali, Moubarak et Kadhafi. Lorsque ces peuples ont dit « ça suffit ! » et ont refusé de reculer devant les balles de ces tyrans, Obama, Sarkozy, Cameron et leurs amis de l’UE ont retourné leurs vestes et lâché ces anciens amis soudain devenus encombrants. Rien n’arrête un peuple déterminé à se libérer de l’oppression. Aux Congolais, surtout ceux de l’intérieur, de méditer cette leçon et d’en tirer les conséquences. Si la liberté s’octroyait par charité, ça se saurait depuis longtemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-8742077236297495946?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/8742077236297495946/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/12/crise-post-electorale-congolaise-en.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8742077236297495946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8742077236297495946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/12/crise-post-electorale-congolaise-en.html' title='Crise post-électorale congolaise : en finir avec les &quot;Voyous de la République&quot;!'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-b7zSt3K9EVw/TukV6jstGtI/AAAAAAAAAIo/M9pLzBk66bw/s72-c/Les-lections-pr-sidentielles-qui-se-d-roulent-en-RDC-sont-jug-es-satisfaisantes-malgr-quelques-incidents-%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-7919915305057067402</id><published>2011-11-10T09:18:00.001-08:00</published><updated>2011-11-10T10:00:37.782-08:00</updated><title type='text'>La responsabilité de protéger en droit international - Interview</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-lLxpNLqZj8c/TrwPOwhsrJI/AAAAAAAAAIc/LEBZAG6qhjM/s1600/Radio.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-lLxpNLqZj8c/TrwPOwhsrJI/AAAAAAAAAIc/LEBZAG6qhjM/s320/Radio.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673426376798809234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur Radio Rfa (Ottawa), je réponds à quelques questions autour de la doctrine de la responsabilité de protéger (Responsibility to Protect) - déjà évoquée dans mon billet précédent - en écho à l'actualité internationale récente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez l'écouter en vous rendant sur le site de l'Alliance des radios communautaires du Canada :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.radiorfa.com/site/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À d'autres rendez-vous à venir !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-7919915305057067402?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/7919915305057067402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/11/la-responsabilite-de-proteger-en-droit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/7919915305057067402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/7919915305057067402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/11/la-responsabilite-de-proteger-en-droit.html' title='La responsabilité de protéger en droit international - Interview'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-lLxpNLqZj8c/TrwPOwhsrJI/AAAAAAAAAIc/LEBZAG6qhjM/s72-c/Radio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-2422949316958640365</id><published>2011-10-21T12:23:00.000-07:00</published><updated>2011-10-21T12:53:05.560-07:00</updated><title type='text'>Kadhafi  assassiné, le CNT manque son rendez-vous test avec l’Histoire</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-V6TuhwVCi0M/TqHMkSagqTI/AAAAAAAAAH4/VwrE40visLo/s1600/imagesCAXTM4XC.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 295px; height: 171px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-V6TuhwVCi0M/TqHMkSagqTI/AAAAAAAAAH4/VwrE40visLo/s320/imagesCAXTM4XC.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666034729999182130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mouammar Kadhafi est mort. Comme un rat. Le fugitif aurait d’ailleurs été tiré d’un égout lui ayant servi de refuge près de Syrte, sa ville natale, jeudi 20 novembre. Il avait promis des « rivières de sang » à ceux qui le sommaient de « dégager », c’est dans une mare de sang, son propre sang, que le colonel bédouin qui s’était autoproclamé « Roi des rois Africains » a rendu son dernier souffle. “Il a rencontré son destin”, a dit un de ses anciens collaborateurs, aujourd’hui ambassadeur de la Libye à l’ONU. J’aurais pu me réjouir de la mort du tyran qui avait autant de sang sur les mains qu’il y a de l’or noir dans le désert de ce pays sous-peuplé qu’il avait transformé en prison à ciel ouvert. Mais il n'en est et n'en sera rien. La mort d’un être humain reste à mes yeux un événement malheureux en soi, mais ce n’est pas la seule raison du malaise qui m'a envahi en découvrant pour la première fois les images du défunt sur Aljazeera.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La résolution 1973 derrière laquelle s’est abrité l’OTAN pour mener les opérations militaires en soutien aux forces insurgées du CNT, reposait sur un principe de droit international qui, appliqué à bon escient, reste un impératif face à la tyrannie des Princes aliénés par l’usure du pouvoir : la responsabilité de protéger. Celle-ci se voulait le passage obligé pour que la Libye, une fois libérée de l’Ogre des Sables qui lui servait de Guide, retrouve le chemin de la justice, celui de l’État de droit. Les insurgés, sous le label du CNT, faisaient au reste du monde, je veux dire aux Occidentaux, la promesse des lendemains meilleurs. Ils promettaient un futur où le règne de l’arbitraire et les exécutions sommaires si chères à Kadhafi laisseraient la place à un État où les criminels présumés seraient traduits devant une justice indépendante, jugés, puis condamnés ou acquittés selon le cas. C’est en vertu de cet espoir en toile de fond du fameux « printemps arabe » que j’ai salué l’action de l’OTAN et souhaité, comme d’autres, la chute du dictateur. C’est en vertu de cet espoir que je me suis senti libyen le jour où Kadhafi s’est sauvé de son « imprenable » résidence de Bab al-Aziziya à Tripoli, tombée aux mains des insurgés venus de la Cyrénaïque. Force est de reconnaître qu’au lendemain de la mort du colonel mégalo, je ne suis pas plus rassuré et pour cause !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pas de justice pour les ennemis de la justice ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les images du lynchage de Kadhafi après que ses ennemis l’aient capturé, je note que « la révolution libyenne » a manqué son rendez-vous test avec l’histoire de la Libye nouvelle qu’elle voudrait bâtir. Alors qu’ils avaient là l’occasion de prouver au peuple libyen, à l’Afrique et au reste du monde, que la nouvelle Libye réhabiliterait la justice et respecterait les droits de l’Homme, les nouveaux maîtres de Tripoli ont choisi la voie facile de la vengeance. Ils ont opté pour la voie périlleuse des exécutions extrajudiciaires que chérissait tant l’ancien despote qu’ils ont combattu pour ce motif précisément et pour d’autres motifs relevant tout autant de la barbarie. Qu’on ne vienne pas nous dire qu’une fois qu’ils avaient maîtrisé le fugitif, ils n’avaient aucun moyen de préserver sa vie. Les vidéos postées à tout va sur Internet se passent de commentaires. On y découvre ainsi que comme hier l’administration Obama, les hommes du CNT semblent convaincus que les cours et tribunaux sont faits pour des hommes sympathiques et que les méchants, tels Oussama Ben Laden ou Mouammar Kadhafi, ne méritent qu’humiliations et exécutions sommaires, loin des palais de justice. Après le bien connu « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » de Saint-Just, place désormais au « pas de justice pour les ennemis de la justice ». Tout cela ne fait pas présager d’un avenir des plus rassurants dans la Lybie post-Kadhafi et je ne demande qu’à être contredit par l’histoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Par ailleurs, le peu de cas que font de cette mise à mort du dictateur libyen les dirigeants occidentaux que l’on sait grands donneurs de leçons de démocratie et des droits de l’Homme, est le signe que l’hypocrisie dans les relations internationales a encore de beaux jours devant elle. Pour qu’il n’y ait point ici de malentendu, je voudrais préciser que si je ne regrette pas la fin d’un despote sans foi ni loi, cela ne me dispense pas de poser un regard critique sur la manière dont cette fin a été obtenue. On peut en effet se réjouir de la chute d’un des dirigeants les plus sinistres que l’Afrique ait connu et regretter cependant que celui-ci n’aie pas eu, à l’instar de Laurent Gbagbo dont le dossier pénal est en cours d’instruction auprès de la CPI et de la justice ivoirienne, la possibilité d’être traduit devant ses juges pour répondre de ses actes. Quiconque emprunte à la tyrannie ses méthodes tout en prétendant offrir la liberté est un imposteur. Le combat pour le droit et la justice ne devrait avoir ni couleur ni odeur. Laisser agir contre cet idéal est le moyen le plus sûr de fragiliser nos propres droits et libertés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-2422949316958640365?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/2422949316958640365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/10/kadhafi-assassine-le-cnt-manque-son.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2422949316958640365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2422949316958640365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/10/kadhafi-assassine-le-cnt-manque-son.html' title='Kadhafi  assassiné, le CNT manque son rendez-vous test avec l’Histoire'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-V6TuhwVCi0M/TqHMkSagqTI/AAAAAAAAAH4/VwrE40visLo/s72-c/imagesCAXTM4XC.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-5079755866757518065</id><published>2011-08-04T06:57:00.000-07:00</published><updated>2011-08-04T07:09:09.131-07:00</updated><title type='text'>Bachar Al-Assad, le tyran intouchable</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-EhQHxq2pwpE/Tjqny8c5ziI/AAAAAAAAAG4/wlPLdkV0Lc4/s1600/imagesCAPRG1J4.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 190px; height: 265px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-EhQHxq2pwpE/Tjqny8c5ziI/AAAAAAAAAG4/wlPLdkV0Lc4/s320/imagesCAPRG1J4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637002377270251042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Là où le Conseil de sécurité de l’ONU avait mis moins de deux mois avant d’adopter la Résolution 1973 autorisant l’usage de la force armée contre le régime de Mouammar Kadhafi, cinq mois et plus de 1.600 civils tués par la dictature héréditaire syrienne semblent insuffisants pour convaincre cette institution que la vie d’un Syrien n’est pas moins futile que celle d’un Libyen ou d’un Kosovar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et n’en déplaise aux pourfendeurs de « l’ingérence » occidentale prompts à condamner la politique de deux pois deux mesures des puissances occidentales – critiques souvent justifiées, certes – force est de constater que cette fois, l’empêcheur d’empêcher en paix a pour nom la mauvaise foi, voire le cynisme de la communauté internationale dans son ensemble. Il y a d’abord les Russes et les Chinois, amis inconditionnels du régime de Damas. Moscou et Pékin auront pesé de tout leur poids au sein du Conseil pour, dans un premier temps, refuser de condamner sans atermoiements le carnage à huis-clos orchestré par le fils Assad et dans un deuxième temps – le scandale étant devenu par trop évident – de confiner l’ONU dans une posture tenant de la plus haute tartuferie. En effet, qu’est-ce que c’est que ce consensus mou auquel le Conseil a abouti hier mercredi 3 août et qui consiste à adopter une Déclaration, dont la force est de loin moins contraignante que celle d’une Résolution, condamnant le régime sanguinaire syrien ? Est-ce faute de savoir que sur le terrain, malgré l’absence des journalistes étrangers déclarés pour des raisons évidentes persona non grata par les officiels, les chars déployés par centaines dans les villes et aux frontières, répriment dans le sang un mouvement populaire qui a pour vocation légitime de vouloir se défaire d’une tyrannie ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut rappeler qu’un projet de résolution déposé par la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Portugal, et appuyé par les Etats-Unis, s'était heurté à la menace de veto de la Russie et de la Chine, elles-mêmes soutenues par plusieurs autres pays. Mais si l'aggravation des violences a finalement convaincu les membres du Conseil de prendre position, c’est en bottant en touche que les uns et les autres ont fait semblant de se remuer. D’où la Déclaration, pas plus dissuasive pour Bachar Al-Assad que ne l’eût été une bulle papale de Benoît XVI depuis le Vatican. On attendait au minimum des sanctions économiques du type gel des avoirs gardés à l’étranger à l’encontre du tyran et de son cercle rapproché, on a eu droit à une condamnation du bout des lèvres doublé d’une parodie d’appel à « mettre en œuvre les réformes démocratiques promises » ! On dirait un appel du Congrès américain au gouvernement israélien à cesser la colonisation en Palestine. Ca ne mange guère de pain. Juste bon pour donner du change, sauver la face. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, le malheur des Syriens, c’est que cette fois, Occidentaux et non-Occidentaux croient pour des raisons divergentes mais aux conséquences tristement déplorables, que le statu quo à Damas fait davantage leurs affaires qu’un remodelage du paysage politique d’une région connue pour être le talon d’Achille de la paix et de la sécurité internationales, avec en toile de fond le conflit israélo-arabe. C’est ainsi que les Occidentaux ont peur d’un après-Al Assad qui accoucherait d’une instabilité régionale dont l’allié israélien ferait les frais (à la différence de l’Égypte qui a signé un traité de paix avec l’État hébreux, la Syrie est toujours théoriquement en guerre avec son voisin du sud-ouest qui occupe partiellement le Golan). Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont quant à eux motivés dans leurs manœuvres à la fois par des considérations économiques à l’égard d’un partenaire en affaires et par un calcul de pure stratégie consistant à ne pas laisser l’OTAN bouleverser le rapport des forces à grande échelle à leur détriment ou sans qu’ils n’obtiennent en retour des gains politiques jugés substantiels. L’attitude la plus déplorable, selon moi, est celle de la Ligue arabe. Prompte à condamner le dictateur libyen au moment où celui-ci promettait à son peuple « des rivières de sang », la Ligue vient nous dire, par la bouche de son Secrétaire général Amr Moussa, qu’il n’appartient à aucune instance internationale de déclarer « illégitime » un gouvernement étranger, en l’occurrence celui de la Syrie, fut-il déterminé à massacrer son propre peuple. La ligue est prise au piège de ses dissensions internes entre tenants de la ligne dure et partisans d’une solution dite politique ménageant Al-Bachar au nom du risque d’une implosion interne. Autant de raisons qui se muent en déraison et finissent par être interprétées par le dictateur comme un permis illimité de massacrer en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule chose, me semble-t-il, qui puisse réellement pousser les uns et les autres à faire passer « la responsabilité de protéger » devant les calculs politiciens, reste la mobilisation de l’opinion internationale, autrement dit la solidarité citoyenne active. À l’ère du web 2.0, là où la volonté politique bégaie, l’activisme citoyen à grande échelle devrait être plus que jamais le fer de lance de la « non-indifférence ». Il faut des « flottilles de la paix » pour la Syrie, il faut des BHL pour la Syrie, il nous faut prendre la parole par tous les moyens et dire à nos dirigeants : « Nous sommes tous des Syriens ! ». C’est trop facile de se cacher derrière la belle règle de  non ingérence lorsqu’on n’est pas en danger soi-même et qu’on a le luxe de commenter les violations des droits de l’Homme derrière son écran de télé comme s’il s’agissait d’une banale partie de tauromachie. Mais force est de constater que cet été, les bonnes causes manquent cruellement de relais citoyen. Ni la famine qui frappe actuellement la corne de l’Afrique ni la Syrie ne réussissent à troubler nos vacances ensoleillées. Combien de temps cela durera-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La résolution du Conseil de sécurité sur la situation politique en Libye peut être lue ici : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/03/18/le-texte-de-la-resolution-sur-le-libye_1494976_3212.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-5079755866757518065?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/5079755866757518065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/08/bachar-al-assad-le-tyran-intouchable.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/5079755866757518065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/5079755866757518065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/08/bachar-al-assad-le-tyran-intouchable.html' title='Bachar Al-Assad, le tyran intouchable'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-EhQHxq2pwpE/Tjqny8c5ziI/AAAAAAAAAG4/wlPLdkV0Lc4/s72-c/imagesCAPRG1J4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-5638174656877467591</id><published>2011-04-06T18:28:00.000-07:00</published><updated>2011-04-07T13:03:19.366-07:00</updated><title type='text'>Laurent GBAGBO ou l'art de se fabriquer un destin de martyr anti-néocolonialiste</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-KKjwUS6iwsg/TZ0To16Rs4I/AAAAAAAAAGs/4DaLX-G_QLw/s1600/BA90CDF5D2344F1BD96D26EA7CC6%255B1%255D.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 227px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5592647904651228034" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-KKjwUS6iwsg/TZ0To16Rs4I/AAAAAAAAAGs/4DaLX-G_QLw/s320/BA90CDF5D2344F1BD96D26EA7CC6%255B1%255D.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce troisième "post" consacré à la crise ivoirienne m'est dicté par deux impératifs : faire écho à ceux qui veulent "sauver le soldat Ggagbo" et accessoirement, exposer à l'intention de certains de mes amis - qui se reconnaîtront - les raisons qui me font dire que les premiers cités se trompent de combat, alors que l'idéal démocratique et les droits de l'Homme se meurent en Afrique. Un échec qui se nourrit de la stratégie du "bouc émissaire" que les Africains doivent impérativement abandonner pour devenir exigeants vis-à-vis de leurs dirigeants. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;La grande fimusterie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’homme n'a rien à envier à un Robert Mugabe et pourtant, il a réussi à faire croire à une partie de l’opinion, en particulier certains intellectuels Africains que l’on peut croiser dans les capitales du Nord (traduisez : loin de la chienlit instaurée dans leurs pays d’origine respectifs par des despotes qui ressemblent au "bunkérisé d'Abidjan"), qu’il est le nouveau Patrice Lumumba, un autre Thomas Sankara, le kaki et le béret en moins. Il s’est construit une image de tombeur de la « Françafrique » et autres avatars d’un néocolonialisme bien réel, alors que rien, dans son action à la tête de la Côte d’Ivoire, ne confère&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; le moindre crédit à ce qu’il raconte à son monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les entreprises &lt;em&gt;françaises &lt;/em&gt;qui incarnent, comme on le sait, l’épine dorsale de la nébuleuse chère au Général de Gaulle (Bouygues, Bolloré, Total et SPIE en tête), déjà maîtresses du jeu économique en Éburnie sous Félix Houphouët Boigny, ont continué sous les Refondateurs à tenir la dragée haute aux nouveaux venus, Chinois compris. Laurent Gbagbo n’y a rien changé, leur concédant au contraire de nouveaux marchés publics juteux, notamment dans le domaine des hydrocarbures et des grands travaux publics. Cherchez l’erreur… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Durant la dernière présidentielle de tous les malheurs, Laurent Gbagbo a été le seul candidat à avoir payé une fortune à des instituts de sondages &lt;em&gt;français&lt;/em&gt;, ainsi qu’à des officines de communication tout aussi &lt;em&gt;françaises&lt;/em&gt;, pour que son slogan &lt;em&gt;« On gagne ou on gagne ! »&lt;/em&gt; se transforme en réalité. Avec les résultats que l’on sait. Le seul candidat aussi à avoir battu campagne flanqué d’anciens dirigeants socialistes &lt;em&gt;français,&lt;/em&gt; pour ne citer que son ami Jack Lang que j'ai vu esquisser quelques pas de "coupé décalé" lors d'un meeting LMP à Yopougon (lequel Jack Lang lui a, depuis, vivement conseillé de reconnaître sa défaite et d’en tirer les conséquences) ! Imaginez si, en face, Alassane Ouattara, peint par lui comme « l’Homme des Occidentaux », avait osé inviter dans sa tournée transivoirienne un de ses anciens amis des années FMI - Tiens, un Sénateur américain par exemple ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et c’est encore Laurent Gbagbo qui, lorsque survient la crise postélectorale voulue et planifiée par lui, court chercher pour défendre sa cause burlesque, deux Avocats &lt;em&gt;français.&lt;/em&gt; Et pas n'importe lesquels : rien de moins que l'inoxydable Jacques Vergès et Roland Dumas ! Mais c’est vrai que des Avocats rompus au droit international, il faudrait en trouver sur le continent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ses défenseurs (les Écrivains guinéen Thierno Monenembo et franco-camerounaise Calixthe Beyala, l’historienne et ancienne Première dame du Mali Adame Ba Konare, entre autres célébrités noires), essayent de convaincre tous ceux qu’ils peuvent, avec une bonne foi que je ne leur dénie pas, que Gbagbo est un panafricaniste doublé d’un anti-néocolonialiste. Ils nous le vendent volontiers comme un Lumumba &lt;em&gt;bis&lt;/em&gt;, un Amilcar Cabral en civil, qui se battrait pour ce que l’intéressé appelle « la deuxième indépendance » africaine. J'aimerais tellement que cela soit vrai, tant l'Afrique a besoin d'un vrai leadership qui tourne le dos aux "petits arrangements entre amis" auxquels nous ont habitués les acteurs des relations Nord-Sud en un demi-siècle d'indépendance politique des États africains. Seulement, là encore, les faits parlent contre leur champion. Et que disent les faits, pour n’en prendre d'ailleurs que quelques uns ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Depuis 2000, année de son arrivée au pouvoir (à la suite d’une élection où, déjà, son rival le plus sérieux fut arbitrairement mis hors-course par un tripatouillage constitutionnel qui arrangeait presque tout le monde à Abidjan), les ressortissants des pays africains frontaliers à la Côte d’Ivoire connaissent l’enfer dans la partie du pays contrôlée par les forces qui lui sont fidèles, parmi lesquelles la fameuse galaxie des « Jeunes patriotes ». La raison : Gbagbo et ses thuriféraires dont le sinistre Charles Blé Goudé, les ont constamment désignés, sans atermoiements, comme le cancer dont il faut extirper le pays pour renouer avec la paix et la prospérité. Qui n’a pas entendu parler des chasses à l’homme menées dans Abidjan, contre les sujets Burkinabé, Maliens ou autres Ghanéens, après la tentative de coup d’État de 2002 et même au moment où ces mots sont mis en ligne ? Combien, parmi eux, ont été sacrifiés sur l'autel de la haine et de la xénophobie distillées à longueur des journées sur les ondes de la radio-télévision gbagbiste ? C’est donc cela, le panafricanisme et la restauration de l’honneur de l’Afrique que nous assène l’ancien professeur d’Histoire ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Enfermé dans une logique du « moi ou le chaos », Ggagbo a transformé la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) en une milice au-dessus de toutes les lois, et n'a pas hésité à armer celle-ci ni à lui donner un blanc-seing total pour semer la terreur sur les campus universitaires ivoiriens, pour le malheur de ceux qui n’adhèrent pas à sa cause, tout particulièrement s’ils ont le tort de porter un nom dioula. Vous avez dit « un modèle pour la jeunesse africaine » ?&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On attendrait d’un anti-néocolonialiste qu’il garde l’argent et les biens gagnés en toute légalité dans son pays ou à défaut sur le continent, afin de contribuer à l’essor économique qui fait tant défaut à nos États nourris aux mamelles d’une aide internationale sujette à caution. Ni Gbagbo ni ses amis et collaborateurs qui partagent sa soi-disant idéologie anti-néocolonialiste ne se sont pourtant gênés de placer leur fortune aux origines pour le moins douteuses bien à l’abri du regard de l’Ivoirien lambda, dans ces mêmes pays qu’ils haïssent tant et dont ils disent combattre l’hégémonie. À moins que les sanctions européennes et onusiennes de gels des avoirs prises contre l’ancien Président, son épouse et ses affidés soient décrétées contre une fiction ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Last but not least&lt;/em&gt;, on attendrait aussi d’un panafricaniste qu’il sache écouter les avis et conseils de ses pairs africains lorsque surgit un conflit interne dont il veut éloigner les « méchants » néocolonialistes français et américains. Et s’agissant de la crise en cours, que lui disent la CÉDÉAO et l’UA d’une seule voix ? Cette chose toute simple : &lt;em&gt;« Nous avons écouté toutes les parties au conflit pendant quatre mois, tenté de cerner le fondement de l’invalidation par ton ami de la Cour constitutionnelle des centaines de milliers de voix des électeurs Ivoiriens en violation flagrante du Code électoral, nous avons tenté de te trouver des circonstances atténuantes, mais nous n’avons rencontré que cette évidence aussi têtue que dérangeante : tu as perdu les élections et ta tentative de te maintenir par la force et la ruse est lourde de conséquences pour ton peuple. Voici la sortie, cher ami. Il n'y a aucune honte à perdre une élection »&lt;/em&gt;. Parmi ces voix désespérées, celle d’un ami de l’ex-Président ivoirien, un certain Jacob Zuma qui aurait confessé en privé, en marge du dernier sommet à Addis-abeba, sa déception d'avoir été dupé par son ex-protégé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Que dire de plus ? Que dire, lorsque ni la négociation ni l’usage légitime de la force pour arrêter un homme qui fait tirer à l’arme lourde sur les populations civiles qu'il est censé protéger, ne donnent aucun résultat ? Que dire, lorsqu’à ceux qui lui demandent de partir, ne serait-ce pour l’intérêt de son peuple qu’il dit tant aimer, ce « Machiavel des marais » trouve assez de lucidité dans sa folie pour déclarer, sur les ondes de la chaîne française LCI : &lt;em&gt;"Je demande le recomptage des voix de l’élection du 28 novembre 2010"&lt;/em&gt; ? C'est vrai que tant que Laurent Gbagbo n’aura pas été déclaré vainqueur de ce scrutin-là, il faudra recompter, recompter et encore recompter des bulletins qui, à l’heure où il les évoque depuis son bunker assiégé, n’existent peut-être même plus. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Non, Gbagbo n’est pas le Salvador Allende noir et personne ne devrait lui offrir sur un plateau d’or ce qu’il recherche : mourir sous les balles ou les bombes ennemies après s’être machiavéliquement fabriqué un faux destin de martyr du néocolonialisme. Je ne lui trouve qu’une issue, celle que redoute son épouse Simone Ehivet lorsqu’elle le soutient comme la corde soutient le pendu : la Cour pénale internationale, d’où il pourra nous expliquer comment on peut vouloir se battre pour la dignité de l’Afrique et des Africains et sacrifier autant de vies innocentes, rien que pour 5 petites années supplémentaires au pouvoir. Celui que l'une de ses anciennes victimes surnomma "le Boulanger" nous dira peut-être que 10 ans au pouvoir, dont 5 sous un mandat auto-octroyé moyennant un indéniable chef-d'oeuvre de "pâtisserie politicienne", ce n'est pas assez pour lutter contre le néocolonialisme et faire mieux que le plus illustre de ses prédécesseurs, Félix Houphouët-Boigny.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Aucun africain, que je sache, ne peut supporter l’ingérence illégitime des grandes puissances de ce monde dans les cuisines internes de nos jeunes États. Mais quand nos institutions régionales et sous-régionales étalent leur incapacité à résoudre pacifiquement nos affaires continentales et que d’enlisement en enlisement, un despote passé maître dans l'art de duper ses adversaires, invoque le soutien de Dieu tout en massacrant des civils sans défense, faut-il que le reste du monde détourne les yeux comme au Rwanda en 1994 ? Il se trouve que tout le monde veut que la démocratie devienne le maître mot en Afrique. Mais la question que l'on ne saurait éluder est : à quoi cela sert-il d'organiser des élections si coûteuses si celui qui est battu peut s'accrocher en utilisant la force contre une partie de son peuple ? C'est en cela que "le cas ivoirien" est un défi lancé à l'Afrique entière et son dénouement, quel qu'il soit, résonnera forcément comme un message à la fois aux oppresseurs et aux opprimés du continent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;Davantage de Mandela, Masire, A.T. Touré, moins de Mugabe, Kadhafi, Ggagbo …&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Où sont les émules des Nelson Mandela, Ketumile Masire, Abdou Diouf, Amadou T. Touré, Mathieu Kérékou... qui acceptent de rendre le tablier dans la dignité après avoir servi leur pays et résisté à la tentation de donner un coup de bistouri à la constitution pour s'incruster ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je n’ai de la sympathie ni pour Nicolas Sarkozy ni pour Laurent Gbagbo, mais ce n’est pas parce que le premier déteste le second et veut qu’il « dégage » que je devrais, par un réflexe afrocentriste irraisonné, faire d’un voleur d’élection qui enfonce volontairement son pays dans le chaos, une soi-disant victime du néocolonialisme occidental. En un mot, les Africains n’ont pas besoin des néocolonialistes pour appeler un tyran par son nom. Le guinéen Dadis Camara était détesté de l’Élysée. Cela suffisait-il à en faire un anti-néocolonialiste ? À l’inverse, Nelson Mandela fut, du temps où il dirigeait l’Afrique du Sud et même à ce jour, adulé de Paris à Washington en passant par Oslo. A-t-il jamais été un vendu pour autant ? Sommes-nous condamnés à défendre l'indéfendable, juste pour le plaisir de faire un pied de nez à ceux qui - il ne s'agit pas ici de le nier - nous ont parfois traités très injustement ?&lt;/span&gt; N'existons-nous donc qu'à travers le prisme d'une confrontation victimaire où le premier tyran venu - hier Mugabe et Omar Béchir, aujourd'hui Gbagbo et Khadafi - est érigé en héro panafricain, pour peu qu'il crie au complot occidental contre la "libération" de l'Afrique ? Le temps n'est-il pas venu de rompre avec la stratégie du "bouc émissaire" systématiquement tournée vers l'extérieur et de faire comprendre à nos dirigeants que peu importe leur amitié ou inimitié avec les grands de ce monde, nous les jugerons à l'aune de leur capacité à garantir les droits fondamentaux de leurs peuples ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ah, j’oubliais : si vous croisez Calixthe Beyala, soufflez-lui que les premiers à avoir évoqué l’usage de la force contre Gbagbo et ses forces négatives ne sont pas des méchants Occidentaux habités par le démon du feu, mais bien la CÉDÉAO, une organisation dont le leadership est assuré un pays que nul ne saurait accuser d'être aux mains d'un pantin du locataire de l’Élysée, à savoir le Nigéria. Et à la cousine malienne qui battait le pavé hier à Paris aux cris de &lt;em&gt;« Gbagbo, Président ! Sarkozy, assassin ! »,&lt;/em&gt; dites que pour le même « crime », des femmes Ivoiriennes ont été liquidées à la roquette dans les rues d’Abobo, au coeur d'Abidjan. Sur ordre d’un « anti-néocolonialiste ». Elle en a, de la chance, de ne pas courir le même risque à Paris. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-5638174656877467591?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/5638174656877467591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/04/laurent-gbagbo-ou-lart-de-se-fabriquer.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/5638174656877467591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/5638174656877467591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2011/04/laurent-gbagbo-ou-lart-de-se-fabriquer.html' title='Laurent GBAGBO ou l&apos;art de se fabriquer un destin de martyr anti-néocolonialiste'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-KKjwUS6iwsg/TZ0To16Rs4I/AAAAAAAAAGs/4DaLX-G_QLw/s72-c/BA90CDF5D2344F1BD96D26EA7CC6%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-598352001464527904</id><published>2010-12-28T08:14:00.000-08:00</published><updated>2010-12-28T08:22:16.301-08:00</updated><title type='text'>Le "Coup d'État" de Gbagbo scruté par le professeur Francis Wodié</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TRoOajmufhI/AAAAAAAAAGg/BrOpcp_rTtw/s1600/F.%2BWodi%25C3%25A9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5555768939711987218" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 291px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TRoOajmufhI/AAAAAAAAAGg/BrOpcp_rTtw/s320/F.%2BWodi%25C3%25A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;« L’attitude de Gbagbo est un coup d’Etat »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Eminent constitutionnaliste ivoirien, le professeur Francis Wodié donne dans cette analyse assez remarquée son point de vue sur la crise qui secoue son pays. Au-delà de l’acteur politique, c’est le juriste qui souligne plutôt avec maestria à quel point la démarche rocambolesque du dictateur Laurent Gbagbo est une imposture digne des républiques bananières. J'ai voulu le partager, à chacun d’apprécier.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;près plusieurs reports depuis 2005, l'élection présidentielle, donnée comme la porte de sortie de la crise, a pu, enfin, se tenir, le 31 octobre 2010 pour le 1er tour et le 28 novembre 2010 pour le second tour. Les résultats proclamés par la Commission Électorale Indépendante, confirmés par le "certificateur", donnent M. Alassane OUATTARA vainqueur, avec 54,10 % des suffrages exprimés, face à M. Laurent GBAGBO, crédité de 45,90 % des voix. Quant au Conseil constitutionnel, après avoir, comme par hasard, annulé, sans discernement, le scrutin dans sept départements du Centre et du Nord, sur requête du candidat Laurent GBAGBO, il a proclamé celui-ci élu avec 51,45 % des voix contre 48,55 % au candidat Alassane OUATTARA, inversant de son seul chef les résultats fournis par la CEl. La Côte d`Ivoire, déjà meurtrie, les Ivoiriens, déjà épuisés et ruinés par une crise sans fin, se retrouvent en présence «de deux chefs d'État investis» et ayant constitué leur Gouvernement, donnant ce monstre de bicéphalisme qui est à l'origine des affrontements sanglants que connaît depuis le pays. Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) ne peut se taire, face à une telle situation qui menace d'un péril certain la Nation tout entière. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;I-SUR LES RESULTATS DU SCRUTIN&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout est parti de là : quels sont les vrais résultats du scrutin et, par conséquent, qui en est le vainqueur ? L'observation et l'analyse des faits, à la lumière des textes régissant l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, amènent à constater, d'une part, la validité des résultats proclamés par la Commission Électorale Indépendante (CEI) et certifiés par le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU et, d'autre part, le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil Constitutionnel. La validité des résultats proclamés par la CEI et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;1- La validité des résultats proclamés par la CEI&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est constant qu'au regard de la Constitution (art. 38) et de l'ordonnance portant ajustements au code électoral (art. 59), la CEI est compétente pour proclamer les résultats provisoires de l'élection présidentielle. Ce point n'est pas contesté. Ce qui, au contraire, fait débat, se rapporte au moment et au lieu où la proclamation des résultats est intervenue. D'abord, la date : le délai dans lequel la CEI doit agir n'apparaît pas avec toute la clarté souhaitable. Toutefois, en interprétant les textes et en ne perdant pas de vue le précédent né du 1er tour de l'élection présidentielle, on doit admettre que la CEI avait à (devait) proclamer les résultats dans un délai de trois jours. La Commission n'a pu agir dans ce délai, ayant, comme chacun a pu le constater à la télévision, été empêchée de le faire par Messieurs DAMANA PICKAS et TOKPA, membres de la CEI pour le compte du camp présidentiel. Au regard du droit et même du simple bon sens, le camp présidentiel est mal-fondé à invoquer la forclusion qu'il a provoquée intentionnellement. Car, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude (de sa propre faute), pour en tirer un avantage quelconque. Au surplus, existe le précédent né du 1er tour, lequel donne à constater que les résultats ont été proclamés au petit matin du 4ème jour suivant la clôture du scrutin, acceptés de tous, confirmés par le Conseil constitutionnel (qui n'avait guère parlé de forclusion) et certifiés par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ; ce précédent autorise à affirmer que les résultats du second tour, donnés également au quatrième jour, doivent être tenus pour réguliers. Ensuite, le lieu : les résultats proclamés, non pas au siège de la CEI, mais plutôt au Golf Hôtel, seraient-ils frappés de nullité ? Pas du tout. Car, ayant l'obligation de proclamer les résultats, et physiquement empêché par les mêmes de le faire au siège de la CEI, le Président de ladite Commission n'avait pas le choix : à l'impossible nul n'est tenu. Enfin, la vraie question, par-delà la diversion tenant à la date et au lieu de la proclamation des résultats, est celle-ci : les résultats proclamés sont-ils, oui ou non, conformes à ceux contenus dans les procès-verbaux collectés et validés par les différents niveaux des Commissions électorales ? La réponse est sans équivoque : il résulte des procès-verbaux dont copie a été adressée à différentes autorités et au Conseil Constitutionnel que le candidat Alassane OUATTARA est le vainqueur de l'élection présidentielle. Et c'est parce qu'il en est ainsi que des problèmes ont été artificiellement suscités et entretenus. C'est dire que la Commission Électorale Indépendante (CEI), qui n'a pas pouvoir pour modifier les résultats issus des procès-verbaux mais plutôt l'obligation de les proclamer tels quels, après vérification de la régularité formelle des procès-verbaux, a fait son travail régulièrement, proprement, conformément aux exigences de la loi et de la démocratie et que, par suite, les résultats par elle proclamés sont valides. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;2- La régularité de la certification&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La certification est prévue par l'Accord de Pretoria de 2005, donc acceptée par les différentes parties engagées dans le processus de sortie de crise. Elle est confirmée et organisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la résolution 1765 adoptée en juillet 2007. Dans un contexte de suspicion généralisée et de déficit de confiance, la certification, voulue par les parties ivoiriennes, et donc par Laurent GBAGBO, a pour but d'éviter les contestations inutiles, en permettant d'avoir des élections "ouvertes, libres, justes, et transparentes" avec des résultats reconnus et acceptés en toute confiance et sérénité. La mise en œuvre de la certification a été confiée au Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies qui a déjà certifié, entre autres, la liste électorale et les résultats du le 1er tour de l'élection présidentielle, à la satisfaction générale. Et c'est la méthode par lui utilisée au 1er tour qui a servi pour la certification des résultats du second tour. C'est pourquoi, le PIT salue l'objectivité et l'honnêteté du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU, et constate la régularité et la sincérité de la certification opérée. Il suit de ce qui précède que le camp Laurent GBAGBO n'est pas fondé à parler d'ingérence ou d'immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. L'ingérence, à la supposer établie, cesse d'en être, dès lors qu'elle est consentie par les autorités ivoiriennes dont la plus haute était Laurent GBAGBO, tout comme nous sommes allés chercher honteusement à Pretoria en 2005 l'autorisation d'user de l'article 48 de la Constitution ivoirienne. C'est donc à la demande expresse des Autorités ivoiriennes que la communauté internationale s'est impliquée financièrement, techniquement et matériellement autant que dans les domaines de l'arbitrage et de la certification. La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s'offre comme la décision finale ; ceux qui l'ont voulue doivent s'y plier en toute bonne foi. Pour toutes ces raisons, le PIT ne peut comprendre ni accepter la position et la décision du Conseil Constitutionnel et tout le brouhaha suscité par cette certification. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;3- Le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout d'abord, le PIT se choque de la précipitation avec laquelle le Conseil Constitutionnel, qui disposait de sept jours pour dépouiller les 22.000 procès-verbaux et examiner le recours et les moyens invoqués par le candidat Laurent GBAGBO, a rendu sa décision le 3 décembre 2010 à 15 h30. On peut douter et on doute que les membres du Conseil Constitutionnel aient pu dépouiller tous les procès-verbaux en quelques heures. En effet, tout porte à croire que la décision du Conseil constitutionnel, qui s'étale sur de longues pages, était prête avant même la réception du dossier et qu'il ne s'était agi que d'apporter les adaptations à partir des instructions du candidat Laurent GBAGBO. En deuxième lieu, les violences et les irrégularités sur la base desquelles le Conseil Constitutionnel a invalidé globalement le scrutin dans sept départements du Centre et du Nord ne sont pas corroborées par les faits : les préfets affirment, au contraire, que le scrutin s'est déroulé de façon acceptable. Et puis, comment se fait-il que le Conseil Constitutionnel, si soucieux de justice, n'ait pas invalidé le scrutin dans les zones de l'Ouest où des troubles sérieux et des assassinats ont eu lieu avant et pendant le scrutin? Voudrait-on susciter de graves divisions de caractère régionaliste avec à la clé des conflits inter ethniques qu'on n'aurait pas procédé autrement. Enfin, la violation de la loi portant code électoral : son article 64 nouveau, alinéa 1er, tel que résultant de l'ordonnance de 2008 portant ajustements au code électoral, énonce : &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;«Dans le cas où le Conseil Constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection et notifie sa décision à la Commission Électorale Indépendante qui en informe le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Représentant Spécial du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu ou au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du C.C. ».&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Comment se fait-il alors, que privant le candidat Alassane OUATTARA de plus d'un demi million de voix sur la base d'irrégularités graves (article 64 nouveau du Code électoral en inversant ainsi les résultats, le Conseil Constitutionnel n'ait pas cru devoir appliquer la loi en annulant toute l'élection afin qu'on la reprenne conformément à la loi ? En imposant une telle obligation au Conseil Constitutionnel, celle d'annuler l'élection en pareil cas, la loi a voulu restituer au peuple souverain son droit de désigner souverainement ses représentants, ici le Président de la République. Le rappeler, c'est souligner qu'il n'appartient pas au Conseil Constitutionnel de substituer sa volonté à celle du peuple, seul arbitre en pareille situation. Voilà qui est bien curieux et qui dénote le parti-pris du Conseil Constitutionnel qui ne pouvait pas ignorer la loi en la matière ; le Conseil Constitutionnel achève ainsi de se discréditer et de se disqualifier. La décision du Conseil Constitutionnel est contraire au droit ; elle est tout aussi contraire à la volonté clairement exprimée du peuple de Côte d'Ivoire. Le problème a cessé d'être juridique ; il est devenu un problème essentiellement politique et moral. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;II- LA VOLONTE DU PEUPLE SOUVERAIN DOIT ETRE RESPECTEE&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Côte d'Ivoire s'est proclamée République depuis 1958. La Constitution ivoirienne du 3 novembre 1960 et celle du 1er août 2000 ont repris et reconduit ce principe. Ce qui veut dire que le pouvoir politique appartient au peuple et que, par conséquent, le peuple est la source du pouvoir dans ce régime qui se veut démocratique. Or, le peuple a parlé à travers les urnes; il a désigné le nouveau président de la République en la personne de M. Alassane OUATTARA qui a remporté de façon claire et nette le scrutin du 28 novembre dernier. Par conséquent, M. Laurent GBAGBO doit, en toute conscience et responsabilité, céder le pouvoir à M. Alassane OUATTARA. L'attitude qu'observe M. GBAGBO constitue, en tous points, une usurpation, voire un coup d'État. Elle traduit un mépris souverain à l'égard de la République et du peuple dont la volonté est ainsi bafouée. M. Laurent GBAGBO doit se ressaisir pour que triomphe la volonté du peuple de Côte d'Ivoire pour que cesse cette situation tragique pour le pays et pour les populations, avec l'économie qui s'affaisse, des assassinats çà et là, des enlèvements et disparitions de personnes, des agressions dans des mosquées aux heures de prière. A quoi s'ajoutent des pénuries de toutes sortes, exposant les populations à la mort. C'est le lieu de rappeler aux Forces de défense et de sécurité l'obligation qui leur incombe de protéger les populations dans le respect de la légalité républicaine. La souveraineté de l'État (qui, souvent, ici ne sert que d'alibi) et la dignité du peuple commandent que nous sachions régler entre nous nos problèmes pour éviter les ingérences extérieures. Comment ne pas évoquer et condamner, dans ce contexte, la confiscation des médias d'État et leur utilisation à des fins de propagande, avec tous les risques de violence et de guerre civile? Comment ne pas condamner la mesure d'interdiction de paraître qui a frappé une partie de la presse privée? Que fait-on des droits et libertés, et notamment de la liberté de la presse, consacrés par notre Constitution? Il est temps que M. GBAGBO qui se proclame de gauche et se dit « enfant des élections », comprenne qu'il doit céder le pouvoir au plus tôt en cessant d'instrumentaliser la jeunesse qui a besoin de se former et de travailler. Quand le peuple a parlé, nous devons, tous et chacun, savoir nous taire, en nous faisant le devoir de sauver la paix et la patrie en danger. Que M. Gbagbo retrouve la raison et le sens de l'honneur et que cesse cette épreuve aussi tragique que ridicule. Nous nous sentons humiliés par le spectacle déplorable que nous offrons au monde. Tout cela doit prendre fin sans délai pour que nous puissions tous nous rassembler pour former un seul bloc autour de la Côte d'Ivoire qui, ainsi libérée et rendue à elle-même, pourra s'attaquer aux problèmes majeurs qui de reconstruction, de normalisation, de démocratisation, de moralisation et de développement, un développement solidaire et partagé. C'est notre intérêt commun, c'est notre devoir commun. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Fait à Abidjan, le 21 décembre 2010 &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour le Comité Central du PIT &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le Président du PIT&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Francis WODIE &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-598352001464527904?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/598352001464527904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/12/le-coup-detat-de-gbagbo-scrute-par-le.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/598352001464527904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/598352001464527904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/12/le-coup-detat-de-gbagbo-scrute-par-le.html' title='Le &quot;Coup d&apos;État&quot; de Gbagbo scruté par le professeur Francis Wodié'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TRoOajmufhI/AAAAAAAAAGg/BrOpcp_rTtw/s72-c/F.%2BWodi%25C3%25A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-6766584449221632695</id><published>2010-12-04T07:27:00.000-08:00</published><updated>2010-12-04T07:40:34.343-08:00</updated><title type='text'>Haro sur ces voleurs d'élections qui n'ont pas peur du scandale !</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TPpgr0jfvbI/AAAAAAAAAGE/r05EiZmreuk/s1600/Gbagbo%255B1%255D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5546852197018353074" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 277px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TPpgr0jfvbI/AAAAAAAAAGE/r05EiZmreuk/s400/Gbagbo%255B1%255D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils sont la honte de l’Afrique. Ils sont ceux qui donnent raison aux afropessimistes qui continuent à voir dans les Africains des incapables juste bons à vivre aux crochets des nations dites riches. A cause d’eux, ceux qui prétendent que « la démocratie est un luxe pour les Africains » ont difficile à trouver contradicteurs. A cause d’eux, l’Afrique reste à la traîne quand le reste du monde, à l’image des pays émergents, prend le chemin du développement et réussit tant bien que mal à donner à l’homme, au citoyen, sa dignité intrinsèque. Ils bafouent les droits les plus fondamentaux de leurs concitoyens et sont prêts à mettre beaucoup de sang dans le vin de leur folie du pouvoir. Pour tout dire, ils sont « le VIH politique » d’une Afrique à qui ils refusent ce qui a toujours été à l’origine des progrès de toutes les civilisations depuis la nuit des temps : le rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des premiers à inaugurer la série fut un certain Robert Mugabe. Naguère intrépide combattant contre le régime ségrégationniste de l’ex-Rhodésie du Sud sous les couleurs d’une ZANU-PF saluée par l’ensemble de l’Afrique libre, Mugabe a fini en dictateur sanguinaire, affameur de son peuple. Pire, il a volé à ce même peuple qu’il prétend toujours défendre contre « l’impérialisme occidental », le droit de se choisir ses dirigeants, autrement dit de s’inventer un autre avenir. Battu aux élections par l’opposant et ancien syndicaliste Morgan Tsvangirai dont il fut longtemps le bourreau, l’homme s’est imposé envers et contre tout - avec des milliers de morts au passage - s’accrochant au pouvoir dans un pays exsangue. Depuis, les Zimbabwéens n’ont pas fini de payer la folie de leur ancien « libérateur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, le modèle a été repris par un certain Mwai Kibaki, dictateur-président du pays où vit la famille paternelle de l’actuel occupant de la Maison Blanche, j’ai cité le Kenya. Battu à l’élection présidentielle du 27 décembre 2007 par l’opposant Raila Odinga, Kibaki s’impose, s’accroche au pouvoir et tant pis si cela coûte la vie à des milliers de Kenyans dont le seul tort aura été d’exprimer leur choix par les urnes. Vaincre à tout prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux cas précités et dans d’autres, au nom de la recherche d’une paix contre laquelle personne ne peut se prononcer, les vaincus ont revêtu les habits de vainqueurs, tandis que les vrais vainqueurs ont été contraints à l’humiliation. Les « négociations politiques », euphémisme pour désigner pudiquement les farces postélectorales dont l’Afrique est en voie de devenir championne du monde, ont accouché des situations que l’on pourrait qualifier d’ubuesques si elles n’étaient pas dramatiques pour les peuples. Au nom de l’unité nationale, le président vaincu est resté en poste, l’opposant élu se contentant du strapontin de Premier ministre. Ainsi va la démocratie africaine où tout le monde en appelle à la volonté du peuple, mais où très peu de Chefs d’État respectent les résultats des urnes, lorsqu’ils n’ont pas choisi de tripatouiller les dispositions constitutionnelles pour devenir des présidents à vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrive Laurent Gbagbo, celui que l’on surnomme en Côte d’Ivoire « le Boulanger d’Abidjan », en raison de sa capacité maintes fois prouvée de rouler dans la farine alliés et adversaires politiques. Après une élection plus que confuse en 2000 face à l’ancien putshiste Robert Guei, l’homme a déçu tous ceux qui avaient vu en ce vieil opposant socialiste celui qui ramènerait les Ivoiriens sur le chemin de la concorde, de l’unité et du redressement économique. Reniant toutes ses promesses, il surfera comme ses deux prédécesseurs sur la vague xénophobe et populiste, ostracisant politiquement son rival l’ancien Premier ministre Alassane Drame Ouattara qu’il empêchera constitutionnellement de se présenter à la présidentielle suivante. Tant et si bien qu’une rébellion prendra racine dans le nord du pays, lui permettant par un malheureux paradoxe d’usurper un mandat entier, entre 2005 et 2010. Contraint à la négociation, Gbagbo n’aura d’autre choix que de faire sauter le verrou constitutionnel qui rendait inéligible l’ancien Premier ministre et ancien Directeur général adjoint du FMI, première étape vers ce qui allait s’avérer être son propre tombeau politique le soir du 18 novembre 2010. En effet, à l’issue du deuxième tour d’une présidentielle jugée démocratique par l’ensemble des observateurs, le Président sortant est battu à plate couture par son rival. Mais Gbabgo est un autre Mugabe qui aura réussi l’impensable : voler une victoire aussi nette qu’incontestable (54,1% contre 45,9%) de Ouattara, faire obstruction à la publication officielle des résultats provisoires par l’organe indépendant habilité à le faire, puis instrumentaliser une Cour constitutionnelle composée de ses « créatures » pour s’autodésigner vainqueur avec 51,4% de suffrages. Ni l’ONU, garante du processus électoral, ni ses pairs Africains de la CEDEAO, ni l’Union Européenne ni même le Premier ministre sortant qui fut son premier collaborateur ne reconnaissent sa pseudo-victoire, mais il n’en a cure. Ce samedi 4 décembre, une cérémonie digne d’un roman d’Ahmadou Kourouma vient de l’investir Président pour 5 années supplémentaires. Les forces armées et de sécurité (voir la vidéo ci-dessous) viennent de lui faire allégeance, acte superfétatoire s’il en est, car ces godillots en uniforme ne sont rien de moins qu’une petite bande de lâches qui des années durant l’ont aidé à assassiner et à neutraliser toute velléité de résistance à son pouvoir partisan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce samedi, tous ceux qui aiment l’Afrique et croient encore en elle, ont mal. C’est l’imposture de trop. La farce de Laurent Gbagbo, si elle ne trouve pas en face d’elle une réponse énergique et sans équivoque des Ivoiriens d’abord et de la communauté internationale ensuite, fera passer à tous les dictateurs africains un message tout simple : « Volez les élections, trichez sans état d’âme, il en restera toujours quelque chose ! ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Ci-dessous, le message de la hiérarchie militaire ivoirienne :&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://news.abidjan.net/v/4598.html"&gt;http://news.abidjan.net/v/4598.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-6766584449221632695?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/6766584449221632695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/12/haro-sur-ces-voleurs-delections-qui.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/6766584449221632695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/6766584449221632695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/12/haro-sur-ces-voleurs-delections-qui.html' title='Haro sur ces voleurs d&apos;élections qui n&apos;ont pas peur du scandale !'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TPpgr0jfvbI/AAAAAAAAAGE/r05EiZmreuk/s72-c/Gbagbo%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-4031016833478658193</id><published>2010-08-24T11:07:00.000-07:00</published><updated>2010-08-24T11:27:52.942-07:00</updated><title type='text'>"BANANARISATION RAMPANTE" OU QUAND LE NORD PERD LE NORD</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/THQO2kCDN1I/AAAAAAAAAFs/VUNrd4X700I/s1600/Xenophobie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5509044574728959826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 306px; CURSOR: hand; HEIGHT: 394px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/THQO2kCDN1I/AAAAAAAAAFs/VUNrd4X700I/s400/Xenophobie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;O&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;n aurait pu croire qu’en bon début du XXIème siècle, ce sport-là était abandonné aux circonvolutions des républiques bananières d’Afrique et d’ailleurs. Qu’une horde de noirs issus des townships sud-africains créent l’émoi de l’opinion internationale en lynchant de paisibles petits commerçants et ouvriers zimbabwéens venus chercher bonheur au pays du vrai-faux miracle postapartheid, ça passait encore. Les Africains, ces grands enfants qui « refusent d’entrer dans l’Histoire » (dixit un président européen qui préfère souvent l’ouvrir avant de réfléchir), ne seraient même pas foutus d’offrir gîte et bout de pain à leurs « frères ». Cela devrait-il étonner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’arrive-t-il donc aux maîtres de ce bas-monde, tous grands donneurs de leçons des droits de l’Homme devant l’Eternel ? Que leur arrive-t-il de se comporter, vis-à-vis des étrangers sur leur sol, comme de vrais salauds ? Auraient-ils perdu le nord, ces bonnes âmes du Nord si promptes à monter en épingles les dérives totalitaires des potentats du Sud ? Du Texas à l’Ile-de-France, de Santa Fe à Naples, telle une faille tectonique, l’hydre xénophobe quitte le maquis du politiquement incorrect pour se draper des apparats du pouvoir étatique. On parle de « droites décomplexées ». Tellement décomplexées qu’elles oublient, comme en France, que naguère la bannière de la patrie fut estampillée « terre des droits de l’Homme ». Autres temps, autres mœurs. Vite oubliée, l'affaire Dreyfus. Désormais enfouie, la rafle du Vel' d'Hiv et j'en oublie...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A coup de lois dignes des périodes les plus sombres de l’Occident contemporain, à coup de déclarations politiques qui font froid dans le dos plus qu’elles ne rassurent des peuples qui croient de moins en moins en leurs dirigeants, voilà les hommes et femmes politiques des démocraties du Nord qui s’en vont en guerre contre les métèques. Ces derniers ont pour noms « Mexicains » au pays de Sarah Palin, « Musulmans », « Noirs » ou « Roms » aux pays de Sarkozy ou de Berlusconi. Aux uns on promet le retour forcé au pays d’origine après contrôle de faciès, aux autres on annonce la déchéance prochaine d’une nationalité qu’on aurait jamais dû leur concéder, tant leur identité cancéreuse est en soi une injure à l’Inviolable République. On agite des peurs, on manipule les esprits faibles et Dieu sait s’il y en a dans ces Etats qui se targuent, à juste titre d’ailleurs, d’avoir gagné la bataille de l’alphabétisation. Dans ces républiques, en effet, l’école est gratuite depuis des lustres. Pour faire simple, disons que tous les citoyens y sont instruits. L’obscurantisme sous-jacent à l’illettrisme, on ne connaît pas. Il en sort quoi cependant ? Des pauvres gens à qui on fait croire que tous les maux contre lesquels ils se battent et que n’arrivent pas à résoudre leurs élus ont une seule et unique origine : l’étranger. Le pire ? Ceux qui achètent cette pourriture qu'on veut faire passer pour de la politique se comptent par millions. Triste ? Non, inquiétant. L'Histoire pourrait bégayer, elle sait très bien le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’heureuse exception canadienne&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, des îlots de tolérance, voire de multiculturalisme serein existent ici et là. Vivant au Canada depuis un peu plus de trois ans aujourd’hui, je ne peux que faire une fière chandelle aux hommes et femmes de ce pays. Un pays qui peut se targuer de ne pas afficher dans son paysage politique ce que l’on nomme ailleurs « l’extrême-droite ». Je n’ai pas vu ici de Jean-Marie Lepen ni de Geert Wilder ; je n’ai entendu vociférer ni Umberto Bossi ni Filip Dewinter. Je n’ai pas croisé sur les routes du Québec ou de l’Ontario une armée d’agités du bocal accusant libéraux et conservateurs d’avoir dilué « l’identité canadienne » dans le flot d’immigrants qui arrivent chaque année par millions. Non, la proximité avec le géant étasunien n’a pas eu pour conséquence de créer un effet domino cauchemardesque outre-Niagara. A preuve, le mouvement de « Tea party » cher à Glenn Beck et Fox News n’a pas fait d’émules dans le pays qui a élevé une femme noire née à Jacmel (Haïti) et mariée à un sujet Français, à la plus haute et prestigieuse fonction régalienne qui soit – J’ai cité la Gouverneure générale Michaëlle Jean. Il m’a semblé opportun de saluer ce fait, au moment où il ne fait pas bon d’avoir des origines étrangères dans bien de démocraties occidentales. Je ne suis pas assez dupe pour croire que l’exception canadienne soit un acquis éternel ni qu’elle puisse perdurer sans la vigilance citoyenne, sans la contribution active de tous ceux qui participent au vouloir vivre ensemble qui règne dans ce pays-continent. Mais je ne peux m’empêcher de souhaiter que cette démocratie de mon nouveau pays d’adoption, aussi imparfaite qu’elle soit, donne des idées à ceux qui semblent en chercher du mauvais côté. Puisse-t-elle inspirer les leaders de ces démocraties en proie à ce que j’appelle une &lt;em&gt;« bananarisation rempante »,&lt;/em&gt; lesquels pernnent le parti de masquer l’inefficacité de leur action politique par un écran de fumée nommé « les étrangers ». &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-4031016833478658193?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/4031016833478658193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/08/bananarisation-rampante-ou-quand-le.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/4031016833478658193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/4031016833478658193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/08/bananarisation-rampante-ou-quand-le.html' title='&quot;BANANARISATION RAMPANTE&quot; OU QUAND LE NORD PERD LE NORD'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/THQO2kCDN1I/AAAAAAAAAFs/VUNrd4X700I/s72-c/Xenophobie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-4416251856245904928</id><published>2010-07-09T12:01:00.000-07:00</published><updated>2010-07-09T12:12:41.520-07:00</updated><title type='text'>« LE PLUS GRAND FICHIER AU MONDE » EST EN CONSTRUCTION DANS L’ESPACE SCHENGEN… ET QUI S’EN EMEUT ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TDd0TrxYB6I/AAAAAAAAAFk/-VyuGD5hlVE/s1600/Visa+Schengen.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491986152117766050" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 225px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TDd0TrxYB6I/AAAAAAAAAFk/-VyuGD5hlVE/s320/Visa+Schengen.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;On sait que depuis la création de l’Espace Schengen le 14 juin 1985, le détenteur d’un visa des services consulaires d’un des pays membres de l’accord peut voyager dans tous les autres pays sans devoir se plier à la même procédure à chaque fois. Ce que l’on sait moins ou ce dont monsieur et madame tout le monde sont moins conscients, c’est que mettre en branle un processus de demande de visa auprès des services consulaires de ces pays ne va pas sans entraîner pour l’impétrant un certain nombre de conséquences sur le plan de la protection de la vie privée et des renseignements personnels.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Selon l’AFP, les pays de l'espace Schengen (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas Pologne, Portugal, République tchèque, Slovénie, Slovaquie, Suède et Suisse, dont ) mettent progressivement en place un fichier contenant des renseignements concernant 100 millions de demandeurs de visa éparpillés à travers la planète. « Cimade », l’ONG française d’aide aux migrants qui s’inquiète de l’ampleur d’un tel procédé « sans aucune garantie pour la confidentialité » quant aux données recueillies, tire ainsi sur la sonnette d’alarme et partant, en appelle à notre conscience de citoyen à l’ère où les développements technologiques ne cessent de poser de nouveaux défis à la protection de nos droits fondamentaux.&lt;br /&gt;Dans le cadre de la mise en place de la biométrie, « le plus grand fichier au monde est en constitution par les pays de l'espace Schengen », a indiqué la Cimade qui se plaint qu’« au nom de la lutte contre la fraude et de la sécurité, les gouvernements européens fabriquent une société policière dans laquelle les faits et gestes de tout un chacun peuvent être contrôlés, consignés et communiqués ». Ledit fichier concerne tous les demandeurs de visa, ceux qui obtiennent le document comme ceux qui ne l'obtiennent pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;La Cimade est arrivée à ces conclusions après une enquête sur « les pratiques consulaires en matière de délivrance de visa ». L'enquête aurait révélé que, par exemple, le relevé des empreintes digitales est effectué de plus en plus par des sociétés privées. De ce fait, il n'y aurait aucune garantie de sécurité, selon l’ONG, car ces « sociétés ne bénéficient pas de l'immunité diplomatique ». Je suis même tenté d’ajouter que cela est encore d’autant plus préoccupant que ces mêmes sociétés dont on peut légitimement douter de l’intégrité vis-à-vis des citoyens qui ignorent jusqu’au rôle leur « sous-traité » dans ces transactions, peuvent détourner contre avantages financiers les informations qu’elles manipulent. Ceux qui s’intéressent au pouvoir réel, potentiel ou supposé de Mark Zuckerberg, le jeune et fringant fondateur de Facebook, sauront de quoi je parle. On peut effectivement redouter que l’appât soit pécuniaire, mais on peut aussi imaginer des situations où des autorités locales pourraient faire pression pour solliciter et obtenir des informations sur les demandeurs de visa aux mêmes sociétés. Certaines pratiques de l’administration Bush - Cheney sont trop récentes pour qu’on les oublie. Parce que l’ « Etat voyou » n’est pas seulement celui que vous croyez, celui qu’on nous aura appris à haïr !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;J’entends déjà d’aucuns me rétorquer de pécher par quelque angélisme de gauche, voire de vouloir banaliser les « menaces de notre temps ». Pourtant, par cette dernière expression mille et une fois galvaudée par les thuriféraires de la doxa sécuritaire, je n’ai nulle peine à comprendre que l’on désignent en réalité cette période bien étrange où la menace terroriste est devenue insidieusement le plus grand commun rassembleur de nos peurs collectives. Je voudrais leur répondre que mon sentiment est que nous sommes davantage dans une période où nous, citoyens, nous laissons trop facilement convaincre que « nous n’avons guère le choix ». Une période où nous acceptons trop facilement que nos armées ou celles des nations amies supposées soucieuses de notre sécurité collective dans le monde dit « libre », s’en aillent donner la mort à des individus qui n’ont pas le moindre début de différend avec nous, dans de coûteuses campagnes militaires aussi absurdes qu’ingagnables. Je voudrais leur répondre par les mots de Benjamin Franklin que je déforme à volonté, histoire de bien souligner l’ampleur souvent méconnue de nos lâches renoncements : « Celui qui est prêt à sacrifier &lt;em&gt;beaucoup de liberté&lt;/em&gt; pour gagner &lt;em&gt;une illusion de sécurité&lt;/em&gt;, ne mérite ni l’un ni l’autre ». &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Non que je nie le besoin somme toute légitime de « prendre une longueur d’avance » sur les criminels et autres apprentis sorciers des airs qui rêvent de rééditer autant de 11 septembre 2001 qu’ils le pourraient; mais je refuse de cautionner l'idée qu’à un diagnostic pertinent on oppose des remèdes qui n’en sont presque pas, des remèdes qui créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-4416251856245904928?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/4416251856245904928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/07/le-plus-grand-fichier-au-monde-est-en.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/4416251856245904928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/4416251856245904928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/07/le-plus-grand-fichier-au-monde-est-en.html' title='« LE PLUS GRAND FICHIER AU MONDE » EST EN CONSTRUCTION DANS L’ESPACE SCHENGEN… ET QUI S’EN EMEUT ?'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/TDd0TrxYB6I/AAAAAAAAAFk/-VyuGD5hlVE/s72-c/Visa+Schengen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-2941713466576261064</id><published>2010-01-29T16:34:00.000-08:00</published><updated>2010-01-29T16:57:51.250-08:00</updated><title type='text'>COMMENT "BLACK JESUS" A CONQUIS L'ÉPOUSE DE BILL CLINTON</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/S2OCvfxvS6I/AAAAAAAAAFc/Zl2WktWGgME/s1600-h/barack_obama_hillary_clinton_tete_a_tete_reference%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432329328034532258" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 222px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/S2OCvfxvS6I/AAAAAAAAAFc/Zl2WktWGgME/s320/barack_obama_hillary_clinton_tete_a_tete_reference%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Lorsque leurs chemins se croisent, il n’est qu’un jeune sénateur presque inconnu. Elle, une star planétaire qu’on ne présente plus depuis longtemps. Ils se sont rencontrés, appréciés, puis durement affrontés. Avec des armes parfois discutables, diront certains. Il est aujourd’hui Président des États-Unis. Elle dirige sa diplomatie. Dans le livre qu’ils viennent de sortir intitulé “Game Change” (Harper Collins, New York, 2010. 448pp) et consacré aux dessous de la dernière champagne électorale qui a été couronnée par l’élection du premier Président Noir des États-Unis, les journalistes John Heilemann du magazine New York et Mark Halperin du Time livrent, entre autres, quelques secrets de la relation quasi maternelle, puis conflictuelle, et, pour finir, professionnelle entre Obama et sa rivale devenue sa secrétaire d’État, Hillary Rodham Clinton.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;En fait, il faut savoir qu’au-delà de ces quelques « morceaux choisis » qui concernent le tandem Obama – H.R. Clinton, le livre des deux journalistes est un récit « à l’américaine », basé sur des dizaines d’interviews avec les principaux protagonistes, du type de celui qu’avait mené Bob Woodward avec ses “Bush at War”. On peut y lire des revelations inédites (quelquefois à la limite d’un voyeurisme peu glorieux hélas), sur l’improbable tandem formé par John McCain et sa colistière Sarah Palin, ce qu’on a appelé "la chute de la Maison Clinton" et les rapports tumultueux entre Hillary et Bill (lequel ne sort guère grandi de cette enquête, tant il semble avoir multiplié les erreurs politiques et les coups de sang incontrôlés), les destins contrariés de John Edwards et de Rudy Giuliani, et, surtout, l’ascension météorique de Barack Obama, surnommé « Black Jesus » par son propre staff durant les primaires. Morceaux choisis, donc (les titres ont été ajoutés par mes soins) :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LA RENCONTRE&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« Au Sénat, Obama arpente le hall du quatrième étage du bâtiment Russell. Il cherche le bureau SR476. Nous sommes le 1er février 2005. Un peu moins d’un mois auparavant, il a été le troisième Africain-Américain de l’Histoire à prêter serment en tant que sénateur. Et il peine toujours à trouver son chemin au Capitole. Son bureau se situe à quelques rues de là, dans le bâtiment Hart, plus grand, plus moderne, mais moins prestigieux. « Russell », c’est le bassin dans lequel nagent les très gros poissons : Ted Kennedy, John Kerry, John McCain, Hillary Clinton… Et c’est justement avec cette dernière qu’Obama a rendez-vous. Car il a besoin d’aide. Les six mois qui viennent de s’écouler ont été un vrai chaos.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans le bureau aux murs jaune canari de Mrs Clinton (on distingue, accrochées aux murs, une photo de Bobby Kennedy, une autre de Bill dans le Bureau ovale, un photomontage de Hillary et d’Eleanor Roosevelt, son idole…) ; la discussion va, ce jour-là, durer presque une heure. L’élue de New York est convaincue que, pour réussir au Sénat, il est indispensable de ravaler son orgueil (ou, à tout le moins, de faire semblant). Les conseils qu’elle donne à Obama ont le mérite de la clarté : « Baissez la tête et évitez les feux de la rampe. Participez aux bonnes commissions, assistez aux auditions, bref, faites votre travail. Constituez des dossiers solides et n’oubliez jamais les besoins de ceux qui vous ont envoyé ici. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Clinton apprécie qu’Obama recherche ainsi sa protection. Le jugeant prometteur, elle accepte de le prendre sous son aile. Au cours de cette première année au Sénat, elle prendra souvent le temps de discuter avec lui, pour tenter de lui indiquer la bonne direction. Un jour, Obama lui fera un cadeau : une photo de lui, avec sa femme et ses deux filles. Elle l’exposera dans son bureau jusqu’à son départ du Sénat, en 2009.&lt;br /&gt;Pourtant, le jeune sénateur ne suit guère les conseils de sa protectrice. Loin de se méfier des médias, il les recherche, donne d’innombrables interviews et se laisse complaisamment poursuivre par les photographes et les équipes de télévision.&lt;br /&gt;Un jour, Huma Abedin, l’assistante personnelle de Hillary, le croise dans le hall du Sénat. Très décontracté, il la salue :&lt;br /&gt;« Hey ! comment ça va ?&lt;br /&gt;– J’ai vu votre photo en couverture d’un magazine, elle était bien, le taquine Abedin.&lt;br /&gt;– Oh ! laquelle ? » répond Obama, sans percevoir l’ironie. Son objectif était atteint. […]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;APRES LES RAVAGES D’UNE GUERRE SANS MERCI &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;[À la fin du printemps 2008, le doute n’est plus permis : Barack Obama va remporter la bataille des primaires et décrocher l’investiture de son parti pour l’élection présidentielle de novembre. Hillary Clinton, sa rivale malheureuse, est en plein désarroi : que faire ?]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Elle écoute les conseils de ses innombrables alliés, mais juge la majorité d’entre eux inutiles. Elle oscille entre raison et déni de la réalité. Peut-être doit-elle attendre une semaine avant de réagir ? Ou peut-être deux ? En tout cas, mieux vaut garder plusieurs fers au feu, on ne sait jamais… Son staff ne tarde pas à réagir. Mandy Grunwald estime que Hillary ne doit surtout pas laisser perdurer l’image de mauvaise perdante qu’elle a pu donner au cours des dernières heures. Qu’elle doit, rapidement et de bonne grâce, se tenir derrière Obama, d’une manière qui serve à la fois ses intérêts et son image. « Tu devrais t’approprier ce moment », lâche Grunwald.&lt;br /&gt;La rusée Tina Flournoy risque une comparaison avec la guerre de Sécession : « Beaucoup de combattants qui n’étaient pas prêts à voir la guerre s’arrêter se réfugièrent dans les collines. Vous pouvez prendre le maquis pendant un moment, mais il faut bien revenir un jour. Impossible de rester éternellement caché. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Clinton procède à un tour de table : Obama a-t-il des chances de l’emporter en novembre ? « Oui, dit Flournoy. Avec votre aide, il peut gagner. » Tout le monde, ou presque, approuve. La candidate se laisse convaincre de sortir de son mutisme, de reconnaître sa défaite et d’apporter son soutien à Obama.&lt;br /&gt;Le jeudi suivant, les ex-adversaires se retrouvent secrètement au domicile de la sénatrice Dianne Feinstein, près de Washington. Les sujets de conversation ne manquent pas : du rôle de Hillary lors de la Convention démocrate à l’effacement de sa dette de campagne, en passant par leur hypothétique campagne commune, à l’automne. Pourtant, à ce moment-là, une seule chose compte vraiment : sera-t-elle candidate à la vice-présidence ? […]&lt;br /&gt;À la vérité, elle hésite. Si Obama lui offre la seconde place sur le ticket démocrate, Hillary sent que son intérêt est d’accepter, surtout pour ne pas être accusée de s’être défilée si Obama vient à perdre, en novembre. Son mari y est favorable, mais Hillary renâcle. Obama, non plus, ne sait trop sur quel pied danser. En raison des avanies qu’elle a endurées sans broncher pendant la campagne, il respecte et admire Hillary. Mais acceptera-t-elle d’être sa subordonnée ? Et puis, il y a le problème représenté par Bill. « Impossible d’avoir trois présidents en même temps à la Maison Blanche », confie-t-il à des amis, lors d’un dîner à New York. […] « Bon, d’accord, vous ne serez pas candidate à la vice-présidence », finit-il par concéder.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Hillary sort de chez Feinstein et, aussitôt, se concentre sur sa première sortie officielle, quarante-huit heures plus tard, à Washington. Au même moment, ses collaborateurs mettent laborieusement au point le discours qu’elle doit prononcer à cette occasion. Tard dans la soirée de vendredi, le texte est prêt – du moins le croit-on. En réalité, Hillary et Bill vont le retravailler encore et encore. Tôt le lendemain matin, la nouvelle version atterrit dans les boîtes mail de ses principaux conseillers.&lt;br /&gt;« Ouah ! ils en ont vraiment fait de la merde, écrit Geoff Garin à ses collègues. Ils ont transformé un soutien élégant au sénateur Obama en quelque chose qui va être perçu comme une mesquinerie. Le problème n’est pas tant ce qu’ils ont enlevé que ce qu’ils ont ajouté. Combien de fois utilisent-ils le mot « je », là-dedans ? »&lt;br /&gt;Une furieuse bataille s’ensuit. Les Clinton ont retiré le mot « soutien » ? Il est rétabli. Ils ont gommé la plupart des références à Obama ? Elles le sont aussi. Hillary ne proteste pas et soutient que son but a toujours été de prononcer un discours généreux et irréprochable. […]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Trois jours plus tard, depuis le Missouri, Obama appelle Bill Clinton. Ils se parlent pendant vingt minutes et conviennent d’un rendez-vous, peut-être à l’occasion d’un dîner à New York, avant la Convention démocrate du mois de juillet. Obama sait que Bill n’a toujours pas digéré d’avoir été accusé de jouer sur la question raciale pendant la campagne. Il ne pense pas que le mari de Hillary soit raciste, mais il n’a nulle intention de le disculper à trop bon compte. « Laissons-le se sortir de là tout seul ; ensuite, nous verrons », pense-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Quelques semaines plus tard, Michelle Obama appelle Hillary après un voyage en Floride au cours duquel certains partisans de Clinton ont levé des fonds pour Barack. « Je me sens mal de ne pas vous avoir appelée plus tôt, explique la future First Lady. Mais j’attendais le bon moment. » Son interlocutrice la met en garde contre les attaques dont elle commence à faire l’objet et qui vont sans nul doute redoubler, jusqu’en novembre. « Ne vous laissez pas atteindre par ça, lui conseille-t-elle. C’est la méthode des républicains, il faut vous y préparer. »&lt;br /&gt;Mais en cet été 2008, Hillary est loin d’être aussi stoïque qu’elle voudrait le laisser paraître. Le passé la hante, le futur l’intimide et le présent est lourd de menaces. Bref, elle n’est pas heureuse. […]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE SIGNE DES GRANDS HOMMES : CHEVALERESQUE ET MAT !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette matinée du 5 novembre 2009, Barack Obama prend son petit déjeuner en famille, regarde ses enfants partir pour l’école, met ses lunettes de soleil, puis gagne la salle de sport. La veille au soir, il a remporté une victoire aussi éclatante qu’historique en devenant le premier président africain-américain. […]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Obama se fraie un chemin jusqu’à ses bureaux provisoires, au 38e étage du &amp;shy;Kluczynski Federal Building, dans le quartier d’affaires de Chicago. Assis aux côtés de Joe Biden, de Rahm Emanuel, son futur chef du cabinet, de Valerie Jarrett, Pete Rouse et John Podesta, les responsables de son équipe de transition, et de quelques autres, il passe en revue les candidats à un poste dans son administration. Les noms figurant sur la liste ne sont pas vraiment une surprise. À l’exception d’un seul : Obama pense en effet sérieusement à Hillary Clinton pour le poste de secrétaire d’État. […]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Jusqu’au jour de l’élection, bien peu étaient dans la confidence. Mais Obama n’a jamais manqué une occasion de faire l’éloge de Mrs Clinton. Intelligente, compétente, dure et disciplinée, elle n’aura, estime-t-il, nul besoin qu’on lui explique les choses ni qu’on lui tienne la main. Elle n’aura pas à gagner ses galons sur la scène internationale puisqu’elle a déjà une stature planétaire. « Elle est attentive aux nuances, explique Obama à Jarrett, et c’est ce que j’attends d’un secrétaire d’État, tant les enjeux sont importants. Je ne peux pas avoir quelqu’un qui risquerait de nous mettre en difficulté à cause d’une phrase malheureuse. » […]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans son équipe de campagne, beaucoup sont hostiles à cette idée. On doute ouvertement que Hillary puisse, et veuille, être un membre loyal de l’équipe. Chacun avance son argument. Elle va « servir ses propres objectifs et saper ceux d’Obama »… Elle sera « comme une migraine chronique »… Elle « passera son temps à voyager à travers le monde, à faire de l’argent et à mettre son mari en valeur ». […]&lt;br /&gt;Obama écoute ces objections et en rejette la plupart. Oui, il va falloir discuter avec Mrs Clinton. Oui, il va falloir régler le « problème Bill ». Mais il ne partage pas l’animosité de ses collaborateurs. Il est temps de se mettre à gouverner. Pour cela, juge-t-il, Mrs Clinton est un atout précieux. […]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 13 novembre, Hillary rencontre Obama dans son bureau, à Chicago. Pourquoi ce dernier l’a-t-il invitée ? Elle se perd en conjectures, mais n’imagine pas une seconde qu’il puisse lui proposer le secrétariat d’État. Deux jours auparavant, lors d’un dîner à New York, Terry McAuliffe [son directeur de campagne, NDLR] a évoqué devant elle une rumeur insistante selon laquelle elle pourrait se voir proposer le poste. « C’est la chose la plus folle que j’aie jamais entendue », a-t-elle répliqué. […]&lt;br /&gt;Maintenant elle est là, assise face à celui qui a causé sa perte. « Vous êtes celle à qui je pense le plus sérieusement pour le poste », lui dit-il. Il lui explique qu’il va leur falloir trouver un accord à propos de la fondation de Bill, du financement de la bibliothèque que celui-ci envisage de créer et de toutes ses très lucratives activités. Comment voit-il leur future relation ? Un président, une secrétaire d’État et chacun son job. […] Obama se doute bien que Clinton va se montrer réticente et qu’il va devoir la courtiser un peu. En même temps, il évalue la situation : « Est-ce qu’on accroche bien ? Va-t-elle finir par admettre que c’est moi le président ? Peut-elle travailler pour moi ? » À la fin de l’entretien, il avait des réponses satisfaisantes à toutes ces questions. […]&lt;br /&gt;Dans l’avion qui la ramène de Chicago, Hillary est loin d’être dans le même état d’esprit. « Je n’accepterai pas ce poste, songe-t-elle. Et je ne laisserai personne me convaincre de le faire ; personne. » En même temps, elle se remémore une formule que James Carville [animateur de télévision, politologue et ami du couple Clinton, NDLR] affectionne : « Une fois qu’on t’a sollicité, t’es baisé. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Au cours des jours suivants, Hillary n’en démord pas : son intérêt n’est pas de travailler pour Obama. Elle préfère retourner au Sénat, panser ses plaies et consacrer son énergie au remboursement de la dette de plusieurs millions de dollars contractée pour mener sa campagne. Elle aspire à renouer avec sa vie d’avant, aller au théâtre, dîner en ville, passer du temps avec Chelsea [sa fille, NDLR]… À 61 ans, il lui faut admettre qu’elle ne sera peut-être jamais présidente. Surtout, elle est fatiguée. Oh ! tellement fatiguée ! […]&lt;br /&gt;Dans la matinée du 19 novembre, les principaux responsables de son équipe tiennent une téléconférence afin de coordonner l’annonce du refus. Pour contrer les attaques selon lesquelles ce sont les activités de Bill qui ont fait échouer l’accord, ils décident de transmettre à la Maison Blanche la liste complète des soutiens financiers dont bénéficie ce dernier.&lt;br /&gt;Après avoir informé Rahm Emanuel et John Podesta de sa décision, Hillary demande à parler à Obama. Pour mettre les choses au point. […]&lt;br /&gt;« Cela ne va pas marcher, dit-elle, angoissée, à Obama. La campagne a été longue, difficile ; je suis éreintée. Et puis, il y a cette dette que je ne pourrai pas rembourser si je suis secrétaire d’État. Je suis lasse de toutes ces attaques, je me sens comme un punching-ball. J’ai eu ma dose, maintenant, je veux juste rentrer chez moi. Je ne peux vraiment pas accepter. »&lt;br /&gt;« Écoutez, Hillary, lui répond Obama, vos objections sont légitimes. Mais voyez-vous, l’économie est un foutoir pire que nous ne l’avions imaginé. Au cours des deux prochaines années, je vais devoir me concentrer là-dessus. C’est pour ça que j’ai besoin de quelqu’un de votre carrure pour ce poste. J’ai besoin de quelqu’un en qui je puisse avoir toute confiance ; et vous êtes cette personne. » Hillary soulève alors une difficulté plus personnelle. « Vous connaissez mon mari, dit-elle. Vous avez vu ce qui s’est passé. Nous allons devoir passer notre temps à nous expliquer sur telle ou telle de ses déclarations. Vous savez que je ne peux pas le contrôler. Un jour ou l’autre, il posera problème. »&lt;br /&gt;« Je le sais, réplique Obama, mais je suis prêt à prendre ce risque. Votre pays a besoin de vous. J’ai besoin de vous. J’ai besoin que vous le fassiez. » […]&lt;br /&gt;Il est presque 1 heure du matin. Obama se lève calmement et dit : « Je ne peux accepter un refus définitif. Continuez à réfléchir, la nuit porte conseil. » […]&lt;br /&gt;Le matin suivant, Obama fait irruption dans le bureau de Valerie Jarrett, à Chicago. « La nuit dernière, elle m’a dit non, lui explique-t-il, mais elle m’a rappelé tout à l’heure. Finalement, elle accepte. »&lt;br /&gt;Jarrett dévisage Obama. Au cours de la campagne, ils ont eu d’innombrables conversations, mais elle ne se souvient pas de l’avoir jamais vu plus fier ni plus satisfait. Nous sommes le 20 novembre. L’élection a eu lieu seize jours auparavant, mais Obama a déjà réussi à changer les règles du jeu. Au seuil du pouvoir et sur le point d’endosser une responsabilité écrasante, Hillary Clinton et lui sont dans la même équipe. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-2941713466576261064?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/2941713466576261064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/01/comment-black-jesus-conquis-lepouse-de.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2941713466576261064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2941713466576261064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2010/01/comment-black-jesus-conquis-lepouse-de.html' title='COMMENT &quot;BLACK JESUS&quot; A CONQUIS L&apos;ÉPOUSE DE BILL CLINTON'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/S2OCvfxvS6I/AAAAAAAAAFc/Zl2WktWGgME/s72-c/barack_obama_hillary_clinton_tete_a_tete_reference%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-7897085641556346229</id><published>2009-10-27T16:02:00.000-07:00</published><updated>2009-10-27T16:49:55.548-07:00</updated><title type='text'>LES AFRICAINS SONT CONDAMNES A LAVER L'AFFRONT DE DADIS CAMARA, LE FOU DE CONAKRY !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sud-gHNwkeI/AAAAAAAAAFU/Odr91EmWiiM/s1600-h/images%5B4%5D+-+Copie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397421768584499682" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 138px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sud-gHNwkeI/AAAAAAAAAFU/Odr91EmWiiM/s320/images%5B4%5D+-+Copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a quelques mois, en mars de cette année plus précisément, je m’indignais de la solidarité coupable des pays africains ou plus exactement des dirigeants africains réunis au sein de l’Union Africaine, envers le régime génocidaire et despotique du soudanais Omar El Béchir. Alors que celui-ci venait de faire l’objet d’un mandat d’arrêt international de la CPI, ses pairs dont l’écrasante majorité est constituée de dictateurs violateurs des droits fondamentaux de leurs concitoyens, ont poussé des cris d’Orfraie et fait semblant de stigmatiser le « néocolonialisme » des Occidentaux. Comme si ce sont ces derniers, monsieur Ocampo en tête, qui avaient incité El Béchir à envoyer ses milices janjawid massacrer des civils innocents et brûler littéralement des villages entiers au Darfour. Sur ces massacres à grande échelle, les preuves abondamment recueillies sur le terrain permettent aujourd'hui d'avancer que la qualification pénale de « crimes contre l’humanité », à défaut de celle de « génocide », n’est plus discutable. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant cela, le 23 décembre dernier, vint un certain Moussa Dadis Camara, obscur capitaine de l’armée guinéenne, qui profita de l’expectative des hauts gradés après le décès du dictateur Lansana Conté, pour s’emparer du pouvoir. Discours décousu, français approximatif, celui qui cache mal sa haine pour les intellectuels et brandit pour toute compétence une intrigante formule &lt;em&gt;« J’ai fait l’Allemagne »,&lt;/em&gt; révèle en huit mois sa vraie nature : un voyou d’État. La fonction de Président de la République qu’occupe le patron de la junte militaire se révèle être une farce comme on n’en avait plus vu sur le continent depuis la chute d’un certain Idi Amin Dada qui dirigea l’Ouganda entre 1971 et 1979. Ivre de pouvoir, Dadis est lui-même procureur, juge et bourreau à ses heures : il traque les présumés détourneurs des deniers publics et narcotrafiquants, mène tambour battant leur procès devant les caméras de la télévision publique, annonce les verdicts et les jette en prison. Toujours devant les caméras, il interpelle, même sur la foi des rumeurs et d’actes de délation, des hauts fonctionnaires de l’État, les insulte publiquement et les démet de leurs fonctions avant de nommer sur-le-champ le premier courtisan qui lui tombe sous les yeux. En public une fois de plus, il n’hésite pas à humilier un ambassadeur européen, celui de l’Allemagne en l’occurrence, le traitant de tous les noms, car ne supportant pas que le diplomate lui ait rappelé sa propre promesse de ne pas se porter candidat aux prochaines présidentielles et de se retirer avant la fin de l’année en cours. Mais autant son faux patriotisme que son faux panafricanisme auraient pu faire diversion auprès de ceux qui, sur le continent, ont toujours choisi d’expliquer le malheur des Africains par la seule « conspiration » des Occidentaux. L’homme aurait réussi à susciter une certaine sympathie auprès d’une partie des nostalgiques du très valeureux Capitaine Thomas Sankara du Burkina Faso, homme de conviction et digne porte-parole d’une Afrique qui refuse de faire le lit du néocolonialisme extérieur et intérieur. Seulement, il y a eu le massacre du 28 septembre. Une manifestation pacifique, organisée par les partis d’opposition afin de rejeter une éventuelle candidature à la magistrature suprême du chef de la junte, a fini dans un bain de sang : plus de 150 morts selon des associations locales des droits de l’Homme et selon l’ONU, des viols en série, en plein jour et au cœur de la capitale, Conakry. Au cas où on n’aurait pas compris, Dadis Camara a révélé que pour s’accrocher au pouvoir, il ne ferait pas de quartier. Il ne reculerait devant rien, pas même devant ce même peuple dont il est convaincu être le sauveur « envoyé par Dieu ». S’il se mettait à choisir ses lieutenants politiques parmi des hommes de la trempe de Dadis Camara, Dieu aurait du souci à se faire pour gagner la guerre de la foi ici-bas. Mais laissons Dieu loin de ces basses affaires d’hommes, d’hommes avides de pouvoir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt les images du massacre portées sur les écrans des télévisions du monde entier, la CEDEAO, organisation sous-régionale dont la Guinée est membre mais dont elle a été suspendue – à l’instar de l’Union Africaine – a condamné fermement le crime. Le Président de sa Commission, Mohamed ibn Chambas, devait dénoncer une &lt;em&gt;« militarisation du pays caractérisée par l’usage arbitraire et irresponsable du pouvoir pour réprimer la population ».&lt;/em&gt; Et d’ajouter :&lt;em&gt; « Si cette junte passe en force, elle va imposer une nouvelle dictature (...) La CEDEAO et la communauté internationale sont aux côtés du peuple guinéen ».&lt;/em&gt; Dont acte. L’Union Africaine, si frileuse d’habitude, a fait savoir elle aussi au fou de Conakry qu’elle ne le couvrait pas. Il ne s’est pas trouvé de Mouammar Kadhafi – Président en exercice de l’UA – ni d’Abdoulaye Wade, ses deux « parrains » officiels sur le continent, pour se dresser contre l’ultimatum lui lancé par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union afin d’annoncer officiellement sa non candidature aux prochaines élections présidentielles dont la date reste sujette à caution, comme lui-même en avait pris l’engagement au soir du 23 décembre 2008. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On sait depuis que Camara a botté en touche, cherchant à gagner du temps, puisqu’il a répondu qu’il souhaitait que la question de sa candidature soit portée à la liste des points à discuter avec l’opposition politique, sous la médiation du Président Burkinabè Blaise Compaoré. Il reste aux dirigeants Africains d’aller jusqu’au bout, de démontrer leur rectitude et surtout leur solidarité avec le peuple de Guinée, un peuple qui n’a connu qu’une suite de dictatures militaires depuis l’accession à l’indépendance sous un certain Sékou Touré. Les sanctions ne sauraient se limiter, comme ils l’ont annoncé jusqu’ici, à un simple embargo sur les armes, mesure dénuée de toute force contraignante effective, puisque de tous les protagonistes de la crise guinéenne, seule la junte militaire détient les armes et en détient déjà assez pour décimer tous ceux qui, politiquement, pourraient se dresser sur son chemin. Les mesures véritablement dissuasives devraient plutôt toucher aux visas de sortie et aux avoirs à l’étranger des membres de ladite junte, en attendant une enquête indépendante – souhaitée par l’ONU et évoquée par le Bureau du Procureur de la CPI - qui devrait rétablir les responsabilités au plan pénal sur le massacre du stade de Conakry. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Même si l’UE vient d'annoncer ce mardi 27 octobre qu'elle décidait d'appliquer les sanctions susmentionnées à l'encontre de quarante-deux personnalités des milieux du pouvoir à Conakry et que les États-Unis d’Amérique vont certainement leur emboîter le pas, il serait tout à l’honneur des dirigeants Africains de sauver l’image du continent et de faire comprendre au monde que l’ont peut être à la fois pourfendeur de « l’impérialisme » ou du « néocolonialisme » occidental et refuser de se faire complice des crimes commis contre une population civile longtemps brimée, qui ne réclame que le droit à la parole. Car parlant du procès en « néocolonialisme » fait aux puissances occidentales, peu d’Africains sont assez dupes pour ne pas savoir que ceux qui le brandissent sont souvent ceux-là mêmes qui en réalité en tirent les plus gros gains, le premier étant de se maintenir au pouvoir contre le gré de leurs peuples et avec la bénédiction de leurs « parrains » Euro-américains. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce qui reste de la crédibilité de l’Union Africaine se joue donc sur la manière dont les pairs de Moussa Dadis Camara auront démontré leur solidarité avec le peuple de Guinée. J’ose dire que depuis le massacre du 28 septembre 2009, tout Homme épris de liberté et respectueux de la dignité de son prochain est un Guinéen. En tout cas, je me sens Guinéen et parie que cet état d’esprit est, à divers degrés, partagé par bien des milliers de personnes de par le monde, pour peu qu’elles s’intéressent à l’actualité de ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest. Puisse la pression interne et internationale pousser à la sortie la junte dirigée par Camara, un ramassis d’aventuriers comme l’Afrique ne devrait plus jamais en connaître, une bande de mystificateurs ayant pour tout programme politique le despotisme et pour toute loi celle de la jungle ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et si vous jugez que je ne suis pas tendre avec Camara, regardez ceci et trouvez une explication à la folie de cet homme : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=XgXKX_NeUEM"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=XgXKX_NeUEM&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-7897085641556346229?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/7897085641556346229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/10/que-les-africains-lavent-laffront-du.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/7897085641556346229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/7897085641556346229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/10/que-les-africains-lavent-laffront-du.html' title='LES AFRICAINS SONT CONDAMNES A LAVER L&apos;AFFRONT DE DADIS CAMARA, LE FOU DE CONAKRY !'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sud-gHNwkeI/AAAAAAAAAFU/Odr91EmWiiM/s72-c/images%5B4%5D+-+Copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-8960372339944690409</id><published>2009-08-23T21:14:00.000-07:00</published><updated>2009-08-23T21:30:13.787-07:00</updated><title type='text'>ATTENTAT DE LOCKERBIE : QUAND KHADAFI "BALANCE" !</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SpIXLLXdt8I/AAAAAAAAAFM/yHXryJ4zK7c/s1600-h/57813_kadhafi-une%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373382786203629506" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 139px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SpIXLLXdt8I/AAAAAAAAAFM/yHXryJ4zK7c/s320/57813_kadhafi-une%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ca s’appelle « balancer » ou en langage plus diplomatique, l’art d’embarrasser un allié de circonstance qui ne demandait qu’à avoir la paix avec son opinion nationale. Mais l’auteur du coup n’est pas connu pour sa réserve, tant sa verve en a fait baver, de l’autre côté de l’Atlantique. Et pas seulement chez les Suisses. Mouammar Kadhafi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est tout, sauf homme à se formaliser du politiquement correct. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’en rate pas une pour acculer les démocraties occidentales, si promptes à donner les leçons aux despotes mal éclairés des républiques bananières et autres califats obscurantistes et corrompus jusqu’à la corde, chaque fois que la dure loi de la « realpolitik » leur fait dire que la justice et les droits de l'homme sont solubles dans les affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier épisode en date : après la libération de l'auteur de l'attentat de Lockerbie, le président des États-Unis Barack Obama a demandé que celui-ci soit assigné à résidence et qu'il ne soit pas accueilli en héros. Peine perdue. Al-Megrahi a atterri à 14 H30 (heure d’Ottawa) jeudi à l'aéroport de Tripoli à bord d'un avion spécialement affrété par la Jamahiriya arabe lybienne. Il est sorti de l'avion avec Seif Al-Islam, un des fils du dirigeant libyen, qui lui tenait la main. Des centaines de personnes ont agité des drapeaux libyens et écossais, alors que des haut-parleurs diffusaient l'hymne national. Pour rappel, le héros du jour n’est autre que l’homme qui a été condamné en 2001 à la prison à vie avec une peine de sûreté de 27 ans pour son implication dans l'explosion d'un avion de la Pan Am, le 21 décembre 1988, au-dessus du village écossais de Lockerbie, attentat qui avait tué 270 personnes. L’accueil à Tripoli de l’homme par qui arriva naguère l’ostracisme sur le régime du Guide libyen est une scène qualifiée de "profondément affligeante" par le ministre britannique des Affaires étrangères du Royaume-Uni David Miliband. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Outrée, la diplomatie de Sa Majesté ? La réponse du fils du colonel Kadhafi, Seïf Al-Islam, n’emprunte pas la moindre note de la bien connue langue de bois à laquelle on serait attendue en la circonstance : selon lui, la libération d'Al-Megrahi était au coeur des contrats commerciaux conclus avec la Grande-Bretagne. "Dans tous les contrats commerciaux, de pétrole et de gaz avec la Grande-Bretagne, (M. Al-Megrahi) était toujours sur la table des négociations", a-t-il lâché dans une interview diffusée vendredi soir sur la chaîne Al-Motawassit (La Méditerranée) dont il est le propriétaire et qui venait d’être lancée. Si les choses n’étaient pas encore claires, le Guide lui-même se charge d’enfoncer le clou en recevant officiellement Al-Megrahi, vendredi soir. Et le Chef de l’État libyen de saluer "le courage" et "l'indépendance" du gouvernement écossais. Dans la foulée, il a aussi pris soin de remercier, à la télévision nationale, son "ami" Gordon Brown, le gouvernement britannique, la reine d'Angleterre et son fils le prince Andrew, représentant spécial des intérêts économiques du Royaume-Uni, pour avoir contribué à la décision écossaise. Du coup, la polémique enfle en Grande-Bretagne, la presse évoquant samedi le "marchange d'arrière-boutique" et la "collusion" entre Londres et Edimbourg. C’est dire si Khadafi a jeté un pavé dans la mare britannique. Le gouvernement Brown a aussitôt démenti les affirmations libyennes, un porte-parole du Premier Ministre alléguant qu’"il n'y a aucun arrangement". Trop tard : l'opposition britannique, notamment conservatrice, demande des comptes à Gordon Brown sur le rôle de Londres dans la libération. Elle est d’ailleurs échaudée par le fait que le ministre britannique au Commerce Peter Mandelson a reconnu samedi sur la chaîne Sky News avoir rencontré à deux reprises cette année le fils du leader libyen, qui avait soulevé "la question de la libération de M. Megrahi". Celle-ci "est entièrement une décision du ministre de la Justice écossais", a-t-il toutefois réaffirmé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De son côté, Megrahi n’a de cesse de réitérer son innocence, notamment dans un entretien au quotidien &lt;em&gt;The Times&lt;/em&gt; publié samedi, parlant d’ « erreur judiciaire » dont il serait victime. Âgé de 57 ans, atteint d'un cancer de la prostate en phase terminale, ce qui justifie que la justice écossaise ait décidé de le remettre en liberté pour raisons de santé, causant du même coup l’ire des familles des victimes qui elles se sentent flouées. Un sentiment que les supputations sur les dessous des cartes de ce énième épisode de la longue saga de "l’affaire de Lockerbie" ne peuvent que renforcer. Pour le moment, le scénario se passe de façon on ne peut plus classique, chacun jouant le rôle écrit pour lui : le régime libyen, si honni et pourtant si courtisé y compris sous l’embargo officiel décrété par l’ONU des suites de cette même affaire, trouve l’occasion trop belle pour ne pas snober ceux avec qui il a selon toute vraisemblance pactisé. Histoire de leur faire payer toutes les humiliations d’hier et de prouver aux opinions publiques occidentales qu’ils ont beau chanter le credo des droits de l’homme dans les grandes tribunes illuminés de mille feux par les medias du Nord, leurs dirigeants sont prêts à manger dans la main de celui-là même qu’ils qualifient de Diable, pour quelques barils de pétrole. Pour quelques milliards de dollars. De Pékin à Tripoli, c’est la même évangile, mélange d’hypocrisie et de couardise. Quant au régime britannique, il se défend au mieux qu’il peut, car il n’est guère bien vu de manger publiquement avec le Diable. Au 10, Downing street, on aurait tellement aimé que ce dernier la ferme, mais Khadafi n’en fait jamais qu’à sa tête, il faut le prendre ou le rejeter tel quel. Alors, on avale les couleuvres, on serre les dents en espérant de ne pas y laisser trop de plumes. Et le Guide lui, sous sa tente royale, boit son thé à la santé de Megrhahi qui n’aurait plus que trois mois à vivre. C’est bien le côté très peu reluisant de la politique telle que je l’abhorre et qui, je ne le sais que trop bien hélas, est l’arrière-cour de toutes les belles démocraties. Belles de loin, mais loin d’être aussi belles. Et pourtant, l'homme n'a pas encore inventé meilleur rêve, meilleur idéal en matière de gouvernement, que la démocratie. Comment manquerais-je le courage de le reconnaître, bon gré mal gré ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-8960372339944690409?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/8960372339944690409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/08/attentat-de-lockerbie-quand-khadafi.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8960372339944690409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8960372339944690409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/08/attentat-de-lockerbie-quand-khadafi.html' title='ATTENTAT DE LOCKERBIE : QUAND KHADAFI &quot;BALANCE&quot; !'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SpIXLLXdt8I/AAAAAAAAAFM/yHXryJ4zK7c/s72-c/57813_kadhafi-une%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-1368638178494498114</id><published>2009-06-18T18:54:00.000-07:00</published><updated>2009-06-18T19:13:04.354-07:00</updated><title type='text'>L'AMÉRIQUE BLANCHE FAIT SON MEA CULPA POUR ESCLAVAGE ET SÉGRÉGATIONNISME</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sjrz8dDhqDI/AAAAAAAAAFE/I8r9yAL7S4A/s1600-h/kkk%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5348855727373002802" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 215px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sjrz8dDhqDI/AAAAAAAAAFE/I8r9yAL7S4A/s320/kkk%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 2001, la France mettait un terme à plus d’un siècle de tergiversations en adoptant la loi désormais connue sous le nom de la Députée de la Guyane qui en fut la promotrice, « la loi Taubira ». Avec elle, le rôle de la France dans l’esclavage des Noirs était dénoncé et l’esclavage érigé en crime contre l’humanité. La loi allait encore plus loin, préconisant l'insertion de ce fait historique dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s'y rapportant. Si certaines dispositions du texte législatif suscita – et continue à susciter – des cris d’Orfraie auprès de ceux qui à l’instar du « Collectif Liberté pour l’Histoire » s’indignent de ces « lois mémorielles » qu’ils accusent de politiser l’écriture de l’Histoire, il n’en reste pas moins que sept siècles après l'ordonnance de Louis X le Hutin, datée de 1315, proclamant que « le sol de France affranchit quiconque y pose le pied », la France regardait son histoire en face et battait sa coulpe. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Outre-atlantique, l’Amérique, la même qui vit ses armées en découdre sur fond de velléités sécessionnistes du Sud décidé à maintenir l’esclavage alors que le Nord ne jurait que par l’abolition, n’en finit pas d’ergoter sur « la question raciale ». Elle qui vient d’élire un Noir à la plus haute charge publique du pays, sait néanmoins qu’elle est loin d’avoir écrit la page de cette Amérique post-raciale dont rêvent les progressistes de cette démocratie qui ne manque pas de fantômes dans ses placards. C’est fort de cette réalité que je pense que le vote qui vient d’avoir lieu ce jeudi 18 juin 2009 au Sénat fédéral a une valeur historique plus forte encore que l’avènement de la loi Taubira en France.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De fait, le Sénat américain a voté aujourd’hui pour présenter formellement ses excuses, au nom du peuple américain, pour « l’esclavage et la ségrégation raciale » envers les Noirs américains. Il ne s’agit pas d’une loi &lt;em&gt;stricto sensu&lt;/em&gt;, mais bien d’une résolution symbolique qui a été approuvée par acclamation, la majorité démocrate et l’opposition républicaine étant largement d’accord sur les termes du texte. Ladite résolution devra également être adoptée par la Chambre des représentants, mais ne requiert pas de signature du président des États-Unis, Barack Obama, dont on se souviendra le très beau discours durant les primaires démocrates, le 18 mars 2008, à Philadelphie, en pleine tourmente dans l’affaire du fameux Pasteur Jeremiah Wright.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cet acte historique intervient à la veille de la célébration de la fin de l’esclavage aux États-Unis en 1865, après la guerre de Sécession remportée par les Unionistes du Nord. Le texte reconnaît « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage » et des lois ségrégationnistes connues sous le nom de « lois Jim Crow » qui ont été abolies en 1964 par la loi sur les droits civiques, le &lt;em&gt;« Civil Rights Act »&lt;/em&gt; qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics. Il présente des « excuses aux Noirs américains au nom du peuple américain, pour le mal qui leur a été fait, ainsi qu’à leurs ancêtres qui ont souffert de l’esclavage et des lois Jim Crow ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut toutefois observer qu’il est stipulé que le texte de la résolution ne peut servir de « support à une plainte contre les États-Unis ». Une disposition qui a amené le groupe des élus Noirs de la Chambre des représentants, à exprimer ses « inquiétudes ». Comme il fallait s’y attendre et comme en France, l’État démocratique se trouve pris au piège du devoir de mémoire, du caractère imprescriptible des droits humains et de la responsabilité à la fois politique et juridique des auteurs des crimes y relatifs. Auteurs qui, dans le cas d’espèce, se retranchent derrière le visage de l’État qui a institutionnalisé des actes hautement répréhensibles. Entre le droit et la politique, sur une question aussi sensible et qui a tous les traits d’une boîte aux pandores, les démocraties occidentales semblent avoir choisi de l’emporter sur le déni des crimes passés dans une formule en demi teinte : « responsables, mais pas coupables ». Vous avez dit réparations ? Il faudra repasser, hélas.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant l’Amérique, l’Australie et plus récemment le Canada – pour ne citer que ces deux grands pays de l’espace Commonwealth – avaient adapté la même position, en lien avec les actes commis naguère contre leurs populations autochtones respectives. Ceux qui y voient de bien hypocrites « larmes de crocodiles » vous diront que des excuses qui ne s’accompagnent pas de réparations ne sont rien de moins qu’une manière de se dédouaner à bon compte. Si je considère personnellement que le débat sur les réparations mérite d’être mené pour ce genre de crimes et abus, ceci afin notamment de bien circonscrire les éléments de droit sur lesquels devraient s’asseoir une telle démarche, je suis d’avis que si réparation il devrait y avoir, elle ne devrait pas procéder des compensations d’ordre financier ou matériel, mais plutôt des mesures à caractère politique du style « discrimination positive » (&lt;em&gt;l’affirmative action&lt;/em&gt; américaine). Verser de l’argent contre un crime contre l’humanité reconnu comme tel par « les anciens bourreaux » ne me semble pas conciliable avec l’idée que l’Humanité des êtres vivants ne s’aliène guère. Pas sûr que le Sénateur américain Tom Harkin à l’orgine de la recommandation de ce jeudi ait été mû par cette préoccupation, mais je ne peux qu’adhérer à ses propos lorsqu’il déclare : « Alors que nous sommes fiers de cette résolution qui est attendue depuis longtemps, un vrai travail reste à accomplir (…) pour créer de meilleures opportunités pour tous les Américains. C’est véritablement le seul moyen de répondre à l’héritage de l’esclavage et de Jim Crow ».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une cérémonie est prévue début juillet au Capitole pour « marquer l’occasion », a assuré le sénateur Harkin. Le président Barack Obama pourrait assister à cet événement, aussurait-on des sources proches de la Maison Blanche.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-1368638178494498114?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/1368638178494498114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/06/lamerique-blanche-fait-son-mea-culpa.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/1368638178494498114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/1368638178494498114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/06/lamerique-blanche-fait-son-mea-culpa.html' title='L&apos;AMÉRIQUE BLANCHE FAIT SON MEA CULPA POUR ESCLAVAGE ET SÉGRÉGATIONNISME'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sjrz8dDhqDI/AAAAAAAAAFE/I8r9yAL7S4A/s72-c/kkk%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-8469755800242472471</id><published>2009-05-20T20:56:00.000-07:00</published><updated>2009-05-20T21:40:14.205-07:00</updated><title type='text'>ISRAEL - IRAN, VERS UN NOUVEL ÉQUILIBRE DE LA TERREUR ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/ShTSgJMztsI/AAAAAAAAAE0/Me5QVGYiKSc/s1600-h/Missile+Sadjil2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338122908008167106" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 213px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/ShTSgJMztsI/AAAAAAAAAE0/Me5QVGYiKSc/s320/Missile+Sadjil2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;Au moment où le dernier test du missile sol-sol iranien (Sejil-2, photo ci-contre) crée la stupeur dans les chancelleries occidentales et que Benyamin Netanyahu joue les durs avec Barack Obama, j'ai aimé cet article rédigé par Reuven Pedatzur du journal israélien &lt;/em&gt;Haaretz,&lt;em&gt; que&lt;/em&gt; Le Monde &lt;em&gt;a repris dans son édition de ce mercredi 20 mai. Je vous laisse le découvrir; ca vaut le détour :&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;ISRAEL - IRAN, LES RISQUES ET PÉRILS D'UNE ATTAQUE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Plus besoin, pour les membres du gouvernement israélien et de la Knesset qui auront à se prononcer sur une éventuelle attaque contre les installations nucléaires iraniennes, d'attendre un rapport préalable émanant de l'armée de l'air israélienne. Dès à présent, ils ont à leur disposition tous les scénarios possibles d'une attaque contre l'Iran, avec tous les risques que cela comporte et toutes les chances de réussite, grâce à l'étude menée par Addullah Toukan et Anthony Cordesman, du Centre d'études stratégiques et internationales de Washington.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;La publication d'un texte aussi lucide, détaillé et exhaustif sur les options offensives d'Israël est une première. Ce rapport de 114 pages expose l'ensemble des informations disponibles sur les capacités militaires d'Israël et son programme nucléaire, ainsi que sur les développements nucléaires et les défenses aériennes de l'Iran, et sur l'inventaire des missiles dans chacun des deux pays. Après avoir passé en revue tous les cas de figure d'une attaque contre l'Iran, Toukan et Cordesman concluent : "Une offensive israélienne contre les installations nucléaires iraniennes est possible, (mais) elle serait complexe et hautement risquée et rien ne garantit que la mission dans son ensemble se solde par un succès."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le premier problème soulevé par les auteurs concerne les services secrets, ou plutôt leurs lacunes. D'après eux, "on ignore si l'Iran dispose d'installations secrètes d'enrichissement d'uranium". S'il existe des installations inconnues des agences de renseignement occidentales, le programme iranien d'enrichissement d'uranium pourrait bien s'y poursuivre en secret, alors même qu'Israël bombarderait les sites connus - l'opération serait donc nulle et non avenue. De manière générale, les auteurs du rapport estiment qu'une attaque contre l'Iran ne se justifie qu'à condition de mettre fin au programme nucléaire iranien ou de le stopper pour plusieurs années. Or c'est là un objectif difficile à atteindre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Les services secrets sont également divisés sur la question cruciale de savoir quand l'Iran disposera de l'arme nucléaire. Les Israéliens affirment que la bombe sera prête entre 2009 et 2012 ; les Américains, eux, repoussent l'échéance à 2013. Si les prévisions des Israéliens sont justes, la fenêtre d'opportunité pour une intervention militaire ne tardera pas à se refermer. Quoi qu'il en soit, tout le monde est unanime sur le fait que nul n'osera attaquer l'Iran une fois qu'il sera en possession de l'arme nucléaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Etant donné que des dizaines d'installations nucléaires sont éparpillées sur l'ensemble du vaste territoire iranien, et qu'il n'est pas possible de les attaquer toutes d'un coup, Toukan et Cordesman envisagent l'option consistant à n'en frapper que trois, celles qui "forment le maillon central de la chaîne du combustible nucléaire nécessaire à l'Iran pour produire du matériel fissile à des fins militaires". La destruction de ces trois sites-là suffirait à paralyser le programme nucléaire iranien pour plusieurs années. Il s'agit du centre de recherches nucléaires d'Ispahan, de l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz et de l'usine de production d'eau lourde d'Arak, destinée à la production d'uranium. Or il n'est pas sûr qu'Israël se lance dans une offensive aussi lourde de conséquences pour frapper seulement un petit nombre d'installations, sans aucune garantie d'interrompre ainsi la nucléarisation iranienne pour une durée significative.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;L'étude analyse trois couloirs aériens possibles : le plus plausible passe par le nord ; il longe la frontière syro-turque et traverse le nord-est de l'Irak, avant de pénétrer en Iran. L'itinéraire central, qui survole la Jordanie, est plus court, mais il ne sera pas retenu, par crainte de problèmes politiques avec les Jordaniens. Le sud, via la Jordanie, l'Arabie saoudite et l'Irak, risque lui aussi de provoquer des conflits diplomatiques. Afin que ses appareils puissent faire route vers l'Iran sans être détectés, l'armée de l'air israélienne aurait recours à une technologie de pointe destinée à brouiller les réseaux de communication et les radars des pays survolés par les F15 et les F16. Selon les auteurs du rapport, l'aviation israélienne a déjà fait usage de cette technologie au cours des raids contre le réacteur nucléaire syrien de Deir ez-Zor en septembre 2007. Un dispositif de piratage a été installé sur deux avions Gulfstream G550 récemment acquis par Tsahal (l'armée israélienne).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Une intervention visant ces trois installations nucléaires nécessiterait pas moins de 90 avions de combat, à savoir les vingt-cinq F15E que compte la flotte israélienne et soixante-cinq F16IC. Il faudrait également réquisitionner tous les avions ravitailleurs, soit cinq KC130H et quatre B707, afin de réapprovisionner en vol les avions de combat à l'aller comme au retour. L'aviation israélienne aura bien du mal à localiser un couloir où les avions ravitailleurs pourront évoluer sans être repérés par les Syriens ou par les Turcs. L'une des principales difficultés tactiques tient au caractère souterrain du site de Natanz. Son usine d'enrichissement d'uranium, enfouie à une profondeur de 8 mètres, est protégée par un mur de béton de 2,5 mètres d'épaisseur, lui-même entouré par un autre mur de béton. En 2004, les Iraniens ont fortifié l'autre aile de l'installation, qui abrite des centrifugeuses : ils l'ont enterrée vingt-cinq mètres sous terre et recouverte d'une chape de béton armé de plusieurs mètres d'épaisseur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Les Iraniens se servent de ces centrifugeuses pour produire l'uranium enrichi indispensable à la fabrication d'une bombe atomique. L'usine de Natanz compte déjà 6 000 centrifugeuses, et il est prévu d'en installer 50 000 au total, pour un rendement annuel de 500 kg d'uranium militaire. La fabrication d'une bombe requiert 15 à 20 kg d'uranium enrichi. Ainsi, Natanz sera en mesure de fournir suffisamment de matériel fissile pour produire 25 à 30 armes nucléaires par an. Vu l'importance de la centrale de Natanz, les Iraniens ont pris bien soin de l'entourer d'une solide protection. Afin de contourner ce rideau défensif, l'armée de l'air israélienne recourrait à deux types de bombes intelligentes de fabrication américaine. La presse internationale a laissé filtré que 600 de ces bombes - surnommées "bunker busters" (briseurs de bunkers) - auraient été vendues à Israël. Le premier modèle, le GBU-27, pèse près de 900 kg et peut défoncer une couche de béton de 2,4 mètres. L'autre, le GBU-28, pèse 2 268 kg : ce mastodonte traverse 6 m de béton plus une couche de terre de 30 m de profondeur. Mais, pour que ces obus atteignent les installations iraniennes ultraprotégées, les pilotes israéliens devront viser avec une précision absolue et à un angle optimal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;La série de défis auxquels est confrontée l'armée de l'air israélienne ne s'arrête pourtant pas là. Le système de défense aérienne mis sur pied par l'Iran risque d'empêcher les avions israéliens d'atteindre leur objectif. Les Iraniens ont notamment déployé des batteries de missiles Hawk, de missiles sol-air SA-5 et SA-2, et ils disposent en outre de missiles antiaériens SA-7, SA-15, Rapier, Crotale et Stinger. A cela s'ajoutent les 1 700 fusils antiaériens qui protègent les installations nucléaires, et les 158 avions de combat qui pourraient participer à la défense de l'espace aérien iranien. La plupart de ces appareils sont technologiquement dépassés, mais ils peuvent encore être mis à contribution pour intercepter la flotte israélienne, qui aurait alors à mobiliser une partie de sa force de frappe afin de gérer la situation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Tous ces obstacles ne sont pourtant rien comparés au système de défense antiaérien S-300V (SA-12 Giant), à propos duquel plusieurs sources indiquent qu'il aurait récemment fait l'objet d'une transaction secrète entre la Russie et l'Iran. Si les Iraniens disposent bien d'un tel système de défense, alors tous les pronostics de Tsahal et toutes les considérations pour ou contre une intervention israélienne en Iran sont à revoir. Le dispositif russe est tellement sophistiqué et imparable que les pertes aériennes pourraient atteindre 20 % à 30 %. En d'autres termes, sur une flotte de 90 avions, 20 à 25 risquent d'être abattus. "Des pertes qu'Israël ne peut pas se permettre", selon les auteurs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Si Israël décidait de s'en prendre également au fameux réacteur de Bouchehr, cela provoquerait une catastrophe écologique et des pertes humaines massives. Sous la forme de retombées de radionucléides, la contamination atmosphérique s'étendrait sur un vaste périmètre et entraînerait la mort instantanée de milliers d'Iraniens résidant à proximité. Des centaines de milliers de personnes seraient aussi emportées par le cancer dû à la radioactivité. Du fait des vents du nord qui balaient la région presque toute l'année, "Bahreïn, le Qatar et les Emirats arabes unis seraient lourdement touchés par les radionucléides", concluent les auteurs du rapport.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Peut-être pourrait-on contourner la difficulté d'une intervention aérienne israélienne en choisissant d'envoyer des missiles balistiques, contre lesquels les Iraniens n'ont aucun moyen de défense, plutôt que des avions de combat. Le rapport dévoile le programme de missiles israéliens et en détaille les trois principaux modèles : Jéricho I, II et III. Le Jéricho I a une portée de 500 kilomètres, une tête de 450 kg et peut transporter une arme nucléaire de 20 kilotonnes. Jéricho II, dont la portée est de 1 500 kilomètres, est entré en service en 1990. Il peut être équipé d'une tête nucléaire d'une mégatonne. Jéricho III est un missile balistique intercontinental d'une portée de 4 800 à 6 500 kilomètres, susceptible de recevoir une tête nucléaire de plusieurs mégatonnes. Selon le rapport, ce dernier serait entré en service en 2008. Les auteurs semblent partir du principe qu'Israël ne lancerait pas de missiles à tête nucléaire, mais seulement conventionnelle. D'après leurs calculs, il faudrait 42 Jéricho III pour détruire les trois installations iraniennes, à supposer que tous atteignent leur cible, ce qui sera extrêmement difficile. Il ne suffit pas en effet de frapper la zone cible. Pour détruire les installations, il faut viser des points d'une superficie d'à peine quelques mètres. Il n'est pas sûr que l'on puisse se fier aux Jéricho pour assurer une telle précision de frappe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le rapport étudie également la réponse que l'Iran pourrait opposer à une intervention israélienne. Selon toute vraisemblance, les Iraniens se verront incités à poursuivre et même à accélérer leur programme nucléaire, en vue de constituer une dissuasion crédible face à une intervention israélienne. L'Iran se retirerait également du traité de non-prolifération des armes nucléaires qui, jusqu'à présent, a permis de surveiller dans une certaine mesure son programme nucléaire par l'intermédiaire des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Une opération israélienne couperait court à toute tentative de pression de la part de la communauté internationale pour que l'Iran suspende sa production d'armes nucléaires. L'Iran ne manquerait d'ailleurs pas d'exercer des représailles directes contre Israël. Il pourrait lancer des missiles balistiques Shahab-3 dont la portée couvre l'ensemble du territoire israélien, certains mêmes équipés de têtes chimiques. En outre, les Iraniens se serviraient du Hezbollah et du Hamas pour précipiter des vagues de kamikazes sur Israël. La deuxième guerre du Liban à l'été 2006 nous a donné un aperçu de la puissance de feu du Hezbollah, et les huit dernières années ont montré que le Hamas aussi était en mesure d'envoyer des fusées Qassam depuis la bande de Gaza.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Au cours de la deuxième guerre du Liban (en juillet 2006), le Hezbollah a tiré 4 000 roquettes depuis le Liban sud, et leur effet sur le nord d'Israël a marqué les mémoires : la vie a été quasiment paralysée pendant un mois. Depuis, l'organisation chiite libanaise a reconstitué et grossi son arsenal, et elle possède aujourd'hui quelque 40 000 roquettes. Israël n'a pas de parade à leur opposer. Les systèmes de défense antimissiles actuellement en cours d'élaboration (Iron Dome (dôme de fer) et Magic Wand (Baguette magique)) sont loin d'être au point et, même quand ils seront opérationnels, il est peu probable qu'ils fassent le poids contre une pluie de milliers de roquettes lancées sur Israël. Qui plus est, une intervention israélienne en Iran déstabiliserait l'ensemble du Moyen-Orient. Les Iraniens mobiliseraient les chiites d'Irak, ils soutiendraient les combattants talibans et renforceraient leur présence en Afghanistan. Ils pourraient même s'en prendre aux intérêts américains dans la région, en particulier dans les pays abritant des bases militaires américaines, comme le Qatar et Bahreïn. Les Iraniens essaieraient sans doute aussi de bloquer l'approvisionnement en pétrole du golfe Persique à destination de l'Occident. Les Etats-Unis, accusés d'avoir donné à Israël le feu vert pour attaquer l'Iran, verraient compromises leurs relations avec leurs alliés du monde arabe. Toukan et Cordesman présument toutefois que la Syrie, alliée de l'Iran, s'abstiendrait d'intervenir en cas d'attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Quant au calendrier d'une éventuelle intervention israélienne, les auteurs évoquent certains facteurs susceptibles d'en accélérer la décision. D'ici à 2010, l'Iran risque de représenter une grave menace pour ses voisins et pour Israël, parce qu'il disposera alors d'armes nucléaires en quantité suffisante pour dissuader une attaque israélienne ou américaine. L'inventaire des missiles balistiques porteurs de têtes non conventionnelles dont dispose l'Iran pourrait précipiter les événements. Enfin, la perspective que ce pays acquière le dispositif russe de défense aérienne S-300V (s'il ne l'a pas déjà fait) pourrait elle aussi motiver une frappe préventive.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Quelle conclusion les dirigeants israéliens doivent-ils donc tirer de ce rapport ? Qu'une attaque aérienne contre l'Iran serait une opération complexe et problématique, à l'issue plus qu'incertaine. Qu'il leur faut prendre en compte tous les risques attenants à une telle décision et ne pas se laisser séduire par les promesses que pourrait faire l'état-major de Tsahal sur ses chances de réussite. En conclusion, Toukan et Cordesman se demandent si Israël a bien les moyens militaires de détruire le programme nucléaire de l'Iran, ou au moins de le retarder pendant plusieurs années. Si les contacts diplomatiques que l'administration Obama cherche à établir avec l'Iran s'avèrent improductifs et si, face à leur échec probable, le président américain ne se décide pas à une intervention armée, tout porte à croire que l'Iran sera en possession d'armes nucléaires dans un avenir proche. Les leaders israéliens ont donc tout intérêt à se préparer, psychologiquement et stratégiquement, à l'éventualité que l'Iran acquière le statut de puissance nucléaire, dotée d'une force de frappe contre Israël.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Soulignons ici l'erreur qu'a commise Israël en agitant la menace iranienne. Le régime de Téhéran est certes un adversaire acharné et inflexible, mais il est loin de représenter une menace vitale pour Israël. L'implication de l'Iran dans le terrorisme qui s'est abattu sur la région pose certes des questions, mais une chose est de financer des terroristes, et une autre de lancer des missiles nucléaires contre Israël. Même si l'Iran parvenait à se procurer des armes nucléaires, la capacité dissuasive d'Israël suffirait à faire réfléchir tout dirigeant iranien avant d'envisager un tir de missiles nucléaires.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Cessons de brandir l'épouvantail d'une menace existentielle et gardons-nous de toute déclaration belliqueuse susceptible d'enclencher une escalade fatale. Si de telles déclarations sont superflues et nocives, une attaque contre les installations nucléaires iraniennes le serait davantage. Evidemment, rien de tout cela n'empêche que l'on engage une action secrète pour faire entrave au programme iranien et à ses sources d'approvisionnement. La destruction du réacteur Osirak à Bagdad, en 1981, a marqué l'acte de naissance de la "doctrine Begin :" : celle-ci veut qu'Israël ne laisse aucun pays ennemi dans la région acquérir l'arme nucléaire. Le problème, c'est que ce qui était envisageable en Irak il y a près de trente ans ne l'est plus dans le contexte actuel de l'Iran. Le leitmotiv de la "menace iranienne" est un produit du contexte politique intérieur israélien et résulte du désir de voir augmenter les investissements dans le domaine de la sécurité. Mais, au vu du développement probable de la balistique iranienne, c'est un jeu risqué. Israël ne peut se permettre de négliger la force de frappe qui est celle de l'Iran et doit élaborer une politique propre à la neutraliser. D'ici à un à trois ans, quand les Iraniens seront en possession d'armes nucléaires, les règles stratégiques de la région seront complètement changées. Israël doit se tenir prêt en inventant une politique cohérente et claire, capable de contrer efficacement une éventuelle menace nucléaire, quand bien même son adversaire n'aurait aucune intention de la mettre à exécution. La clé de voûte de cette politique, c'est bien évidemment la dissuasion des Iraniens, indiquant le prix terrible qu'ils auront à payer s'ils osent une attaque nucléaire contre Israël, les retiendra d'utiliser leurs missiles. Les Iraniens n'ont aucune raison d'exposer leurs grandes villes à une destruction totale, qui ne manquerait pas de se produire si Israël utilisait les moyens dissuasifs à sa disposition. Ni la satisfaction de massacrer des infidèles sionistes ni la promotion des intérêts palestiniens ne justifient un tel sacrifice. La puissance de la dissuasion israélienne face à une menace nucléaire iranienne a toutes les chances d'être efficace justement parce que les Iraniens n'ont pas intérêt à porter un coup fatal à Israël.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Par conséquent, toutes les déclarations poussant au développement de la capacité opérationnelle de l'aviation israélienne en vue d'une attaque contre l'Iran, toutes les vaines promesses sur la capacité du missile antimissile Arrow à neutraliser le Shahab-3, ne serviront pas à renforcer la dissuasion israélienne mais, au contraire, saperont sa crédibilité auprès des Iraniens. Il est temps de changer notre mode de penser. Finies les déclarations tonitruantes et les menaces en l'air : une politique de prudence, fondée sur une stratégie cohérente, est désormais de mise. A l'heure de la prolifération nucléaire au Moyen-Orient, tous les partis en présence ont finalement plus intérêt à faire baisser la tension qu'à souffler des braises sur le feu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Reuven Pedatzur&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;===============&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;Si j'adhère à l'intelligence qui découle de la dernière phrase du journaliste israélien, force m'est néanmoins de noter que tout cela ne signifie rien de moins que la consécration quasi officielle de l'équilibre de la terreur dans cette partie du globe qui est tout sauf le meilleur endroit au monde pour rêver de paix. Qui a dit que l'Humanité était en constante évolution ? Sans doute un naïf qui ne connaissait pas ces mots d'Albert Einstein (dont les ascendants venaient de cette même "maudite" terre que j'ai du mal à considérer comme "sainte") :&lt;/em&gt; "Deux choses sont infinies : l'univers et la sottise humaine. Mais je ne suis pas sur de ce que j'avance pour l'univers". &lt;em&gt;Qui dit mieux ?&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-8469755800242472471?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/8469755800242472471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/05/israel-iran-vers-un-nouvel-equilibre-de.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8469755800242472471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8469755800242472471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/05/israel-iran-vers-un-nouvel-equilibre-de.html' title='ISRAEL - IRAN, VERS UN NOUVEL ÉQUILIBRE DE LA TERREUR ?'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/ShTSgJMztsI/AAAAAAAAAE0/Me5QVGYiKSc/s72-c/Missile+Sadjil2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-2275446165196896334</id><published>2009-04-05T19:18:00.000-07:00</published><updated>2009-04-14T07:04:10.678-07:00</updated><title type='text'>G20, DESSINE-MOI UN "NOUVEL ORDRE MONDIAL"</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SdluThN-DHI/AAAAAAAAAEM/VDXwAxzVbPE/s1600-h/1990-2783.main_p%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321405716328483954" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 195px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SdluThN-DHI/AAAAAAAAAEM/VDXwAxzVbPE/s320/1990-2783.main_p%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'ensemble des participants au sommet du G20 de Londres sont ressortis avec le sourire. Tous ont évoqué un compromis historique. Dans la foulée, un vent d’enthousiasme s’est emparé des médias, certains n’hésitant pas à parler d’un « Nouvel Ordre Mondial », une formule empruntée d’ailleurs à Gordon Brown, Premier Ministre Britannique, hôte du Sommet. Après avoir communié moi-même dans cette euphorie ambiante, je me suis demandé si un sommet qui se clôturait dans un tel satisfecit à la limite de l’unanimisme n’était pas un peu louche, si ce consensualisme bon enfant ne devait pas être dépassé pour questionner un peu plus en profondeur ce qui s’est dit et ce à quoi on a assisté. C’est donc à cet exercice que je voudrais me livrer ici.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un Sommet entre riches, à l’image de ce qu’est la scène internationale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/strong&gt;Le G20, à l'instar du G8, n'est rien de moins qu'un club des pays riches qui se réunissent selon leur propre calendrier pour résoudre des problèmes dont ils sont les seuls à décider de l’urgence et qu’ils n’ont guère envie de porter à l’agenda de l’ONU, la seule instance internationale à laquelle n’échappe quasiment aucun problème de portée universelle. Cela leur donne l’avantage d’être plus expéditifs qu’à l’Assemblée Générale onusienne où plus de 180 pays ont voix au chapitre. En même temps qu'apparaît le peu d’empressement de ces pays à renforcer la crédibilité et l’efficacité du « machin », voilà mise en exergue une réalité qu’on a parfois tendance à oublier; c’est que dans les faits, sur une foule d’enjeux, le sort des milliards d’humains sur terre n’est finalement lié qu’à la volonté politique d’une poignée d’États aux P.I.B. &lt;em&gt;per capita&lt;/em&gt; aux antipodes de ceux du Malawi ou d’Haïti. Et quand cet enjeu est cette fois le grippage du système capitaliste sur lequel ces États ont fondé toute leur foi depuis des décennies, avec à la clé une crise financière déclenchée par celui-là même qui passait pour le modèle indétrônable du système, il ne viendrait à l’idée de personne de donner la parole aux pauvres. Ces derniers qui vont faire les frais d’une crise dans laquelle, pour une fois, ils n’auront joué aucun rôle actif, sont donc restés loin des bords de la Tamise. Ils ont dû espérer que Dominique Strauss-Kahn, patron d’une institution qui hier encore incarnait pour l’écrasante majorité d’entre eux le Monstre sans cœur, convainque, si besoin était, les riches absorbés par leurs plans de relance à tout va, à ne pas les laisser sombrer. Pour ce qui est de l’Afrique, qu’il suffise de mentionner que le Président sud-africain Kgalema Motlanthe était le seul Chef d'Etat du continent à avoir été associé à ce G20. Le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, Muhammar Khadafi, aurait voulu venir dresser sa tente dans la cour d'un beau palace londonien, l'espace de cette grand-messe si médiatisée, mais le Président en exercice de l'Union Africaine a été soigneusement évité, les "grands" lui ayant préféré deux autres invités africains, à savoir le Premier ministre Ethiopien Mélès Zenawi représentant le NEPAD et le Gabonais Jean Ping, Président de la Commission de l'Union Africaine. C'est hélas ainsi, sur la scène internationale, vous ne pesez que si vous êtes riche et puissant. Il ne reste pour les Africains qu’à prier pour que les belles promesses faites ne restent pas lettre morte, comme l’engagement d’il y a 30 ans des mêmes pays riches à consacrer annuellement 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. Mais ça, c'est une autre paire de manches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les États-Unis ou l’orgueil blessé du Maître&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On le sait, le Sommet de Londres était l'occasion pour le nouveau Président américain Barack Obama de passer son premier gros test international. La rupture avec l'ère Bush, voire avec la politique américaine initiée depuis Ronald Reagan, semble consommée. &lt;em&gt;"Dans un monde aussi complexe qu'il l'est désormais, il est très important pour nous de fonder des partenariats, et non d'imposer des solutions",&lt;/em&gt; a affirmé lors du sommet le dirigeant américain, incontestablement «la star » du Sommet. Barack Obama a d'ailleurs mis en pratique ses déclarations puisqu'il a dû renoncer à demander au G20 de fixer un objectif sur les relances fiscales, devant l'opposition du couple franco-allemand. Ce recul d'Obama est en partie dictée par le pragmatisme, car son pays ne peut plus légitimer à l'échelle internationale sa domination sans partage par sa toute-puissance financière: les ressources américaines sont désormais tournées vers le colossal plan de relance concocté par son administration. En outre, cette crise, la plus grave depuis la Seconde guerre mondiale, est celle de la finance à l'anglo-saxonne. Or la dérégulation a servi depuis plusieurs années la stratégie des Etats-Unis pour accroître la "financiarisation" de l'économie, donc leur propre influence. Après avoir gesticulé, au risque de paraître ridicule, en menaçant de quitter le sommet s’il n’était pas satisfait de la tournure des débats, Nicolas Sarkozy a argué jeudi que le dernier sommet du G20 scellait la fin du modèle anglo-saxon de marché. C'est sans doute très excessif, exagérément optimiste diraient certains, mais les Etats-Unis ont à coup sûr perdu de l'influence. Que Russes et Chinois évoquent, même sachant que la concrétisation n’est pas pour demain, la fin du règne du &lt;em&gt;King Dollar&lt;/em&gt; dans le système monétaire international, est un signe des temps qui ne doit pas laisser Barack Obama indifférent. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le FMI, probablement le véritable gagnant du sommet&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;"Les dirigeants du G20 ont envoyé aujourd'hui un message fort: la communauté internationale est déterminée à soutenir ces pays, y compris en veillant à ce que le FMI dispose des ressources nécessaires"&lt;/em&gt;, a déclaré Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds, après le sommet. À première vue, l'organisation a tout gagné en obtenant un triplement de ses ressources. Le FMI disposera immédiatement de 250 milliards de dollars supplémentaires pour mener à bien ses missions, grâce aux engagements du Japon, de l'Union Européenne et de la Chine. Ce montant sera par la suite porté à 500 milliards de dollars par d'autres contributions. En outre, le Fonds pourra émettre de nouveaux "Droits de Tirage Spéciaux" (DTS), l'unité de compte propre à l'organisation basée sur un panier de devises incluant le dollar, le yen, l'euro et la livre sterling, pour apporter 250 milliards de dollars de liquidités internationales supplémentaires. Ce changement de dimension à 1 000 milliards de dollars permettra au FMI d'apporter davantage de soutien aux maillons faibles de l'économie mondiale, dont les pays africains devant lesquels Dominique Strauss-Kahn avait lancé un appel en direction des pays riches lors de la conférence de Dar es Salam (Tanzanie) à la mi-mars. Mais déjà, à brève échéance, le Fonds va pouvoir rassurer sur sa capacité d'aide aux pays d'Europe de l'Est notamment, sévèrement secoués par la crise et identifiés par de nombreux économistes comme une menace majeure pour la stabilité mondiale. Dans ce grand plébiscite mondial, le communiqué du FMI est plutôt tout en sobriété. Le Fonds s’est voulu beau joueur, puisqu'un an plus tôt, les grandes nations l'avaient vertement tancé dans un contexte tendu marqué notamment par une baisse des prêts aux économies en difficultés. Simon Johnson, l’ancien économiste-chef du Fonds cité par l’Agence Bloomberg, a ironisé : &lt;em&gt;« Il y a un an, les mêmes pays avaient forcé le FMI à lancer une série de réductions budgétaires très préjudiciables... Maintenant on demande au FMI de revenir à la rescousse. Je pense que la motivation du jour est 'Oups, désolé. S'il vous plaît, revenez aider les pays avec beaucoup d'argent' ». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'influence de l'organisation sera également accrue par un élargissement de sa base décisionnaire aux nations dont l'expansion économique le justifie. Dans son communiqué final, le G20 s'est dit attaché à la réforme des quotes-parts telle qu'annoncée en avril 2008, qui devrait être mise en place début 2011. Nul doute que les pays "BRIC" (Brésil, Russie, Inde, Chine) acquerront davantage de pouvoir, ainsi qu'ils l'ont appelé de leurs vœux lors d'un sommet commun 15 jours auparavant. Cela ira de pair avec la hausse de leurs contributions, logique au regard de leur croissance sur l'échiquier mondial. Or qui dit montée du pouvoir des "BRIC" dit aussi, dans une certaine mesure, recul une fois de plus, de l’hégémonie américaine au sein de cette IFI. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela étant dit, si des leçons doivent être tirées des origines de la crise actuelle par la maison FMI, l'une d'elles est que la politique de deux poids, deux mesures qui a présidé à son fonctionnement jusqu'à ce jour ne peut plus continuer. Le Fonds ne devrait plus se permettre d'imposer la rigueur financière et économique aux pays pauvres tout en laissant les pays riches jouer aux apprentis sorciers d'un capitalisme sans visage, dont les excès ont produit depuis l'Amérique, l'onde de choc que l'on sait. La réforme que tout le monde appelle de ses voeux ne doit pas se satisfaire de mesures cosmétiques, mais procéder à une véritable refondation. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La Chine ou « l’invitée sans surprise » du &lt;em&gt;« Nouvel Ordre Mondial »&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il ne serait pas exagéré de dire que les héritiers de Deng Xiaoping ont su tirer les marrons du feu lors du sommet. Il faut rappeler que ce ne sont pas les Etats-Unis mais bien la Chine qui a apporté la rallonge nécessaire (40 milliards de dollars) au doublement des ressources immédiates du FMI, aux côtés du Japon et de l'UE (100 milliards de dollars chacun). Il y a peu, Washington se serait sans doute opposé à cette innovation, pour éviter de diluer son emprise financière et donc décisionnaire sur le Fonds. Il semble que cette contribution eut été débloquée en échange d'un engagement du G20 à réformer rapidement le FMI, ce à quoi les États-Unis auraient pu difficilement faire obstacle, pour les raisons que nous évoquions précédemment. La Chine devrait donc jouer un rôle grandissant au sein de cette organisation, à la mesure de son expansion économique. Elle devrait devenir rapidement l'un de ses principaux bailleurs de fonds, et y accroître en conséquence son pouvoir décisionnaire. Dans un article intitulé &lt;em&gt;"G20, Les gagnants et les perdants",&lt;/em&gt; le quotidien britannique &lt;em&gt;The Telegraph&lt;/em&gt; assigne un 8 sur 10 à la Chine au sortir de la réunion, la meilleure note devant la France (7/10, pour la gestion du sommet "à l'ancienne" de Nicolas Sarkozy), alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont en queue de peloton avec 6/10.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’avenir dira si le &lt;em&gt;«Nouvel Ordre Mondial»&lt;/em&gt; annoncé par Gordon Brown jeudi a écrit à Londres ses premières lettres en inaugurant ce qui pourrait être un passage de pouvoir pour le leadership mondial, entre les Etats-Unis et la Chine. D’ici là et sans doute pour longtemps encore, la Chine sait très bien qu’elle ne peut pas se passer des Etats-Unis et vice versa. Une grande partie de l’endettement américain est détenu par l’épargne chinoise. Si les Etats-Unis s’écroulent, la Chine plonge. Chacun est assis sur une bombe : Barack Obama sur la bombe de la dette publique américaine, Hu Jintao sur la bombe démographique chinoise, une population chinoise qui a fini par prendre l’habitude de la croissance et de l’enrichissement et dont nul ne sait comment elle réagirait si elle devait être confrontée à une crise à l'ampleur de celle qui continue de secouer les Etats-Unis. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce qui est certain, c'est que Londres aura été une étape décisive dont nous ne savons peut-être pas encore exactement ce sur quoi elle débouchera.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-2275446165196896334?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/2275446165196896334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/04/g20-dessine-moi-un-nouvel-ordre-mondial.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2275446165196896334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2275446165196896334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/04/g20-dessine-moi-un-nouvel-ordre-mondial.html' title='G20, DESSINE-MOI UN &quot;NOUVEL ORDRE MONDIAL&quot;'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SdluThN-DHI/AAAAAAAAAEM/VDXwAxzVbPE/s72-c/1990-2783.main_p%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-3882162723095766079</id><published>2009-03-19T08:40:00.000-07:00</published><updated>2009-03-21T14:11:59.598-07:00</updated><title type='text'>AVEC BENOIT XVI, LE VATICAN A SA "MACHINE À GAFFES"</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/ScRtvNx_AGI/AAAAAAAAAD0/7vi97QyuMPA/s1600-h/benoitXVI%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315494118124617826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 209px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/ScRtvNx_AGI/AAAAAAAAAD0/7vi97QyuMPA/s320/benoitXVI%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On connaissait Joe Biden, de son vrai nom Joseph Robinette Biden, surnommé &lt;em&gt;« The gaffe machine »&lt;/em&gt; pour ses sorties abracadabrantesques capables de mettre dans l’embarras son propre camp politique, pour le grand bonheur des Républicains américains. Mais le Vice-Président catholique choisi par Barack Obama devra désormais compter avec « la rivalité » que lui fait un autre Joseph, en la personne du Chef de l’État du Vatican, également Guide Spirituel reputé « Infaillible » pour une Église catholique qui semble avoir tout le mal du monde à accorder sa doctrine millénaire à l’évolution d’une société post-moderne qui n’a rien à avoir avec l’époque où les Rois du vieux continent faisaient allégeance au Prince de Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que le successeur de Jean-Paul II, l'ancien Cardinal Joseph Ratzinger, n’a pas fini de défrayer la chronique depuis son élection au pontificat de Rome. Pour ne relever que les faits les plus saillants, on se souviendra de la polémique soulevée peu après son élection en 2005, à Ratisbonne, lors d’un discours dans lequel l’Islam aurait été présenté comme une religion intolérante et fondée sur la violence. Le tollé fut général dans le monde arabo-musulman, la cause entendue; celui que ses contempteurs avaient surnommé naguère le Panzercardinal à cause de ses origines allemandes, mais surtout de son passage dans les jeunesses hitlériennes durant la IIème Guerre Mondiale, avait dû s'expliquer, clarifier sa pensée et présenter ses excuses. Celui que d'aucuns avaient déjà désigné quelques années auparavant comme le chef de file des &lt;em&gt;"théocons"&lt;/em&gt; (entendez théologiens conservateurs), par analogie aux &lt;em&gt;"néocons",&lt;/em&gt; les néo-conservateurs de l'ère Bush, venait d'annoncer les couleurs de ce que serait son pontificat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2009, rebelote ! En février, la &lt;em&gt;« Williamson gate »,&lt;/em&gt; du nom de cet évêque intégriste dont Benoït XVI a levé l'excommunication au moment même où celui-ci tenait des propos négationnistes repris par plusieurs médias à travers le monde. Si le Pape a pu ignorer la teneur des déclaration de cet Évêque sulfureux qui officiait en marge de l’Église depuis l’Argentine, personne n’a par contre compris pourquoi, malgré le tollé qui s’en est suivi, Benoît XVI a tardé à réagir. À trouver les mots justes pour expliquer qu'il condamne fermement le négationnisme, mais que son but est de rassembler son église, notamment dans une Europe où la foi chrétienne est en perte de vitesse, où la spiritualité en est réduite à sa plus simple expression. Dans une lettre adressée alors aux évêques du monde entier, Benoît XVI a préféré jouer la carte du bouc émissaire, alors même qu’en public il venait de faire ce qui aurait pu être assimilé à un &lt;em&gt;mea culpa&lt;/em&gt;, se reprochant de n'avoir pas &lt;em&gt;"suivi avec attention les informations auxquelles on peut accéder sur Internet".&lt;/em&gt; À ses lieutenants, il dira plutôt : &lt;em&gt;"On a parfois l'impression que notre société a besoin d'un groupe (...) contre lequel on peut tranquillement se lancer avec haine",&lt;/em&gt; en référence aux intégristes. &lt;em&gt;"Et si quelqu'un ose s'en approcher - dans le cas présent le pape - (...) il peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve", &lt;/em&gt;affirmait-il. Bref, il avait « Joe-bidené », mais c’était pas sa faute, c’était les autres qui étaient ivres de haine. N'est-ce pas le degré zéro de la communication pour un personnage d'une si grande envergure ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours en février, survient le drame vécu par cette petite brésilienne de 9 ans, violée par son beau-père, qui a avorté de jumeaux alors qu'elle était enceinte de quinze semaines. L'évêque de Récife a prononcé l'excommunication de la mère de la fillette et de l'équipe médicale. Aucun blâme, en revanche, contre le violeur, qui devrait continuer à partager le « Saint Sacrement ». Le Vatican a validé, puis justifié cette accablante décision : &lt;em&gt;"Il faut toujours protéger la vie".&lt;/em&gt; Mais sur cette affaire qui en a bouleversé plus d’un, la voix papale n’arrive pas à empêcher une vraie cacophonie au Vatican. Dans une tribune publiée dans le journal du Vatican « L'Osservatore Romano », l'archevêque Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie, estime pour sa part que les médecins ne méritaient pas l'excommunication car leur intention était de sauver la fillette, dont la vie était menacée selon eux par la poursuite de sa grossesse. Il le fait savoir : &lt;em&gt;«Avant de penser à une excommunication, il était nécessaire et urgent de sauvegarder la vie innocente de la fillette pour la ramener à un niveau d'humanité dont nous, hommes d'Église, devrions être les experts et les maîtres»,&lt;/em&gt; écrit Mgr Fisichella. Tout en rappelant que l'avortement est toujours une «mauvaise» chose, l'archevêque note que la proclamation publique de l'excommunication &lt;em&gt;«nuit malheureusement à la crédibilité de notre enseignement, qui apparaît, aux yeux de beaucoup, comme insensible, incompréhensible et manquant de miséricorde».&lt;/em&gt; Mais le Pape, lui, doit penser autrement et pour quiconque en douterait, il vient de réitérer ce vendredi 20 mars, à son arrivée en Angola, deuxième étape de sa tournée africaine, &lt;em&gt;« l’opposition de l’Église à l’avortement, y compris à de fins thérapeutiques ».&lt;/em&gt; On ne peut pas être plus clair. Je traduis donc : &lt;em&gt;«Malheur aux violées, malheur aux porteuses des grossesses à hauts risques… ou plutôt, heureuses les femmes qui les subissent, car le Royaume des Cieux est à elles ».&lt;/em&gt; Vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique, donc. Nous sommes en mars, le voici qui débarque en terre d’Afrique, une terre qui constitue encore, avec l’Amérique latine, l’un des rares fronts où l’Église catholique n’a pas encore définitivement perdu la guerre de la foi. Dans l’avion qui le conduit au Cameroun, Benoît XVI déclare sans broncher qu’ &lt;em&gt;« on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire, leur utilisation aggrave le problème.»&lt;/em&gt; Ces propos, prononcés à l’adresse d’un continent qui est le plus touché par la pandémie, continuent à soulever un tollé à la mesure du crédit que des milliers de croyants Africains, du haut de leur crédulité, peuvent y accorder. Politiciens, médecins et responsables d’ONG ont fermement condamné les propos du souverain pontife, jugés graves et irresponsables. Une nouvelle fois, même des Évêques catholiques prennent le risque de mécontenter leur chef et montent, à nouveau, au créneau. S'ils partagent le fond de la pensée de leur guide spirituel, en référence à la chasteté et à la fidélité dans le lien du mariage, ils considèrent cependant que les propos du pape sont de nature à faire plus de mal que de bien à des Africains totalement désarmés face au SIDA. Alain Juppé, Maire de la ville de Bordeaux et ancien Premier Ministre sous Jacques Chirac, figure parmi les personnalités politiques non-Africaines qui ont commenté les propos de Benoît XVI : &lt;em&gt;"Aller dire en Afrique que le préservatif aggrave le danger du sida, c'est d'abord une contrevérité et c'est inacceptable pour les populations africaines et pour tout le monde",&lt;/em&gt; a-t-il déclaré lors d'une interview accordée à la Chaîne France Culture. &lt;em&gt;"Ce pape commence à poser un vrai problème, je sens autour de moi un malaise profond"&lt;/em&gt;, a ajouté M. Juppé, qui a &lt;em&gt;"l'impression que le pape vit dans une situation d'autisme total". &lt;/em&gt;Même son de cloche du côté des associations de lutte contre la pandémie qui sur terrain, évoquent toutes les difficultés qu’elles vont devoir surmonter pour mener de coûteuses campagnes de sensibilisation afin de remettre les pendules à l’heure après les propos de celui dont chaque phrase est considérée par ses ouailles comme "parole d'Évangile", au propre comme au figuré. Surtout lorsque ces ouailles ont un niveau d'éducation aux antipodes du théologien et érudit qui leur parle du haut de sa chaire papale. J'ai envie de crier : &lt;em&gt;"Au secours, Jesus! Reviens !"&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;BÉNOIT XVI AURAIT EXCOMMUNIÉ JÉSUS EN PERSONNE &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si je ne m’attends pas à ce qu’un pape cautionne les mœurs qui s’inscrivent en rupture avec la foi dont il est le garant spirituel, je me demande néanmoins si Benoît XVI, en raison de ce que M. Juppé qualifie d'« autisme total», n’aurait pas excommunié Jésus en personne s’il avait vécu en 2009, tellement leurs styles semblent dichotonomiques. En effet, qu'il suffise de citer l'épisode où Jésus refuse de condamner une femme adultère, qui, selon la Loi, doit être lapidée, et lance aux ultralégalistes de son époque : &lt;em&gt;"Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre"&lt;/em&gt; (Jean, 8). Lui-même a plusieurs fois transgressé la loi religieuse lorsque les circonstances de l’espèce l’exigeaient, en particulier pour venir en aide aux malades, justement. Dostoïevski avait imaginé que si Jésus était revenu dans l'Espagne de Torquemada, il aurait été condamné au bûcher pour avoir prêché la liberté de conscience. Je me demande donc, dans l'Église de Bénoît XVI, s'il ne serait pas excommunié pour avoir prôné le dépassement de la loi par l'amour du prochain. Un disciple de loin plus zélé que son maître, un pape visiblement plus chrétien que le Christ en personne. Allez-y donc comprendre !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce qui est sûr, c’est que les prises de positions de ce pape qui marquera sans doute l'histoire à sa manière, qu’elles relèvent de vraies bourdes ou d’un autisme assumé au nom de la préservation d’une foi menacée autant par la modernité que par une mondialisation capitaliste jugée déshumanisante, risquent d'être autant de remèdes pires que les maux contre lesquels ils sont censés être prescrits. Pas seulement pour les Africains, mais avant tout pour une Église malade de son incapacité avérée à vivre avec son temps. À moins que le Maître ne revienne vite mettre lui-même fin à cette "sainte confusion " ?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-3882162723095766079?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/3882162723095766079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/03/avec-benoit-xvi-le-vatican-sa-machine.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/3882162723095766079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/3882162723095766079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/03/avec-benoit-xvi-le-vatican-sa-machine.html' title='AVEC BENOIT XVI, LE VATICAN A SA &quot;MACHINE À GAFFES&quot;'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/ScRtvNx_AGI/AAAAAAAAAD0/7vi97QyuMPA/s72-c/benoitXVI%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-879017414554287581</id><published>2009-03-08T19:19:00.000-07:00</published><updated>2009-03-08T21:22:55.978-07:00</updated><title type='text'>COLETTE BRAECKMAN RÉVÈLE LA MAIN SECRÈTE DE BARACK OBAMA DANS LA TOURNURE DU CONFLIT RWANDO - CONGOLAIS</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SbSQtAXzHrI/AAAAAAAAADU/S2e6JqDtPoE/s1600-h/Barack-Obama-Capitol%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311028963444989618" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 256px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SbSQtAXzHrI/AAAAAAAAADU/S2e6JqDtPoE/s320/Barack-Obama-Capitol%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;S'il est des journalistes occidentaux dont l'épithête de Spécialiste de l'Afrique des Grands Lacs est loin d'être usurpée, Colette Braeckman, la journaliste et grand reporter du &lt;em&gt;Soir&lt;/em&gt; de Bruxelles en est une. Auteure de plusieurs ouvrages sur cette région tumultueuse du continent africain, celle qui a réussi - y a-t-il meilleur signe de professionnalisme ? - de se faire taxer à la fois de pro-congolaise et de pro-rwandaise par les deux camps d'un conflit qui n'a pas fini de déchaîner les passions, revèle à ses lecteurs les dessous des cartes du rechauffement spectaculaire des relations entre Kigali et Kinshasa dans les semaines qui ont précédé l'entrée à la Maison Blanche de Barack Obama. Je vous laisse découvrir, &lt;em&gt;in extenso&lt;/em&gt;, le texte qu'elle vient de publier, lequel met en lumière l'ombre du nouveau Président Américain dans le développement, sur fond de polémique, du règlement du différend congolo-rwandais : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;CONGO - RWANDA : LE PREMIER SUCCÈS DIPLOMATIQUE DE BARACK OBAMA -&lt;/strong&gt; Par Colette Braeckman&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Avec effusion, des officiers congolais prennent congé de James Kabarebe, le chef d’état major rwandais, hier encore considéré comme l’ennemi numero un. Des journalistes rwandais invités à Goma fraternisent avec leurs collègues congolais. Les deux pays vont échanger des ambassadeurs, normaliser leurs relations. Et surtout, le Rwanda garde en détention Laurent Nkunda, séquestré dans une résidence de Gisenyi, tandis que les Congolais assurent aux combattants hutus qui campent sur leur territoire depuis quinze ans que « le temps de l’hospitalité est terminé » et qu’ils sont bien résolus à les forcer au retour. Même si les opérations ne sont pas terminées, 1300 combattants et 4000 civils ont déjà été rapatriés au Rwanda et chaque jour le HCR enregistre de nouveaux candidats au retour. Ce virage à 180 degrés, qui permet enfin d’espérer le retour de la paix dans les Grands Lacs, n’a pas fini de surprendre les Européens et il passera peut –être à l’histoire comme le premier succès diplomatique de Barack Obama. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;En juillet 2008, les signes annonciateurs d’une nouvelle guerre se multiplient : les hommes de Nkunda se sont retirés du processus de paix, à Kinshasa les Tutsis dénoncent l’exclusion dont ils seraient victimes. Une délégation de la société civile congolaise décide alors de se rendre à Washington et de tirer les leçons de l’échec patent des processus en cours : la « tripartite plus », la « facilitation internationale », la conférence sur la sécurité dans la région des Grands Lacs… Prenant la température politique des Etats Unis, où les chances de succès d’Obama augmentent, les Congolais prennent alors contact avec le staff du candidat démocrate. Bientôt rejoints par Mgr Maroy, l’archevèque de Bukavu, ils s’entretiennent longuement avec un certain Emmanuel Rahm, qui deviendra chef de campagne puis directeur de cabinet d’Obama, avec John Swain, ancien conseiller politique à l’Ambassade US de Kinshasa, chargé des affaires africaines au Département d’Etat, avec un représentant de l’USAID, sans oublier Howard Wolpe, ancien envoyé spécial de Bill Clinton pour les Grands Lacs. Les représentants de la société civile dénoncent les violences faites aux femmes, la reprise de la guerre qui semble imminente, ils soulignent le pillage des ressources et rappellent que le site de Walikale ne contient pas seulement du coltan, mais qu’on y trouve aussi de l’uranium tandis que la mine de Lueshe contient d’importants gisements de niobium, qu’on appelle aussi « pyrochrore ». Ils soulignent la menace que représenterait une « somalisation » de l’Est du Congo, qui pourrait tomber aux mains d’intérêts mafieux et relèvent que lors de plusieurs interviews, et notamment dans le documentaire de Patrick Forestier : « du sang dans nos portables », sorti en décembre 2007, Laurent Nkunda a déclaré « j’ai des Arabes avec moi »… Surpris, les Congolais découvrent des interlocuteurs très informés. Emmanuel Rahm leur rappelle que le sénateur Obama, qui suit de près la question déjà envoyé quatre documents au Sénat américain à propos du Congo et adressé une lettre à Condolezza Rice sur la question de la guerre et des violences sexuelles dans ce pays. Les Américains se disent très préoccupés par deux mouvements qu’ils considèrent comme terroristes, la LRA (armée de résistance du Seigneur) en Ouganda, dont les combattants sont réfugiés dans le parc de la Garamba, et les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Les Congolais les persuadent aussi du danger que représente Nkunda. A l’issue de ces entretiens, ils sont à leur tour convaincus d’un autre impératif : la nécessité de normaliser les relations avec le Rwanda. Ils décident de porter ce message à Kinshasa. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Depuis Bruxelles, Louis Michel (Commissaire européen au développement et à l'aide humanitaire, &lt;/em&gt;ndlr&lt;em&gt;) plaide dans le même sens, et essaie depuis longtemps de relancer la conférence économique des pays des grands lacs, mais Kigali se tourne vers l’Afrique de l’Est tandis qu’à Kinshasa la méfiance prévaut. Les réticences des Congolais sont d’autant plus vives que le 28 août, la guerre reprend. Les défaites de l’armée congolaise sont cinglantes, et le 29 octobre, Nkunda menace de s’emparer de Goma. Il en sera dissuadé par le Rwanda, non seulement parce que le président Kagame estime que le général rebelle va trop loin, mais aussi parce que les Américains interviennent. Prendre Goma signifierait d’ailleurs chasser la MONUC et marquerait l’échec cuisant de la Communauté Internationale ! Louis Michel de son côté se précipite à Kinshasa durant le week end de Toussaint, il encourage une rencontre à Nairobi le 07 novembre 2008 , entre deux hommes qui ne se sont plus parlés depuis des mois, les présidents Kagame et Kabila (ci-dessus à droite, &lt;/em&gt;ndlr&lt;em&gt;). En présence de plusieurs chefs d’Etat africains, les griefs sont déballés de part et d’autre. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Un processus de négociation entre les autorités congolaises et le CNDP se met alors en place sous la houlette de l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo, appuyé par l’administration Bush, et par Benjamin Mkapa, l’ancien président tanzanien soutenu par l’Union africaine. Les Congolais découvrent que parmi les conseillers de ces deux hommes figurent des personnalités qui ont été impliqués dans le processus de paix au Sud Soudan, qui mènera probablement à l’indépendance de la province. Au cours des négociations, il est question de révision des frontières et d’un changement de constitution. Les exemples du Sud Soudan, de Zanzibar, voire du Kosovo sont régulièrement cités. Le président Kabila fait savoir à ses émissaires que, s’il accepte de discuter des problèmes du Kivu, et en particulier des Tutsis, il n’est pas question de toucher à la Constitution, aux institutions de la république et encore moins aux frontières du pays.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Pendant que les rounds de négociation se poursuivent à Nairobi, encouragées par les Européens, une autre diplomatie s’active dans les coulisses. Les Américains insistent, ils rappellent que depuis deux ans au moins ils ont déclaré que les seuls à pouvoir « faire le sale boulot », c’est-à-dire inciter les FDLR à quitter le Congo, ce sont les Rwandais eux-mêmes car eux seuls en ont la motivation et les moyens. A ce même moment, rappelons que les Angolais, pressentis pour intervenir au Kivu, se défilent tandis que les Européens tergiversent et renonceront finalement à envoyer une force intermédiaire qui permettrait d’attendre les 3000 hommes qui doivent venir en renfort pour la Monuc. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Plus que jamais, les Américains plaident en faveur d’ un rapprochement entre Kagame et Kabila, un langage que tient également Louis Michel. Dès le lendemain de son élection, Obama appelle les deux chefs d’Etat. Son message est clair : une solution doit être trouvée, de préférence avant son investiture. Il faut mettre fin au problème des FDLR qui empoisonne la région depuis quinze ans, il faut aussi mettre la LRA hors d’état de nuire. Reste alors à activer une diplomatie secrète entre les deux capitales ; du côté congolais, le général John Numbi, un homme de confiance du président, est à la manœuvre et se rend plusieurs fois à Kigali, à la tête de très discrètes délégations, surtout composées de Katangais, dont Katumba Mwanke. Quant à Kagame, il envoie à Kinshasa son chef d’état major, James Kabarebe, qui s’entretient longtemps avec un Joseph Kabila qu’il connaît depuis 1996. A la surprise de Kinshasa, James, au lieu d’aborder tout de suite la question des FDLR, explique le souci que Laurent Nkunda représente pour Kigali : il mène campagne dans les camps de réfugiés congolais au Rwanda, flirte avec la francophonie, critique les anglophones du Rwanda et attire sur Kigali les foudres de plusieurs pays (Pays Bas, Norvège, Suède) qui menacent de suspendre leur coopération tandis que les Britanniques eux-mêmes exercent de sérieuses pressions. Une double décision est prise alors : entamer une opération conjointe pour provoquer le retour des combattants hutus, mais surtout neutraliser Laurent Nkunda. Un interlocuteur rwandais nous confirme « le sort d’un individu ne pèse pas devant les raisons de deux Etats. » Reste à convaincre les officiers du CNDP. Le général Bosco Ntaganda est « retourné », car une vieille rivalité oppose cet homme originaire du Masisi à Laurent Nkunda qui est de Rutshuru. James Kabarebe pèse dans la balance : il convoque l’état major du CNDP, et déclare en swahili « vous allez signer, suivre Bosco. Sinon, le jour où vous me chercherez vous ne me trouverez plus… » Chacun comprend que c’est une question de vie ou de mort et l’état major bascule. Après s’être entretenu avec James, Kabila prend une décision à hauts risques politiques : il laissera entrer l’armée rwandaise sur le sol congolais et cela avant l’investiture d’Obama. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Le 19 janvier, veille de l’expiration de l’ultimatum américain, les premières unités de l’armée rwandaise passent la frontière à Kibumba et Kibati. Leur mission officielle est la traque des FDLR. Mais auparavant elles ont un autre objectif à atteindre : neutraliser les trois bataillons demeurés fidèles à Nkunda, dont l’un est composé de démobilisés du Burundi. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;L&lt;/em&gt;&lt;em&gt;orsque les troupes rwandaises arrivent au Kivu et font leur jonction avec les hommes commandés par le général Numbi, les derniers fidèles des Nkunda comprennent qu’ils n’ont pas le choix : ils rejoignent les forces coalisées et sont immédiatement envoyés en opération. Au même moment, l’armée congolaise, dans le Nord du pays, est engagée dans une opération similaire avec l’armée ougandaise, contre les rebelles de la LRA. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Les conséquences de ce retournement inouï de la donne sont immédiates : signature de la cessation de la guerre, récupération des territoires anciennement sous contrôle du CNDP. Entre temps, les négociations de Nairobi sont « délocalisées » à Goma, la nouvelle direction politique du CNDP ayant déclaré vouloir traiter directement « entre Congolais » avec le gouvernement, sans « interprètes » ; la Monuc et les autres instances internationales sont prises de court, n’ayant pas été « consultées » lors de la prise des décisions. Alors que durant des mois les médiateurs et autres facilitateurs internationaux ont rencontré sans broncher Laurent Nkunda et son chef d’état major Bosco Ntaganda, ils s’avisent soudain que ce dernier est visé par un mandat d’arrêt international et boycottent les réunions où assiste celui qui facilite l’intégration du CNDP dans l’armée et la fin des hostilités; la facilitation internationale se plaint d’avoir été court circuitée et Obasanjo qui se voyait sans doute en place pour plusieurs années proteste jusqu’à New York… &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Entretemps à Kinshasa, la classe politique se divise et une crise au sein de l’AMP prend des allures inquiétantes à cause des déclarations faites par le Président du Parlement Vital Kamerhe le jour où les troupes rwandaises sont entrées au Congo, il n’accepte pas de ne pas avoir été informé d’une opération qui, pour réussir, devait obligatoirement demeurer secrète. Désireux d’apaiser une opinion échauffée, le Président Kabila informe les responsables des institutions, et, alors que ce n’ est pas dans ses habitudes, rencontre à Kinshasa la presse nationale et internationale, l’informant des tenants et aboutissants du processus en cours… Désireux de faire comprendre la nouvelle donne aux populations de l’Est, violemment hostiles à l’entrée de l’armée rwandaise, le président accorde, en swahilli, une longue interview, au micro de l’Abbé Jean Bosco BAHALA, président des Radios communautaires du Congo,un des acteurs-clé, avec l’Abbé Malu-Malu, du processus de paix.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Depuis lors, les troupes du CNDP sont pratiquement intégrées dans les FARDC, les autres Groupes armés ont décidé de rejoindre sans atermoiement le processus, les troupes rwandaises ont été raccompagnées à la frontière au milieu d’une foule très chaleureuse, Kabila et Museveni se sont rencontrés à Kassindi, à la frontière entre le Congo et l’Ouganda. Désormais, on n’attend plus que la signature à Goma de l’Accord Global entre le Gouvernement, le CNDP et le Groupes Armés, ainsi que la réouverture de la CEPGL et des Ambassades entre le Rwanda et la RDC. Pour couronner le tout, les Etats-Unis viennent de promettre au Congo une aide impressionnante, qui dépasse de loin les budgets européens… Si le président Obama fait escale à Kinshasa lors d’une prochaine tournée africaine, on peut déjà imaginer l’accueil qui lui sera réservé…&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;a href="http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/"&gt;http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je trouve cet éclairage de Colette Braeckman assez instructif mais dans un conflit où les populations de l'Est du Congo ont assisté à de nombreuses reprises aux lendemains qui déchantaient, je préfère attendre de voir où tout cela va mener. Si l'implication de la nouvelle administration dirigée par Barack Obama rompt effectivement avec le soutien inconditionnel que les deux précédentes administrations ont apporté à Kigali et à Kampala depuis 1996, alors peut-être assisterons-nous enfin au retour tant attendu d'une paix durable entre des peuples condamnés par le destin à vivre en harmonie, pour qu'enfin commence la seule battaille qui vaille la peine dans cette région du monde : celle du développement dans la démocratie.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-879017414554287581?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/' title='COLETTE BRAECKMAN RÉVÈLE LA MAIN SECRÈTE DE BARACK OBAMA DANS LA TOURNURE DU CONFLIT RWANDO - CONGOLAIS'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/879017414554287581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/03/lu-pour-vous-colette-braeckman-revele.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/879017414554287581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/879017414554287581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/03/lu-pour-vous-colette-braeckman-revele.html' title='COLETTE BRAECKMAN RÉVÈLE LA MAIN SECRÈTE DE BARACK OBAMA DANS LA TOURNURE DU CONFLIT RWANDO - CONGOLAIS'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/SbSQtAXzHrI/AAAAAAAAADU/S2e6JqDtPoE/s72-c/Barack-Obama-Capitol%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-2923472635440945663</id><published>2009-03-04T17:38:00.000-08:00</published><updated>2009-03-05T18:09:44.611-08:00</updated><title type='text'>CRIMES AU DARFOUR : CONTROVERSE AUTOUR DU MANDAT D'ARRÊT LANCÉ PAR LA CPI CONTRE LE PRÉSIDENT SOUDANAIS</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sa8u0Lw29GI/AAAAAAAAAC0/nXcEHsbaFtE/s1600-h/sudan_president%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309513959738897506" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 216px; CURSOR: hand; HEIGHT: 298px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sa8u0Lw29GI/AAAAAAAAAC0/nXcEHsbaFtE/s320/sudan_president%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le Statut de Rome le prévoyait dès 1998, mais au sein de la communauté internationale et même parmi les juristes les plus « progressistes », on se demandait si la Cour Pénale Internationale afficherait réellement son indépendance vis-à-vis du fait politique au point de franchir un jour le Rubicon : lancer les poursuites et inculper un Chef d’État en exercice pour crimes de guerre, crime de génocide ou crimes contre l’humanité. Ce mercredi 4 mars 2009, à La Haye, le Parquet de la CPI que dirige Luis Moreno-Ocampo a écrit une nouvelle page de l’histoire de la justice pénale internationale en lançant un mandat d’arrêt contre le Général Omar Al-Bachir &lt;em&gt;(photo en médaillon),&lt;/em&gt; le « Saigneur » du Sud-Soudan, Grand Dictateur devant Allah ! Entre les cris d’Orfraie de certains de ses pairs – à qui le Président de la Commission Africaine, le Gabonais Jean Ping apporte sa caution – et les inquiétudes de ses amis Russes qui par la bouche de Dimitri Medvedev se disent préoccupés par un « dangereux précédent », je voudrais ici réponde rapidement à deux questions :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1) La CPI verse-t-elle dans une dérive anti-Africaine en ne poursuivant que des Africains (accusations de J. Ping et du Président Sénégalais Abdoulaye Wade, entre autres) ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D’abord, une Vérité de la Palice : pour renforcer sa crédibilité, la CPI ne pourra pas faire l’impasse sur les crimes de mêmes qualifications commis ailleurs, dans les limites de ses compétences &lt;em&gt;rationae personae &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; rationae temporis&lt;/em&gt;. Elle ne pourra pas se le permettre, elle n’aura pas d’alternative. Son Procureur a déjà abondé dans ce sens à plusieurs occasions. Laissons-lui donc le temps. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Non, ce n’est pas la CPI qui a contraint la République Démocratique du Congo, pays africain dont deux ressortissants sont actuellement poursuivis à La Haye, de la rendre compétente vis-à-vis de ses nationaux en ratifiant le Statut de Rome. Précisons toutefois que cette assertion ne serait pas valable pour le cas Omar Al-Bachir, le Soudan n’étant pas un État partie audit Statut. En fait, alors que les poursuites lancées contre l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga résultaient d'une demande expresse de la RDC en direction de La Haye, la saisine de la CPI concernant le Darfour a été décidée par le Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution 1593 (2005). Celle-ci constatait que la situation au Soudan continuait de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales, ce qui suffisait, conformément au Statut de Rome (voir article 18), à la faire tomber sous la compétence de la Cour.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Non, ce n’est pas parce que d’autres criminels présumés se la coulent encore douce sous d’autres cieux qu’il faille, là où la justice nationale s'avère incapable d'opérer contre les auteurs présumés des crimes évoqués alors que se poursuivent les violations les plus graves des droits de l'homme, surseoir le déclenchement des poursuites jusqu’à ce que la Cour se soit penchée de façon « égalitaire » sur les crimes présumés des Américains, des Européens , des Asiatiques et des Océaniens. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Non, il ne s’agit pas, alors pas du tout, de jouer les équilibristes avec les origines des criminels présumés, sous prétexte de satisfaire le « politiquement correct », au risque de cracher sur la mémoire des victimes de ces crimes, Noires ou Rouges soient-elles. L'Afrique a souffert et souffre encore, il faut l'admettre, de beaucoup d'ingérences néfastes des puissances occidentales. Mais comment ne pas observer que les mêmes voix qui se lèvent contre la décision de la CPI sont aussi et avant tout celles de ces dirigeants corrompus qui tirent profit d'opaques combines Nord - Sud pour se maintenir au pouvoir contre le gré de leurs peuples, d'un bout à l'autre du continent ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Non, une pseudo-paix qui se gagnerait au prix de l’impunité pour des crimes aussi gravissimes est tout sauf ce dont l’Afrique a besoin pour conjurer les vieux démons de l’autoritarisme et de l’absolutisme qui sont les principales entraves au développement de ce continent ! Car si le crime de génocide devait être soluble dans une supposée "recherche de la cohésion nationale", pourquoi d'autres Omar Al-Bachir, aux quatre coins du monde, devraient-ils hésiter une seule seconde avant d'envoyer leurs apprentis sorciers semer la mort et la désolation pour des milliers de civils sans défense ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2) La question de l’absence d'immunités étant réglée par le Statut de Rome, Omar Al-Bachir, Chef de l’État du Soudan, peut-il être tenu pour pénalement responsable des faits commis par les miliciens Janjawid et des unités de son armée, une décennie durant, dans la région du Darfour ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si l’intéressé s’en défend et nargue la CPI depuis son palais de Khartoum, d’anciens exécutants de ces crimes délient les langues dans un implacable acte d’accusation que l’ONG « Aegis Trust » a rassemblé dans un reportage de 20 minutes que j’ai voulu vous faire partager. Je mets au défi les thuriféraires de la « fierté africaine » de regarder et d’entendre tout cela et de se contenter ensuite de dire : « &lt;em&gt;C’est quoi, cette justice de Blancs qui ne s’attaque qu’aux Africains ?&lt;/em&gt; ». &lt;strong&gt;Regardez donc, c’est ici :&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.vimeo.com/3183525"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;http://www.vimeo.com/3183525&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Autant je m’indigne contre les entraves juridiques et extra-juridiques à la poursuite des criminels qui se sont rendus coupables des pires atrocités en Irak, à Guantanamo, à Gaza, dans le Caucase, en Colombie ou ailleurs, autant je me réjouis qu’un homme qui s’est cru au-dessus de toutes les lois du monde au point d’avoir droit de vie et de mort sur ses semblables ait à répondre devant les juges de ce qui lui est reproché. Quant aux autres, à moins qu’ils puissent être maîtres du temps, qui sait de quoi demain sera fait ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, un de mes étudiants, cadre dans un ministère fédéral canadien, m'a demandé si la décision de la CPI &lt;em&gt;"ne serait pas vue par les Africains comme un acte délibérément dirigé contre eux".&lt;/em&gt; Je lui ai répondu que le tout dépendait de &lt;em&gt;"quels Africains"&lt;/em&gt; il parlait. Nous n'avons toutefois pas discuté du sujet, je devais partir. S'il lit les lignes qui précèdent, j'ose espérer qu'il comprendra mieux le sous-entendu de ma réponse qui a dû lui sembler énigmatique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-2923472635440945663?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/2923472635440945663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/03/crimes-au-darfour-vraie-fausse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2923472635440945663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2923472635440945663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/03/crimes-au-darfour-vraie-fausse.html' title='CRIMES AU DARFOUR : CONTROVERSE AUTOUR DU MANDAT D&apos;ARRÊT LANCÉ PAR LA CPI CONTRE LE PRÉSIDENT SOUDANAIS'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sa8u0Lw29GI/AAAAAAAAAC0/nXcEHsbaFtE/s72-c/sudan_president%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-6861356397976534188</id><published>2009-02-26T10:31:00.000-08:00</published><updated>2009-03-04T18:37:52.978-08:00</updated><title type='text'>DOCTEUR SARKOZY AU CHEVET DU "VENTRE MOU" DE L'AFRIQUE : REMÈDE-MIRACLE OU MIRAGE D'UN NÉO-COLONIALISME QUI N'A PAS FROID AUX YEUX ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sa86Cpyd_OI/AAAAAAAAAC8/to2BVneacS8/s1600-h/20080227sarkozydakar%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309526302944787682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 264px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sa86Cpyd_OI/AAAAAAAAAC8/to2BVneacS8/s320/20080227sarkozydakar%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Arrêt sur les &lt;em&gt;"Propositions françaises sur le retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Président Français, dont les sorties hasardeuses sur les questions africaines font désormais florès - on se souviendra des vagues provoquées par le fameux Discours de Dakar et l’assertion selon laquelle « l’Homme africain n’est pas encore suffisamment entré dans l’Histoire » &lt;em&gt;(voir photo)&lt;/em&gt; - a encore suscité la polémique lors de son message, le 16 janvier dernier, à l’occasion du traditionnel échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité à Paris. Ce jour-là, Nicolas Sarkozy avait décidé de dévoiler ses idées sur la situation critique de l’Est du Congo-Kinshasa et par extension, sur l’instabilité dans la région des Grands Lacs. Il avait ainsi évoqué &lt;em&gt;"la place, la question de l'avenir du Rwanda, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite"&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;"la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières".&lt;/em&gt; Dans une formule des plus sibyllines, le Chef de l’Etat Français avait plaidé pour une &lt;em&gt;"nouvelle approche"&lt;/em&gt; pour régler&lt;em&gt; "de façon globale"&lt;/em&gt; les problèmes d'instabilité dans la région des Grands Lacs, devenue le "ventre mou" du continent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces propos avaient suscité une vive polémique en R.D.C. et au sein de la diaspora congolaise, la presse kinoise parlant de projet de balkanisation du pays, au centre de guerres régionales en 1996-1997 et 1998-2003, avant l’épisode actuelle où la rébellion menée hier par un certain Laurent N'kunda – aujourd’hui « arrêté » au Rwanda – passe aux yeux de beaucoup de Congolais pour un épisode de plus dans une macabre saga dont le bénéficiaire immédiat serait le Rwanda. Dans les coulisses des diplomaties française et congolaise, s’ébruitait néanmoins la visite prochaine, courant mars 2009, de Nicolas Sarkozy à Kinshasa. On sait, depuis, que la date du 19 mars a été avancée. Kinshasa où des parlementaires de l'opposition s'étaient dits hostiles à la prochaine visite de « l’Omniprésident » Français, &lt;em&gt;"pour autant qu'elle met en danger les intérêts fondamentaux du peuple congolais"&lt;/em&gt;. A ceux qui l’interrogeaient, fin janvier, sur les propos de son homologue français, le Président Congolais Joseph Kabila s'était borné à souligner que &lt;em&gt;"les décisions congolaises se prennent ici, pas à Bruxelles, ni à Paris ou Washington"&lt;/em&gt;. Je vous laisse deviner quelle aurait été, dans les mêmes circonstances, la réponse d’un Abdoulaye Wade ou pire, celle d’un Robert Mugabe – deux Chefs d’Etat avec qui je suis pourtant bien loin d’être d’accord sur tous les points - si cela avait concerné la souveraineté du Sénégal ou du Zimbabwe. Mais là n’est peut-être pas le plus important, Joseph Kabila nous a, hélas, habitués à un style de gouvernance d’une illisibilité souvent déconcertante.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Vous avez dit "quiproquo" ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Qu’à cela ne tienne donc, l’Elysée, « surpris » par l’interprétation que les Congolais auraient donnée aux propos du Président, a voulu calmer les esprits et rassurer les critiques. Dans une interview qu’il vient d'accorder à la presse écrite congolaise et relayée par l'AFP, Nicolas Sarkozy se défend de prôner le démembrement de la R.D.C. et va jusqu’à marteler que &lt;em&gt;"la souveraineté de la RDC et l'intangibilité de ses frontières sont des principes sacrés. Si un pays continuera de se battre pour garantir leur plein respect, ce sera bien la France"&lt;/em&gt;. On aurait presque envie de se lever pour une &lt;em&gt;standing ovation&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;À mon avis, plusieurs lectures peuvent être faites des positions du Président Français, à l'aune des propos tenus en janvier devant les diplomates puis, deux mois plus tard, devant les médias congolais. D’aucuns pourraient se pencher – si ce n’est déjà fait – sur une possible ambivalence de Sarkozy pour y rechercher la véritable intention d’un Chef d’Etat à la tête d’une ancienne puissance coloniale, par ailleurs incapable de véritablement rompre avec la nébuleuse Françafrique. D’autres pourraient s’attarder sur l’existence réelle ou supposée d’un complot international visant effectivement à démembrer un pays immensément riche potentiellement, mais si mal géré depuis des décennies que sa faiblesse extrême en tant qu’Etat laisse libre cours au mercantilisme trans-national et à l’aventurisme politique des plus affligeants, au cœur d’un continent qui espère toujours le réveil de ce géant trop longtemps assoupi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, j’ai choisi de laisser à Nicolas Sarkozy, ne serait-ce provisoirement, le bénéfice du doute. Loin d'être synomyme de duplicité, cette position est celle que suggère l'adage du droit coutumier mbala qui recommande au juge devant qui se présente un sot qui ne sait pas tenir sa langue, de rendre justice à celui-ci en le tenant par sa propre turpitude, ne reposant son verdict que sur les allégations, fallacieuses ou véridiques, que le sujet sort lui-même de sa bouche &lt;em&gt;("Mbi ufuda guda, am'ifuda guyidika&lt;/em&gt;"). Ainsi, laissant à d'autres le soin de sonder les reins de Sarkozy, j'ai choisi de m'en tenir au verbe et rien qu'au verbe, me penchant sur les mots que sort le locataire de l'Elysée, lorsqu'il tente de se justifier, de s'expliquer. C'est dans cet esprit que j’aimerais vous inviter à vous pencher sur le contenu des idées qu’il évoque à l’appui de sa volonté déclarée de contribuer, au nom de la France, au retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs. Ces idées sont contenues dans un document récemment concocté par les services du Président Français intitulé &lt;em&gt;« Propositions françaises sur le retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs ».&lt;/em&gt; Je vous en reproduis la quintessence, ci-dessous, avant de vous inviter à livrer vos avis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"1) Les violences perpétrées ces derniers mois à l'Est de la RDC apparaissent comme le quatrième épisode, en 10 ans, d'un «même conflit» dont les causes sont profondes: économiques (les richesses congolaises attirent toutes les convoitises tout en nourrissant la guerre), politiques, foncières, etc.&lt;br /&gt;A l'exception du soutien à la transition démocratique, la communauté internationale n'a jamais réussi à apporter les réponses adéquates à ces enjeux de fond. Son approche fut largement segmentée (absence de vision globale), inconstante (relatif désengagement en dehors des périodes de crise médiatisées), voire superficielle. Il convient de revoir la stratégie comme les méthodes.&lt;br /&gt;2) L'approche française repose sur quatre principes:&lt;br /&gt;- Les frontières de la RDC sont intangibles et sa souveraineté inviolable. La France n'a jamais cessé de défendre, à titre national comme dans les enceintes multilatérales, l'intégrité territoriale de la RDC.&lt;br /&gt;- Une paix durable ne peut reposer que sur des choix politiques concertés, dans le respect des souverainetés nationales. Les options militaires ne régleront jamais les causes profondes du conflit.&lt;br /&gt;- Un règlement de la crise suppose une démarche globale et cohérente. Les propositions doivent être réalistes et concrètes.&lt;br /&gt;- La méthode est un enjeu majeur. La concertation, le dialogue, le pragmatisme, l'expérimentation et l'appropriation par les Congolais eux-mêmes et les pays de la région sont des éléments fondamentaux.&lt;br /&gt;3) Dans ce cadre, le schéma proposé comporterait deux grands axes :&lt;br /&gt;a) Premier axe: Appuyer un mécanisme efficace de règlement des conflits fonciers et inter-communautaires au Nord-Kivu.&lt;br /&gt;Les actes de Goma ont permis aux différents acteurs congolais d'évoquer leurs différends. Il convient aujourd'hui de les régler concrètement. Les chefs traditionnels, les Eglises et la société civile ont un rôle déterminant à jouer, avec le soutien de la communauté internationale.&lt;br /&gt;b) Deuxième axe : engager les pays de la région dans une logique de coopération économique pacifique.&lt;br /&gt;Dans la région des Grands Lacs, il est nécessaire de: i) casser l'économie de guerre à l'oeuvre depuis plus de 10 ans; ii) créer les conditions nécessaires pour que les acteurs aient davantage intérêt à la paix qu'à la poursuite du conflit.&lt;br /&gt;Le principe de l'intangibilité des frontières n'est en rien incompatible avec une logique de développement commun. Cette démarche de long terme a déjà fait ses preuves en Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale (Communauté Economique du Charbon et de l'Acier).&lt;br /&gt;L'objectif est, non pas d'engager une logique - inacceptable - d'un quelconque partage des richesses, mais de favoriser la mise en valeur du potentiel de la RDC et de la région et de développer des projets fédérateurs. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Un cadre régional existe déjà: la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL). Il s'agit non pas de le remettre en cause mais de le revivifier par la mise en place de nouveaux projets de développement concrets: - Une agence inter-étatique d'aménagement régional. Elle serait un lieu de coopération et d'échanges pour favoriser, avec l'appui des bailleurs de fonds, le développement des réseaux d'infrastructures (routes, ponts) essentiels à la croissance des échanges régionaux&lt;br /&gt;Une Chambre Régionale de Commerce, d'Industrie, des Mines et d'Agriculture. Elle permettrait d'apporter plus de transparence dans la gestion globale des ressources de la région, d'organiser les filières (par exemple pour les céréales, les oléagineux et le bétail), de mobiliser les capitaux nécessaires à leur mise en valeur et de fédérer les énergies des acteurs publics et privés.&lt;br /&gt;Une concertation régionale en matière règlementaire : contrôle et lutte contre la fraude, coopération douanière, mécanismes de certification, harmonisation de la fiscalité aux frontières.&lt;br /&gt;- Des projets structurants à vocation régionale: il s'agirait d'investir, dans un cadre concerté, dans les domaines de l'énergie, de l'eau, de la santé, des télécommunications et de la sécurité alimentaire. Le développement du barrage de la Ruzizi ou l'exploitation du gaz du Lac Kivu est déjà au programme de la CEPGL. Mais d'autres projets, plus modestes mais réalisables à plus court terme, pourraient être envisagés, par exemple des micro-barrages (50 à 200000 dollars) dans la plaine de la Ruzizi.&lt;br /&gt;Une coopération trans-nationale pour la protection du patrimoine naturel et de la faune (parc des Virunga par exemple).&lt;br /&gt;Cette approche coopérative dans la gestion du développement régional irait de pair avec la réaffirmation du principe de libre-circulation des personnes, inscrite dans les statuts de la CEPGL et déjà à l'oeuvre sur le terrain.&lt;br /&gt;4) Cette approche globale ne peut être qu'une oeuvre de longue haleine. Elle suppose certains préalablesà court terme :&lt;br /&gt;- La réaffirmation de la souveraineté et de la pleine autorité de la RDC sur son territoire et ses richesses. - Une garantie de sécurité pour le Rwanda: c'est la question des FDLR.&lt;br /&gt;- Le retour de la paix: les milices rebelles doivent déposer les armes; chaque acteur concerné doit contribuer en ce sens.&lt;br /&gt;5) Plus important encore, le rétablissement de la confiance dans la région, à tous les niveaux, est un enjeu essentiel: condition d'une coopération réussie, elle est aussi un objectif-clef de la démarche proposée. Conclusions:&lt;br /&gt;- La RDC est et restera le pays-pivot de la région. La paix et la stabilité dans les Grands Lacs supposent: a) la consolidation des structures étatiques congolaises et son développement économique, b) une dynamique de coopération régionale.&lt;br /&gt;- L'approche française n'a pas vocation à être imposée de l'extérieur. Il appartient aux pays et aux populations de la région de se l'approprier, d'en débattre, de l'enrichir.&lt;br /&gt;- La démarche se veut progressive - les progrès se feront nécessairement par étapes - et pragmatique: les projets de développement ou les logiques de concertation doivent concerner les pays qui le souhaitent et qui y trouvent un intérêt pratique: la RDC, le Rwanda, mais aussi le Burundi, l'Ouganda, la Tanzanie, etc.&lt;br /&gt;- Il convient de faire émerger un consensus général: les pays de la région (gouvernements, parlements, élus locaux, société civile, populations locales), la communauté africaine et internationale, les donateurs, l'Onu, le PNUD, les institutions financières internationales doivent travailler ensemble et dans une même direction."&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Alors, remède-miracle ou mirage dans un conflit dont la complexité et les agendas des protagonistes ne sont pas toujours ce qu’il y a de plus rassurant ? Mon avis personnel est que ce n’est ni l’un ni l’autre. Je crois que Sarkozy enfonce ici une porte ouverte que bien d’analystes de cette région ont depuis longtemps mise en exergue, mais que l’absence de volonté et de courage politiques ont empêché de considérer véritablement en vue d’une mise en œuvre effective : l’avenir est à l’intégration économique régionale, comme dans l’espace CEDEAO, pour ne citer que l’exemple le plus viable sur le continent, sans aller chercher l'Europe. Mais en même temps, et c’est le plus important, cette intégration doit avoir pour préalable le retour de la paix. Nicolas Sarkozy le dit certes, mais ce qu'il effleure à peine, c'est que parler du retour de la paix dans cette région, c'est exiger non seulement le renoncement par les pays africains concernés à la tentation de déstabilisation mutuelle, mais aussi, parallèlement, l'abandon par certains « parrains » occidentaux connus de tous, de ce double langage qui peine à voiler la sponsorisation par eux des combines militaro-maffieuses qu'ils font semblant de dénoncer. Qui pourrait nier le rôle néfaste joué dans cette crise par Londres et Washington (sous George W. Bush), soutiens inconditionnels de Paul Kagame ? L’idée longtemps différée d’une Conférence internationale sur la région des Grands Lacs prend ici, plus que jamais, son sens. Elle permettrait à la fois de mettre en lumière les responsabilités des acteurs officiels et occultes de ce conflit afin de dissiper l'écran de fumée qui entourre l'échiquier sous-régional, et d'intégrer dans la gestion de la problématique de la paix, plus d’un joueur qui ne se retrouve pas au sein de la CEPGL, clé de voûte du « Plan Sarkozy » - Je pense à l’Ouganda et à l'Angola, notamment.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur le plan technique, les pistes avancées en termes des champs et mécanismes de coopération ne manquent pas d’intérêt, mais elles ne peuvent être vues que comme des ébauches à partir desquelles les pays concernés, aidés par la communauté internationale – aux premiers rangs de laquelle les Etats Africains non impliqués dans la crise sous-régionale – pourraient définir et mettre en œuvre ce qui satisfait le mieux leurs intérêts réciproques, autrement dit ceux de leurs peuples. Si je continue à lui laisser le bénéfice du doute, je dirais que Sarkozy aura compris le bienfondé d'une approche "afrocentriste" de toute entreprise de dénouement durable de cette crise, lorsqu’il dit : &lt;em&gt;« l'approche française n'a pas vocation à être imposée de l'extérieur. Il appartient aux pays et aux populations de la région de se l'approprier, d'en débattre, de l'enrichir ».&lt;/em&gt; Au-delà d'un possible machiavélisme du dirigeant francais qui n'a, en tout état de cause, aucune raison d'aimer l'Afrique plus que les Africains eux-mêmes, s’approprier un tel processus et &lt;em&gt;a fortiori&lt;/em&gt; son contenu ultime, tel est le défi à relever par les classes politiques et les sociétés civiles des pays concernés. La R.D.C., pays qui a payé et qui paie encore le plus lourd tribut à ce conflit qui n'en finit pas de finir, devrait être le premier à le comprendre. Maintenant ou jamais. Et c'est le moins que l'on puisse attendre d'elle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-6861356397976534188?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/6861356397976534188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/docteur-sarkozy-au-chevet-du-ventre-mou.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/6861356397976534188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/6861356397976534188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/docteur-sarkozy-au-chevet-du-ventre-mou.html' title='DOCTEUR SARKOZY AU CHEVET DU &quot;VENTRE MOU&quot; DE L&apos;AFRIQUE : REMÈDE-MIRACLE OU MIRAGE D&apos;UN NÉO-COLONIALISME QUI N&apos;A PAS FROID AUX YEUX ?'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ywNOlyBaUVI/Sa86Cpyd_OI/AAAAAAAAAC8/to2BVneacS8/s72-c/20080227sarkozydakar%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-8472326207429230075</id><published>2009-02-17T16:16:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T17:33:17.821-08:00</updated><title type='text'>CAMBODGE : LA FACE CACHÉE D'UNE JUSTICE SÉLECTIVE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Trois décennies après la chute des Khmers rouges, un tribunal cambodgien parrainé par les Nations Unies a entamé, ce mardi 17 février 2009, le procès d’un ancien dirigeant Khmer, M. Kang Kek Ieu, alias « Douch », responsable du tristement célèbre centre S-21, véritable Graal de la torture sous Pol Pot. Si beaucoup s’en félicitent et saluent ce procès tant attendu par les familles des victimes et les survivants du génocide qui a fauché la vie de près de 2 millions de Cambodgiens, il me semble plus qu'indiqué de ne pas fermer les yeux devant ce qui apparaît aux yeux de plusieurs - historiens, militants des droits de l’homme ou citoyens lambdas un tant soit peu informés des rôles joués naguère par les protagonistes des événements entourant ces massacres - ce qui apparaît donc, comme un beau tour de passe-passe. Il y a, en effet, comme un air de supercherie qui se joue insidieusement sous nos yeux et qui laisse en dehors du champ de responsabilité – et partant de la justice – une légion entière de co-auteurs et complices, directs et indirects, de cette immense tragédie. Je veux parler des protagonistes non-Cambodgiens qui ont été épargnés par la procédure lancée en 2003 par les &lt;em&gt;« Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CEC) chargés de juger les auteurs des crimes commis sous le régime khmer rouge ».&lt;/em&gt; Un regard dans le passé permet de fixer quelques repères. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Petite mise en contexte&lt;/strong&gt; - Lorsque, en décembre 1978, après trois années d’attaques des Khmers rouges contre son territoire, le Vietnam envahit le Kampuchéa démocratique – nom donné par les Khmers rouges au Cambodge –, le monde découvre les crimes de masse des années Pol Pot. Toutefois, au sein de l’ONU, une alliance se noue entre les Etats-Unis, la Chine et leurs alliés pour condamner un « changement de régime issu d’une intervention étrangère ». Nous sommes en période de guerre froide et les Cambodgiens ont eu le tort d’être libérés de la barbarie par un allié de l’URSS ! Aucune surprise donc lorsque la communauté internationale, sous la houlette des USA, refuse de reconnaître la nouvelle République populaire du Kampuchéa (RPK). Et c’est l’ambassadeur khmer rouge Thiounn Prasith qui va conserver, pendant les quatorze années qui suivent, le siège du Cambodge à l’ONU. Les bourreaux représentent leurs victimes, alors même que, dans les zones encore sous leur contrôle, ils continuent de massacrer des populations. Pour Washington, les principaux dirigeants de l’ex-Kampuchéa démocratique sont considérés comme des « personnalités non communistes » qu’il faut soutenir dans leur lutte contre l’occupation vietnamienne. Occidentaux et Chinois reconstituent, en Thaïlande, l’armée de Pol Pot.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On comprendra pourquoi, dès lors, la Commission des droits de l’homme de l’ONU refuse, en 1979, de se prononcer sur un rapport contenant neuf cent quatre-vingt-quinze pages de témoignages sur les violations massives des droits fondamentaux au Kampuchéa démocratique. Lorsque commencent les négociations de paix en 1989, et conséquence de la volonté d’y associer les Khmers rouges – dont on sait qu’elle conduira à l’échec de la pacification du Cambodge par l’ONU –, l’impasse est faite sur les crimes commis par le régime de Pol Pot. Les termes « crimes contre l’humanité » et « génocide » sont bannis de tout document officiel. Les accords de Paris sur le Cambodge (1991) utilisent la formule « les politiques et les pratiques du passé » pour désigner l’élimination de près d’un tiers de la population cambodgienne ».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ma petite recherche, quoique sommaire, me permettra de ne pas passer sous silence le fait qu’un « tribunal populaire révolutionnaire » avait jugé, en 1979, le Kampuchéa démocratique à travers deux de ses dirigeants : Pol Pot et M. Ieng Sary, son Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères, condamnés tous les deux à mort par contumace. Ce procès, qui a permis à de nombreux survivants de témoigner, est toutefois entaché dans la mémoire collective cambodgienne par le fait qu’il s’est tenu sous l’influence vietnamienne. Or la propagande des Khmers rouges n’a pas cessé, jusqu’à l’extinction du mouvement en 1998, d’attribuer aux Vietnamiens les massacres du régime de Pol Pot. Le comble du révisionnisme !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme d’autres, je considère comme très positif que le procès, finalement décidé par le gouvernement du Cambodge et les Nations Unies en 2003 et qui venait d’ouvrir ses portes ce matin à Phnom Penh, se tienne sur place et dans la langue du pays. Il faut rappeler que c’est par une lettre datée de juin 1997 et adressée à M. Koffi Annan, alors Secrétaire Général de l’ONU, que les autorités cambodgiennes demandaient &lt;em&gt;« l’aide de l’ONU et de la communauté internationale afin de juger ceux qui ont été responsables de génocide et de crimes contre l’humanité pendant le régime des Khmers rouges ».&lt;/em&gt; « Etablir la vérité » et « juger les responsables » étaient les deux objectifs définis dans cette requête à laquelle accèda l’Assemblée générale de l’ONU à la fin de la même année. De nombreuses difficultés vont ensuite surgir, qui réclameront sept ans de négociations. L’ONU propose un tribunal international. Le Cambodge préfère une juridiction nationale assistée de magistrats et de conseillers étrangers. L’ONU exige alors le respect de critères juridiques internationaux, demande des garanties sur l’arrestation des suspects et réclame la participation de magistrats internationaux à tous les stades de la procédure. Un problème se pose en effet : les magistrats Cambodgiens sont tous juges et parties, dans la mesure où ils sont tous des survivants du régime de Pol Pot et des parents de victimes. En outre, il est manifeste que la magistrature cambodgienne, reconstituée après 1979, est loin d’atteindre un niveau adéquat de compétence et d’indépendance. Une loi votée en 2001 est amendée en 2004 pour que le fonctionnement de ces &lt;em&gt;« chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens [CEC] destinées à juger les auteurs des crimes commis sous le régime khmer rouge » –&lt;/em&gt; nom officiel du tribunal – soit acceptable par l’ONU : l’instruction sera sous la responsabilité conjointe d’un Procureur Cambodgien et d’un procureur proposé par l’ONU, assistés chacun d’un Juge d’instruction de même origine ; la chambre de première instance et la Cour suprême seront composées de juges Cambodgiens et internationaux. Chaque fois, l’accord d’un magistrat international sera requis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Deux poids, deux mesures - &lt;/strong&gt;C’est sous la plume d’un spécialiste du Cambodge, Christopher Hitchens, auteur de l’ouvrage &lt;em&gt;Les crimes de M. Kissinger&lt;/em&gt;, (2001), que je vous convie à lire ce qui ne peut que susciter indignation pour quiconque est épris de justice et réfractaire à l’idée d’une « justice du plus fort » : &lt;em&gt;« Les Etats-Unis ont accepté le principe d’un procès à condition que le tribunal ne soit compétent que pour les crimes commis au Cambodge entre le 17avril 1975 et le 6 janvier 1979. Ne seront donc pas jugés les responsables étrangers de la tragédie, avant comme après la période du Kampuchéa démocratique. Aucun haut responsable civil ou militaire thaïlandais ne sera appelé à la barre, alors qu’il n’a cessé de s’ingérer dans les affaires cambodgiennes, dès 1953, alors qu’il n’a rien négligé pour déstabiliser le Cambodge neutraliste avant 1970, et qu’il a servi de base arrière à l’armée de Pol Pot de 1979 à 1998. Les dirigeants de Singapour, qui fut la plaque tournante de l’approvisionnement de l’armée de Pol Pot après 1979, ne seront pas davantage mis en cause. Pas plus que les gouvernements européens, conduits par le Royaume-Uni, impliqués dans la fourniture d’armes et de munitions aux Khmers rouges entre 1979 et 1991. Ni M. Henry Kissinger pour sa responsabilité dans les bombardements de mars 1969 à mai 1970, dans le coup d’Etat du 18 mars 1970 qui a renversé Sihanouk, et dans l’invasion du Cambodge en avril 1970. Et pas davantage le président américain James Carter et son conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski, qui ont fait le choix, en 1979, de condamner la libération du Cambodge par le Vietnam, d’imposer à ce pays un embargo total et de soutenir la reconstitution de l’armée de Pol Pot. Un choix qui est demeuré celui des administrations de Ronald Reagan et de M. George Bush (père) jusqu’en 1990 ».&lt;/em&gt; Si on ajoute à ce tableau le fait que Pol Pot et nombreux de ses lieutenants sont morts sans répondre de leurs actes, tandis que d’autres anciens criminels de cette période noire du Cambodge occupent encore des fonctions officielles dans ce pays, on se demande à quelle justice le monde va-t-il vraiment assister dans les mois et années à venir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Telle est donc, au-delà du satisfecit qui accompagne le procès du dénommé Douch - lequel a demandé ce matin pardon aux familles des victimes et aux survivants de ses crimes odieux - la face cachée d’une justice… sélective. Une justice fidèle à une réalité qui, hélas, reste le talon d’Achille du droit international et en l’occurrence, de la justice internationale : les rapports de forces entre États protagonistes à un conflit, que ce dernier ait entraîné ou non les pires violations du &lt;em&gt;jus cogens&lt;/em&gt;. Cela a été est illustré aujourd’hui au Cambodge, cela est valable pour les crimes qui se sont déroulés récemment à Abou Ghraïb et à Guantanamo, cela vaut également pour de nombreux crimes commis depuis 1997 dans le Nord et l’Est de la R.D. Congo où les appels des O.N.G. et de la société civile congolaise pour la création d’un Tribunal Pénal International pour ce pays, continuent à se heurter à un immense mur d’indifférence. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Suis-je optimiste malgré tout ? Oui et… non. Oui, car le droit international a malgré tout inventé cette notion juridique très pertinente qu’est &lt;em&gt;l’imprescriptibilité&lt;/em&gt;, en vertu de laquelle rien, en théorie, pas même la puissance d’un État, ne peut empêcher &lt;em&gt;ad vitam aeternam&lt;/em&gt; que les auteurs et complices des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité n’échappent à la justice. Mais je dis « en théorie » parce que je reste conscient que les vrais ennemis de cette ultime précaution sont loin d’être négligeables : &lt;em&gt;le temps, &lt;/em&gt;ce facteur susceptible de fragiliser le processus de collecte des preuves et la mort, dans l’impunité, des présumés criminels. Une mort qui, en droit pénal, est justement synonyme de &lt;em&gt;prescription&lt;/em&gt;. J’aimerais vous entendre là-dessus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-8472326207429230075?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/8472326207429230075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/cambodge-la-face-cachee-dune-justice.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8472326207429230075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/8472326207429230075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/cambodge-la-face-cachee-dune-justice.html' title='CAMBODGE : LA FACE CACHÉE D&apos;UNE JUSTICE SÉLECTIVE'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-3651851906741589786</id><published>2009-02-15T19:42:00.000-08:00</published><updated>2009-02-15T20:06:23.256-08:00</updated><title type='text'>OBAMA OU LE RÊVE INACCESSIBLE À L'AFRIQUE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Vivant dans la capitale canadienne, je ne suis pas insensible à l’actualité locale qui est nourrie depuis quelques jours par l’arrivée prochaine à Ottawa, jeudi 19 février 2009, du nouveau Président américain qui perpétuera avec ce premier voyage officiel chez ses voisins du Nord, une longue tradition américaine. Mais ce dont je voudrais parler ici – et la création tardive de ce blog devrait m’en fournir l’excuse – c’est de cette effervescence qui, telle une onde de choc, a traversé la planète le soir du 5 novembre, à l’annonce de la victoire de l’ancien Sénateur noir de l’Illinois. Sa consécration qui a été saluée avec une ferveur particulière sur le continent africain d’où son père fut originaire, a inspiré à l’écrivain Mozambicain Mia Couto, un texte d’une beauté rare que je me permets de reproduire ici à votre intention . Je signale que la version originale en langue portugaise fut publiée en novembre 2008 par le journal &lt;em&gt;Savana&lt;/em&gt; de Maputo. Jugez-en plutôt :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;« Les Africains ont jubilé avec la victoire de Obama. J'étais l'un d'eux. Après une nuit blanche, dans la pénombre irréelle de l'aube, j'ai pleuré lorsqu'il a prononcé son discours de vainqueur. J'étais également à ce moment un vainqueur. J'avais ressenti la même joie à la libération de Mandela, en 1990. La nuit du 5 novembre, le nouveau président américain n'était pas seulement un homme qui s'exprimait. C'était la voix assourdie de notre espoir qui reprenait des forces et se libérait. Mon cœur avait voté, même sans permission. Habitué à peu demander, j'ai fêté une victoire multidimensionnelle. Je suis sorti dans la rue, et ma ville, Maputo, était devenue Chicago, où Noirs et Blancs respiraient et communiaient dans une même heureuse surprise. Parce que la victoire d'Obama n'est pas celle d'une race sur une autre, car sans la participation massive des Américains de toutes origines, les Etats-Unis ne nous auraient pas donné d'occasion de fêter.&lt;br /&gt;Les jours suivants, j'ai prêté attention aux réactions euphoriques dans les coins les plus divers de notre continent. Des personnes anonymes, des citoyens voulaient tous témoigner de leur joie. J'ai pris note, avec quelques réserves, des messages solidaires des dirigeants africains. Presque tous appelaient Obama "notre frère". Je me suis alors demandé si tous ces dirigeants étaient sincères. Obama est-il proche de personnages politiques si différents ? J'ai des doutes. Parce que nous voyons des préjugés seulement chez les autres, nous ne sommes pas capables de voir nos propres xénophobies. Parce que nous condamnons l'Occident, nous oublions d'accepter les leçons qui nous viennent de cette partie du monde. Et si Obama avait été africain et candidat à la présidence d'un pays africain ? Si Obama avait été africain, un de ses concurrents au pouvoir aurait inventé une révision constitutionnelle pour prolonger son mandat. Et notre Obama aurait alors dû attendre quelques années avant de se représenter. L'attente pourrait être longue si l'on tient compte de la permanence d'un même président au pouvoir en Afrique – 41 ans au Gabon, 39 en Libye, 28 au Zimbabwe, 28 en Guinée-Equatoriale, 28 en Angola, 27 en Egypte, 26 au Cameroun. Il y a plus de quinze présidents qui gouvernent depuis plus de 20 ans. Mugabe aura 90 ans au terme du mandat par lequel il s'est imposé contre le verdict populaire. Si Obama avait été africain, le plus probable serait qu'étant candidat d'un parti d'opposition il n'aurait alors pas eu d'espace pour faire campagne. Il aurait été traité comme au Zimbabwe ou au Cameroun : il aurait été agressé physiquement ou arrêté et on lui aurait retiré son passeport. Les Bush africains ne tolèrent pas les opposants et ne tolèrent pas la démocratie. Si Obama avait été africain, il n'aurait pas été éligible dans la plupart des pays africains parce que les élites au pouvoir ont conçu des lois restrictives qui ferment les portes de la présidence aux fils d'étrangers et aux descendants d'immigrants. Le nationaliste zambien Kenneth Kaunda est aujourd'hui mis en cause, dans son propre pays, du fait de ses origines malawites. On a découvert que l'homme qui a conduit la Zambie à l'indépendance et qui a dirigé les pays pendant plus de 25 ans était un enfant du Malawi et avait ainsi dirigé "illégalement" le pays. Arrêté pour coup d'Etat, Kenneth Kaunda, qui donne son nom à l'une des plus nobles avenues de Maputo, s'est vu interdire de faire de la politique et le régime a ainsi écarté un opposant. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Soyons clairs. Obama est noir aux Etats-Unis. En Afrique, il serait métis. Si Obama avait été africain, il aurait vu sa race opposée à son visage. Non pas que la couleur de la peau soit importante pour les peuples qui espèrent de leurs dirigeants compétence et travail sérieux. Mais les élites prédatrices feraient campagne contre quelqu'un que l'on qualifierait de "non authentique Africain". Le même frère noir qui est célébré comme le nouveau président des Etats-Unis aurait été vilipendé ici comme représentant des "autres", des autres races, d'un autre drapeau (ou d'aucun drapeau). S'il avait été africain, notre "frère" devrait justifier devant les moralistes de service la mention, dans son discours de remerciement, de l'appui de la communauté homosexuelle. Péché mortel pour les avocats de la "pureté africaine". Pour ces moralistes – plusieurs fois au pouvoir –, l'homosexualité est un vice mortel inacceptable, étranger à l'Afrique et aux Africains. S'il avait gagné les élections, Obama aurait probablement dû s'asseoir à la table des négociations et partager le pouvoir avec le vaincu, dans un processus de négociation dégradant qui montre que, dans certains pays africains, le perdant peut encore négocier ce qui paraît sacré : la volonté du peuple exprimée par le vote. A ce moment-là, Barack Obama se serait assis à une table avec un Bush quelconque pour d'infinies négociations avec des médiateurs africains qui nous enseignent que nous devons nous contenter des miettes des processus électoraux lorsqu'ils ne sont pas favorables aux dictateurs. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;La vérité est qu'Obama n'est pas africain. La vérité est que les Africains ont fêté avec toute leur âme la victoire américaine d'Obama. Mais je ne crois pas que les dictateurs et les corrompus de l'Afrique aient le droit d'être invités à cette fête. La joie que des millions d'Africains ont ressentie le 5 novembre est née parce qu'ils ont vu en Obama exactement le contraire de ce qu'ils connaissent avec leurs dirigeants. Bien qu'il nous soit difficile de l'admettre, une minorité d'Etats africains connaissent ou ont connu des dirigeants qui se préoccupaient du bien public. Le jour où Obama a remporté la victoire, les journaux internationaux ont rapporté des nouvelles terribles venant d'Afrique. Le jour de cette victoire, l'Afrique a continué à subir la mauvaise gestion et l'ambition démesurée de politiques avides. Après avoir tué la démocratie, ces politiques tuent la politique. Il reste la guerre, dans certains cas. Ailleurs, le renoncement et le cynisme. Il y a une seule façon de célébrer Obama. C'est de lutter pour que plus d'espoirs puissent naître sur notre continent. C'est de lutter pour que des Obama africains puissent aussi gagner. Et nous, Africains de toutes les ethnies et races, nous gagnerons avec ces Obama et célébrerons chez nous ce que nous fêtons chez les autres. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je n’ai personnellement aucun commentaire à ajouter à cette réflexion dont la justesse force le respect dû à l’auteur. C'est dire si j'épouse sa critique et son appel au sursaut des Africains qui se voient tous les jours confisquer le rêve qui a porté l'ancien Animateur social des quartiers pauvres de Chicago. J’ai eu plusieurs discussions sur le sujet avec des personnes de milieux et d’origines diverses, aussi bien ici au Canada que sur la toile. Ce texte suscite-t-il quelque chose chez vous ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-3651851906741589786?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/3651851906741589786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/vivant-dans-la-capitale-canadienne-je.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/3651851906741589786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/3651851906741589786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/vivant-dans-la-capitale-canadienne-je.html' title='OBAMA OU LE RÊVE INACCESSIBLE À L&apos;AFRIQUE'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7440621521133827741.post-2820610926950516484</id><published>2009-02-15T11:35:00.000-08:00</published><updated>2009-02-15T20:13:11.139-08:00</updated><title type='text'>BIENVENUE SUR MON BLOG, VOTRE ESPACE !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Après avoir passé des mois à y réfléchir, j'ai finalement décidé de franchir le pas en dépit d'une vie assez bien remplie pour le moment : oser ouvrir un espace virtuel pour y coucher par écrit idées, réflexions, commentaires, critiques, etc., que suscite en moi la marche de l'Histoire dans ce monde auquel j'appartiens et dont je suis l'infiniment petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait presqu'un lieu commun que de dire à quel point ce qu'on a coutume d'appeler "la magie de la technologie" peut rendre, au propre comme au figuré, un tel pari à portée de main. Nous venons d'entrer de plein pied dans un siècle qui hérite d'une quasi révolution de l'univers de l'information et des communications, lequel avec Internet, a rapproché littéralement des hommes et des femmes des quatre coins du monde, de sorte que le sort du paysan du Guatémala ou de la Tanzanie peut aujourd'hui déterminer le goût du café que décidera de consommer un étudiant Suédois. C'est que les événements qui se déroulent aux quatre coins du monde nous parviennent désormais quasi instantanément et nous obligent plus souvent que dans le passé à penser "globalement" à défaut de pouvoir agir personnellement à la même échelle. On parle du "village mondial" pour souligner cette ère où le centre du monde semble ne plus être là où les fortunes de l'histoire des nations l'avaient fixé naguère, mais partout où l'individu "s'arrime" au flux d'informations sur les affaires du monde. Profitant ainsi à mon tour de cette position privilégiée que dorénavant chacun peut révendiquer grâce au web, j'ai décidé de me mêler de ce qui se passe dans ce monde, sans attendre que l'on vienne me demander mon avis. Non pas tant que je pense en savoir plus que le commun des mortels sur tout ce qui se passe à l'échelle de la planète, mais simplement parce que plus d'un sujet, d'actualité ou pas, vient solliciter l'intelligence et le sens critique de l'humain que je suis. Il en est d'ailleurs ainsi de la plupart de mes contemporains que je croise aussi bien dans ma vie professionnelle que privée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans cet exercice qui n'a pour seule prétention que de laisser libre cours à ma liberté d'opinion et à son corrolaire qu'est la liberté d'expression, ma voix sera autant celle de l'homme de la diaspora congolaise qui s'exprime depuis son lointain "exil" nord-américain; celle de l'Africain qui essaie à sa manière de concilier anti-afropessimisme et réalisme intransigeant; mais aussi celle du juriste versé dans la cause des droits humains et partant, foncièrement préoccupé par le primat du droit partout où le sort de l'homme est en jeu. C'est donc avec tous les biais que suppose cette identité plurielle que je prends le parti de coucher ici le regard que je porte sur les affaires du monde d'aujourd'hui, me penchant sur tout sujet qui aura attiré mon attention ou suscité mon intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne cacherai pas que l'exercice auquel j'entends sacrifier une partie de mon temps ne me procurera de réelle satisfaction que si je peux entrer dans l'échange avec l'autre que vous êtes, cher(ère) internaute. C'est, en effet, dans le partage des idées, voire dans la confrontation de celles-ci, que j'aurai le bonheur de dépasser la phase du monologue pour atteindre celle de l'intégration discursive de l'alterité. En Afrique, cela est connu sous le vocable désormais populaire de "palabre", que le peuple mbala&lt;em&gt; &lt;/em&gt;du sud-ouest du Congo appelle le &lt;em&gt;mbashi&lt;/em&gt;. L'idée est de se saisir de la diversité des opinions au sein de la collectivité pour dresser une tribune d'où pourrait émerger soit une solution à un problème qui en requiert une, soit un dialogue en vue de l'écoute de l'Autre. Cet autre qui pourrait être détenteur d'une part de cette vérité dont nous pourrions croire, à tort, détenir le monopole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienvenue donc à la Palabre du Monde qui ne méritera vraiment son nom que lorsque vous me ferez l'insigne privilège de contribuer, par vos commentaires sur les sujets qui vous auront intéressé, à la vie de ce petit coin du web où je m'improvise "chef du village" ! Ce dont je vous remercie d'avance en espérant faire virtuellement votre connaissance bientôt, dans cet espace qui est aussi vôtre. Amitiés.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7440621521133827741-2820610926950516484?l=palabredumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://palabredumonde.blogspot.com/feeds/2820610926950516484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/bienvenue-sur-mon-blog-votre-espace.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2820610926950516484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7440621521133827741/posts/default/2820610926950516484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://palabredumonde.blogspot.com/2009/02/bienvenue-sur-mon-blog-votre-espace.html' title='BIENVENUE SUR MON BLOG, VOTRE ESPACE !'/><author><name>Blaise Ndala</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17586405149000236213</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-CKJSYpIVtBI/Tjsiiv4DNPI/AAAAAAAAAHA/HAICqtCR-Wc/s220/SAM_2124.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry></feed>
